UNSPECIAL No 613– Décembre - December 2002

ÉDITORIAL

The 2002 vintage
Le cru 2002

INTERVIEW

Vers l'universalisme de la connaissance?
Security at the Palais des Nations: What does the task really involve?

PERSONNEL

Le HIV/SIDA sur le lieu de travail
HIV/AIDS in the UN System Workplace
A day in the life of...
La carrière onusienne d'un marin daltonien
La "résistance au changement"
Don't Fear Whistle-Blowers
When...
Journals at your fingertips/Journaux et revues sur vos écrans
Gagnants du concours UN Special 2002/UN Special 2002 Quiz Winners

SPÉCIAL ESCALADE

400e ammiversaire de l'Éscalade de 1602
L'Éscalade, c'était il y a 400 ans
Fabrication de la marnite en chocolat

ARTS

Que mangerons-nous demain?
Le Jardin des Nations
Safety technology by means of the...Arts?

 

LAST MINUTE

WHO's 8th Annual Solidarity Fair/8e Fête de solidarité de l'OMS
Hommage à Charlie Chaplin

 

OBITUARY

Doreen Maria Brown, WHO
Francis Couty, le 20 juin 2002

ROSES & CACTUS

Des roses et des cactus/Roses and cactus

 

L’Uni de l’ONU

Vers l’universalisme de la connaissance?

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L’ensemble du système des Nations Unies est composé d’un grand nombre d’agences ou d’institutions, souvent moins connues du grand public que d’autres. Une institution qui a pourtant un rôle primordial à tra- vers sa contribution dans la résolution des problèmes globaux, est l’Université des Nations Unies qui a son siège au Japon, à Tokyo. Son recteur, le professeur docteur Hans van Ginkel, nous a livré ses impressions sur des questions que nous lui avions adressé:

Est-ce que l’UNU est une Université comme les autres ? Quelle est sa mission et son rôle ? Il y a beaucoup d’universités à travers le monde, mais il n’y a qu’une seule Université des Nations Unies. Dans les universités, on enseigne, on fait de la recherche et on fournit un service à la société. Par conséquent, le rôle de l’UNU est d’enseigner et d’entreprendre de la recherche aussi bien que de fournir un service à la société en tant qu‘organisme de l’ONU.

Cela veut dire, que l’objet de ses recherches est concentré sur les questions discutées autour de la table aux Nations Unies. Ce qui veut dire que l’enseignement à travers ses program-

mes de formation sont en relation avec ses recherches. L’UNU fournit des programmes d’études universitaires autres que ceux qu’on peut retrouver partout. Mais ceux qui ont terminé leurs études peuvent venir étudier à l’UNU pour une formation sur des thèmes et problèmes adressés par l’ONU.

Quel est le rôle de l’UNU en relation avec le projet de réforme des Nations Unies ? Bien, en tant qu’organisation nous avons tout le temps des idées que nous considérons importantes et faisons des suggestions les concernant. En tant qu’institution, nous collaborons avec l’apport de notre vice-recteur comme conseiller principal et écrivain pour le rapport du Secrétaire-Général.

La structure de l’Université fait que plusieurs des centres qui la composent soient situés dans différents pays. Est-ce que cela suppose qu’en fonction du type d’études un étudiant doit aller d’un pays à l’autre s’il décide de fréquenter un type de
cours différent ?
Les étudiants en soi, ne sont pas le souci premier de l’UNU. L’UNU est en tout premier lieu un réservoir où les étudiants et les chercheurs peuvent ne pas être fonctionnaires de l’organisation. Il y a en effet, des réseaux qui connectent les meilleurs experts à travers le monde à l’UNU, dans nos efforts de nous entourer des meilleurs spécialistes des questions qui nous concernent. Les programmes de formation que nous organisons, sont un peu courts: seulement de 6 semaines. Nous participons dans des programmes de maîtrise communs avec des universités à Tokyo, Cambridge et Helsinki. En fonction du programme demandé, des cours en économie pourront être donnés à Helsinki, ceux qui touchent à l’impact socio-économique des technologies de l’information à Maastricht et les cours de conception de programmes d’application liés aux nouvelles technologies pour le développement, sont donnés à Macau.

