UNSPECIAL No 612– novembre - November 2002

É D I T O R I A L

Des bureaucrates heureux!  
The happy bureaucrats!   

INTERVIEW

The African Union (AU)   

PERSONNEL

WHO-OMS: Vote - Allez voter    
Former UN experts and health insurance 

Spécial imprimerie:

Au service des clients
Une grande famille  
Du stencil au numérique 

Staff Gala    
Gala du personnel  

Souvenirs de carrière  
Assurance mutuelle maladie/accidents   
A glimmer of hope at the ILOAT? 
Harassment 
Continuing Contracts  

GLOBE

The values we are defending  
Modern Mental Health Services
Le troisième jeudi de novembre  

ARTS

Féeries sphériques   
UN days, jazzy nights  
Le théâtre japonais de nô  
"Aegean: images of Greece"   

TECH NEWS

La salle de classe virtuelle 

 

Le troisième jeudi de novembre...

F. Subiger, UNOG.

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Un événement annuel, traditionnel et promotionnel intervient au calendrier de tous les bistrots parisiens, ainsi que dans les contrées les plus lointaines. A cette date, plus de 44 millions de litres (cela représente environ le 40 pour 100 de la production de toutes les communes du Beaujolais.) d’un vin rouge doux, jeune mais inimitable, se répandent sur la France et de nombreux pays, à travers le monde. Les Japonais sont probablement les premiers à déguster cette spécialité; pour des raisons géographiques, car ce troisième jeudi de novembre, ils sont parmi les premiers à voir le soleil se lever.

Mais tout ceci n’explique pas d’où vint la tradition du Beaujolais nouveau et comment, un vin, qui ne se buvait que dans deux ou trois provinces, s’exporterait un jour bien audelà des frontières de la France. On attribue parfois aux journalistes une certaine vulgarisation ou confusion volontaire de certaines coutumes; ce qui a pour effet direct de mieux rendre accessible la culture d’autres peuples, donc de pouvoir l’identifier à quelque chose qui s’en approche. Ainsi, un vin à base d’un cépage de Gamay, de provenance dite lyonnaise, car c’était un vin couramment consommé dans le pays lyonnais, est apprécié par bon nombre de journalistes, au cours de la deuxième guerre mondiale. Ces journalistes, de retour à Paris, veulent inciter les bistrots parisiens à en commander régulièrement, mais comment…?

Des bistrots à vin s’ouvrent et L’Académie Rabelais, fondée alors à Brouilly, par M. Marcel Granger et une équipe de journalistes, qui créent la «Coupe du meilleur pot». Cette «Coupe du meilleur pot» récompense, depuis 1954, le bistrot parisien servant le meilleur Beaujolais.

Depuis, la mise en place du Beaujolais nouveau suit le même rituel sans faille: chaque année, à partir du 31 octobre les vins sont expédiés aux marchands de gros qui les stockent jusqu’au 17 novembre; sauf les envois en récipients de moins de 30 litres qui sont expédiés quelques jours avant. Ensuite, le troisième jeudi de novembre, tous les amateurs avertis commentent la dégustation du Beaujolais nouveau et renouvèlent ainsi la tradition.

Et c’est encore un bon prétexte, pour se retrouver en compagnie, pratiquer l’exercice du goût, et enfin, redécouvrir à quoi ressemble le vin du pays.