UNSPECIAL No 613– Décembre - December 2002

ÉDITORIAL

The 2002 vintage
Le cru 2002

INTERVIEW

Vers l'universalisme de la connaissance?
Security at the Palais des Nations: What does the task really involve?

PERSONNEL

Le HIV/SIDA sur le lieu de travail
HIV/AIDS in the UN System Workplace
A day in the life of...
La carrière onusienne d'un marin daltonien
La "résistance au changement"
Don't Fear Whistle-Blowers
When...
Journals at your fingertips/Journaux et revues sur vos écrans
Gagnants du concours UN Special 2002/UN Special 2002 Quiz Winners

SPÉCIAL ESCALADE

400e ammiversaire de l'Éscalade de 1602
L'Éscalade, c'était il y a 400 ans
Fabrication de la marnite en chocolat

ARTS

Que mangerons-nous demain?
Le Jardin des Nations
Safety technology by means of the...Arts?

 

LAST MINUTE

WHO's 8th Annual Solidarity Fair/8e Fête de solidarité de l'OMS
Hommage à Charlie Chaplin

 

OBITUARY

Doreen Maria Brown, WHO
Francis Couty, le 20 juin 2002

ROSES & CACTUS

Des roses et des cactus/Roses and cactus

 

Que mangeons-nous chaque jour ? (Premier épisode)

Que mangerons-nous demain?

F. Subiger, ONU

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Après s’être posé ces deux questions, bien des gens s’interrogent sur les origines des traditions et habitudes quotidiennes de l’art de manger; mais, ce que cer- tains qualifiaient d’art, d’autres n’ont-ils pas sous-estimé ou négligé l’importance de coutumes très anciennes que beaucoup considèrent comme faisant partie de notre éducation et de nos connaissances?

De nos jours, c’est à certaines occasions que nous retrouvons notre gastro- nomie et ses usages. Sans plonger trop loin dans le passé, mentionnons ce que l’on mange depuis 150 ans. De 1850 à 1900, les repas sont abondants et variés, quoique dépendants des saisons qui conditionnent naturellement les arriva- ges des marchés. Un repas se composait alors de quatre à sept plats différents avec plusieurs combinaisons possibles. Ce que je retiendrais de «combinaison» se nommait plutôt «accompagnements». Ainsi, un repas pouvait contenir:
des hors d’œuvres variés, (l’appétit vient en mangeant !) ;
un choix courant de deux entrées, (mais éventuellement trois, si un mets de saison venait d’être disponible) ;

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un 1er plat (poisson ou mets moins riche que le suivant) ;
un plat principal (centre du repas, plat de résistance) ;
un choix de deux entremets (plus doux et faisant la liaison) ;
digestifs et desserts.

Pour ce qui est de la gastronomie française, chaque partie d’un tel repas s’accorde avec le caractère recherché ou conseillé d’un vin choisi traditionnellement ou bien plus spécialement, si la circonstance l’exige. Ces circonstances peuvent être: une rencontre officielle ou non, un déjeuner d’affaire, une célébration, un banquet, etc.

Dans la période précitée, le mot «menu» entrera en scène à la suite de différents concours de circonstances. Son usage courant fait alors référence à la manière de passer la commande préalable des différentes parties du repas dans les restaurants à Paris et en France, à cette époque. Ainsi, ce service d’un genre inattendu et nouveau pour l’époque, se nommait «service à la russe» (à lire: La Physiologie du Goût, de B. Savarin).

C’est donc dans la seconde moitié de ce XIXe siècle que des premiers témoignages de nos habitudes alimentaires prennent naissance, car avant cette époque, les nouvelles conserves et les nouveaux modes de cuisson, la mécanisation, étaient quasi inexistants dans ce domaine. Je vous citerais en exemple: un homme, en 1875, consommait moins de 10 kg de sucre par an, contre plus de 40 kg par an, actuellement. Nous décou- vrirons aussi, comment des machines conçues à l’origine pour la cuisson du caoutchouc, se révéleront, après modifi- cations et adaptations, comme moyen de cuisson ultrarapide, pour du prêt à manger dit «haut de gamme», ainsi que beaucoup de mets bien plus appétissants, j’en conviens.

A suivre…

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