Quel autre type de cours offrez-vous aux étudiants ? Nous ne donnons pas de cours à des élèves comme dans une autre université, mais organisons plutôt des séminaires. Il s’agît de faire le nécessaire pour que les élèves se rendent mieux compte du rôle effectif de l’ONU. Nous essayons, à travers ces

séminaires de type global, qui peuvent avoir lieu durant une semaine dans d’autres universités, avec la collaboration des éléments de cette Université et personnel de l ‘ONU, de leur offrir une image suffisamment claire de ce que fait l’ONU, gardant à l’esprit l’impact sur les générations futures.

Qui sont les étudiants ?

Cela dépend de comment on les classe: il y a ceux qui viennent pour assister aux séminaires de type global qui transmettent une vision générale sur les activités et le rôle de l’Organisation, en vue d’une mobilisation de ses participants et qui sont en général, des étudiants des universités jusqu’à la troisième année. Il y a cours internationaux, d’une durée de 6 semaines et qui sont destinés à ceux qui ont déjà obtenu leur licence et qui travaillent peut-être déjà dans l’industrie, dans un bureau d’avocats, dans leur gouvernement ou à l’ONU, mais qui se sont spécialisés dans des domaines précis, tels que: le commerce mondial et le règlement de conflits, l’avenir des systèmes et des négociations multilatérales ou la mise en application des nouveaux systèmes en liaison avec l’environnement.

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Est-ce que les fonctionnaires de l’ONU peuvent postuler pour un de ces programmes de formation ?

En principe, oui. Mais il faut garder à l’esprit que nous n’enseignons que les sujets sur lesquels nous effectuons des travaux de recherche. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a un collège de l’ONU à Turin avec un certain nombre de cours spécifiques. L’UNITAR offre aussi plusieurs cours en fonction des besoins et tendances du moment. Je pense, cependant, que ce que nous faisons ensemble est insuffisant par rapport à ce qui serait nécessaire et à ce titre nous décevons malheureusement beaucoup de demandeurs pour les cours internationaux. Il serait urgent d’élargir et de multiplier le nombre des cours que nous offrons.

Le « Massachussets Institute of Technology » vient de mettre à disposition, gratuitement, quelques 30 cours sur la toile. Ceci est illustré comme étant le début d’une initiative très ambitieuse, dont l’objectif serait de promouvoir une diffusion gratuite de la connaissance à travers le monde. Le projet « OpenCourseWare » a l’ambition de vouloir mettre à disposition quelques 2000 cours du MIT vers 2006-2007. Que pensez-vous de cette initiative ? Nous devons réfléchir activement pour savoir comment utiliser les technologies de l’information et de la communication, et pour nous permettre d’offrir des cours à un plus grand nombre de personnes. Je salue l’initiative du MIT concernant la mise à disposition de ces cours. Notre problème est justement de ne pas avoir pour l’instant assez de substance pour la mettre à disposition sur la toile. Nous devons cependant garder à l’esprit que le type d’information que nous sommes supposés mettre à disposition, doit être en relation avec des domaines, tels que: le maintien et la construction de la paix, les droits de l’homme et le commerce mondial. Ces

thèmes ne sont normalement pas donnés par d’autres types d’universités. Nous sommes en train de travailler avec le PNUE et le gouvernement norvégien dans ce que nous appelons notre initiative d’apprentissage électronique (e-learning). Cela ne touchera que les domaines dont nous sommes des spécialistes. Nous ne devons pas uniquement nous consacrer sur le contenu mais aussi sur le fait qu’ils seront destinés à des personnes dans différents pays du monde. En fonction de cela, nous nous devons de les adapter en conséquence et de former les professeurs des universités qui pourront complémenter les cours pour qu’ils soient non seulement bien acceptés, mais pour que leur utilité soit réelle. Il ne suffit pas de mettre nos cours en ligne (web) ou de produire des CD-ROMS et de les distribuer ensuite.

Pouvons-nous compter avec ce type de scénario pour l’UNU ? C’est la raison même de l’UNU.

Merci pour vos propos.

Interview réalisée par Sérgio da Silva, ONU/ICTS.