| UNSPECIAL
No 613 Décembre - December 2002
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| ÉDITORIAL INTERVIEW Vers l'universalisme
de la connaissance? PERSONNEL Le HIV/SIDA
sur le lieu de travail SPÉCIAL ESCALADE 400e ammiversaire
de l'Éscalade de 1602 ARTS Que mangerons-nous
demain?
LAST MINUTE WHO's 8th
Annual Solidarity Fair/8e Fête de solidarité de l'OMS
OBITUARY Doreen Maria
Brown, WHO ROSES & CACTUS Des roses et des cactus/Roses and cactus |
LUni de lONU
Vers luniversalisme de la connaissance?
Lensemble du système des Nations Unies est composé dun grand nombre dagences ou dinstitutions, souvent moins connues du grand public que dautres. Une institution qui a pourtant un rôle primordial à tra- vers sa contribution dans la résolution des problèmes globaux, est lUniversité des Nations Unies qui a son siège au Japon, à Tokyo. Son recteur, le professeur docteur Hans van Ginkel, nous a livré ses impressions sur des questions que nous lui avions adressé: Est-ce que lUNU est une Université comme les autres ? Quelle est sa mission et son rôle ? Il y a beaucoup duniversités à travers le monde, mais il ny a quune seule Université des Nations Unies. Dans les universités, on enseigne, on fait de la recherche et on fournit un service à la société. Par conséquent, le rôle de lUNU est denseigner et dentreprendre de la recherche aussi bien que de fournir un service à la société en tant quorganisme de lONU. Cela veut dire, que lobjet de ses recherches est concentré sur les questions discutées autour de la table aux Nations Unies. Ce qui veut dire que lenseignement à travers ses program- mes de formation sont en relation avec ses recherches. LUNU fournit des programmes détudes universitaires autres que ceux quon peut retrouver partout. Mais ceux qui ont terminé leurs études peuvent venir étudier à lUNU pour une formation sur des thèmes et problèmes adressés par lONU. Quel est le rôle de lUNU en relation avec le projet de réforme des Nations Unies ? Bien, en tant quorganisation nous avons tout le temps des idées que nous considérons importantes et faisons des suggestions les concernant. En tant quinstitution, nous collaborons avec lapport de notre vice-recteur comme conseiller principal et écrivain pour le rapport du Secrétaire-Général. La structure de lUniversité fait
que plusieurs des centres qui la composent soient situés dans différents
pays. Est-ce que cela suppose quen fonction du type détudes
un étudiant doit aller dun pays à lautre sil
décide de fréquenter un type de Quel autre type de cours offrez-vous aux étudiants ? Nous ne donnons pas de cours à des élèves comme dans une autre université, mais organisons plutôt des séminaires. Il sagît de faire le nécessaire pour que les élèves se rendent mieux compte du rôle effectif de lONU. Nous essayons, à travers ces séminaires de type global, qui peuvent avoir lieu durant une semaine dans dautres universités, avec la collaboration des éléments de cette Université et personnel de l ONU, de leur offrir une image suffisamment claire de ce que fait lONU, gardant à lesprit limpact sur les générations futures. Qui sont les étudiants ? Cela dépend de comment on les classe: il y a ceux qui viennent pour assister aux séminaires de type global qui transmettent une vision générale sur les activités et le rôle de lOrganisation, en vue dune mobilisation de ses participants et qui sont en général, des étudiants des universités jusquà la troisième année. Il y a cours internationaux, dune durée de 6 semaines et qui sont destinés à ceux qui ont déjà obtenu leur licence et qui travaillent peut-être déjà dans lindustrie, dans un bureau davocats, dans leur gouvernement ou à lONU, mais qui se sont spécialisés dans des domaines précis, tels que: le commerce mondial et le règlement de conflits, lavenir des systèmes et des négociations multilatérales ou la mise en application des nouveaux systèmes en liaison avec lenvironnement.
Est-ce que les fonctionnaires de lONU peuvent postuler pour un de ces programmes de formation ? En principe, oui. Mais il faut garder à lesprit que nous nenseignons que les sujets sur lesquels nous effectuons des travaux de recherche. Il ne faut pas oublier non plus quil y a un collège de lONU à Turin avec un certain nombre de cours spécifiques. LUNITAR offre aussi plusieurs cours en fonction des besoins et tendances du moment. Je pense, cependant, que ce que nous faisons ensemble est insuffisant par rapport à ce qui serait nécessaire et à ce titre nous décevons malheureusement beaucoup de demandeurs pour les cours internationaux. Il serait urgent délargir et de multiplier le nombre des cours que nous offrons. Le « Massachussets Institute of Technology » vient de mettre à disposition, gratuitement, quelques 30 cours sur la toile. Ceci est illustré comme étant le début dune initiative très ambitieuse, dont lobjectif serait de promouvoir une diffusion gratuite de la connaissance à travers le monde. Le projet « OpenCourseWare » a lambition de vouloir mettre à disposition quelques 2000 cours du MIT vers 2006-2007. Que pensez-vous de cette initiative ? Nous devons réfléchir activement pour savoir comment utiliser les technologies de linformation et de la communication, et pour nous permettre doffrir des cours à un plus grand nombre de personnes. Je salue linitiative du MIT concernant la mise à disposition de ces cours. Notre problème est justement de ne pas avoir pour linstant assez de substance pour la mettre à disposition sur la toile. Nous devons cependant garder à lesprit que le type dinformation que nous sommes supposés mettre à disposition, doit être en relation avec des domaines, tels que: le maintien et la construction de la paix, les droits de lhomme et le commerce mondial. Ces thèmes ne sont normalement pas donnés par dautres types duniversités. Nous sommes en train de travailler avec le PNUE et le gouvernement norvégien dans ce que nous appelons notre initiative dapprentissage électronique (e-learning). Cela ne touchera que les domaines dont nous sommes des spécialistes. Nous ne devons pas uniquement nous consacrer sur le contenu mais aussi sur le fait quils seront destinés à des personnes dans différents pays du monde. En fonction de cela, nous nous devons de les adapter en conséquence et de former les professeurs des universités qui pourront complémenter les cours pour quils soient non seulement bien acceptés, mais pour que leur utilité soit réelle. Il ne suffit pas de mettre nos cours en ligne (web) ou de produire des CD-ROMS et de les distribuer ensuite. Pouvons-nous compter avec ce type de scénario pour lUNU ? Cest la raison même de lUNU. Merci pour vos propos. Interview réalisée par Sérgio da Silva, ONU/ICTS. |
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