| UNSPECIAL
No 613 Décembre - December 2002
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| ÉDITORIAL INTERVIEW Vers l'universalisme
de la connaissance? PERSONNEL Le HIV/SIDA
sur le lieu de travail SPÉCIAL ESCALADE 400e ammiversaire
de l'Éscalade de 1602 ARTS Que mangerons-nous
demain?
LAST MINUTE WHO's 8th
Annual Solidarity Fair/8e Fête de solidarité de l'OMS
OBITUARY Doreen Maria
Brown, WHO ROSES & CACTUS Des roses et des cactus/Roses and cactus |
Que mangeons-nous chaque jour ? (Premier épisode) Que mangerons-nous demain?F. Subiger, ONU
Après sêtre posé ces deux questions, bien des gens sinterrogent sur les origines des traditions et habitudes quotidiennes de lart de manger; mais, ce que cer- tains qualifiaient dart, dautres nont-ils pas sous-estimé ou négligé limportance de coutumes très anciennes que beaucoup considèrent comme faisant partie de notre éducation et de nos connaissances? De nos jours, cest à certaines occasions que nous retrouvons
notre gastro- nomie et ses usages. Sans plonger trop loin dans le passé,
mentionnons ce que lon mange depuis 150 ans. De 1850 à 1900,
les repas sont abondants et variés, quoique dépendants des
saisons qui conditionnent naturellement les arriva- ges des marchés.
Un repas se composait alors de quatre à sept plats différents
avec plusieurs combinaisons possibles. Ce que je retiendrais de «combinaison»
se nommait plutôt «accompagnements». Ainsi, un repas
pouvait contenir:
タ un 1er
plat (poisson ou mets moins riche que le suivant) ; Pour ce qui est de la gastronomie française, chaque partie dun tel repas saccorde avec le caractère recherché ou conseillé dun vin choisi traditionnellement ou bien plus spécialement, si la circonstance lexige. Ces circonstances peuvent être: une rencontre officielle ou non, un déjeuner daffaire, une célébration, un banquet, etc. Dans la période précitée, le mot «menu» entrera en scène à la suite de différents concours de circonstances. Son usage courant fait alors référence à la manière de passer la commande préalable des différentes parties du repas dans les restaurants à Paris et en France, à cette époque. Ainsi, ce service dun genre inattendu et nouveau pour lépoque, se nommait «service à la russe» (à lire: La Physiologie du Goût, de B. Savarin). Cest donc dans la seconde moitié de ce XIXe siècle que des premiers témoignages de nos habitudes alimentaires prennent naissance, car avant cette époque, les nouvelles conserves et les nouveaux modes de cuisson, la mécanisation, étaient quasi inexistants dans ce domaine. Je vous citerais en exemple: un homme, en 1875, consommait moins de 10 kg de sucre par an, contre plus de 40 kg par an, actuellement. Nous décou- vrirons aussi, comment des machines conçues à lorigine pour la cuisson du caoutchouc, se révéleront, après modifi- cations et adaptations, comme moyen de cuisson ultrarapide, pour du prêt à manger dit «haut de gamme», ainsi que beaucoup de mets bien plus appétissants, jen conviens. A suivre
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