UNSPECIAL No 612– novembre - November 2002

É D I T O R I A L

Des bureaucrates heureux!  
The happy bureaucrats!   

INTERVIEW

The African Union (AU)   

PERSONNEL

WHO-OMS: Vote - Allez voter    
Former UN experts and health insurance 

Spécial imprimerie:

Au service des clients
Une grande famille  
Du stencil au numérique 

Staff Gala    
Gala du personnel  

Souvenirs de carrière  
Assurance mutuelle maladie/accidents   
A glimmer of hope at the ILOAT? 
Harassment 
Continuing Contracts  

GLOBE

The values we are defending  
Modern Mental Health Services
Le troisième jeudi de novembre  

ARTS

Féeries sphériques   
UN days, jazzy nights  
Le théâtre japonais de nô  
"Aegean: images of Greece"   

TECH NEWS

La salle de classe virtuelle 

 

Du stencil au numérique

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Depuis combien de temps travaillez-vous à l’ONU ? Depuis près de 20 ans.

Toujours au même endroit ?

Oui, toujours dans la section de la reproduction.

Votre travail a-t-il beaucoup changé?

Enormément! J’ai commencé par travailler sur les ronéos, puis les ITEC, les Kodaks. Et maintenant, je travaille sur les machines numériques.

Qu’est-ce que c’était au juste que la ronéo ? C’est de toutes petites machines avec des stencils. À l’époque, on faisait de tout petits triages. Il y avait sans cesse des bourrages de machines à cause du papier qui passait mal. Puis, je suis passée sur des machines avec de l’encre, là la production a commencé à augmenter. Mais les conditions étaient plus difficiles. C’était sale et bruyant.

La kodak ?

La Kodak, c’est la photocopieuse traditionnelle. Là, on a commencé à beaucoup produire. Mais le problème de ces machines, c’était la chaleur, le bruit mais aussi la poussière qui étaient particulièrement pénibles.

Et le numérique ?

Là, c’est vraiment différent. Nous travaillons avec des ordinateurs, des scanners …

Comment cela se passe-t-il exactement ?

Le contrôle des documents nous fait parvenir un document sur papier. Ce document est scanné, puis envoyé directement à la machine sous forme numérique. D’ici à quelques temps, il sera même possible de travailler à partir d’un document en PDF qui arrivera directement des départements.

Que faites-vous concrètement ?

Un peu tous les travaux à tour de rôle. Parfois au scanner, d’autres fois sur les machines. Lorsque nous travaillons sur les machines, notre travail consiste à calibrer le document: veiller sur le cadrage, les marges. Mais aussi, charger le papier et faire toutes les opérations nécessaires à la production. Vérifier la pagination et la qualité.

Vous avez reçu une formation pour vous servir de ces mach i n e s ? Oui! Je n’avais jamais touché un ordinateur et c’est ici que j’ai appris et maintenant j’aime beaucoup m’en servir. Pour les jeunes, c’est une chose tout à fait normale mais pour les personnes de mon âge, sans formation particulière, c’est vraiment une chance de pouvoir apprendre à nous servir de cette technologie.

Il y a de moins en moins de monde qui travaille sur ces mach i n e s ? Tout à fait. Maintenant il y a cinq machines alors que dans le temps, nous avions 15 photocopieuses, donc 15 personnes. Mais dans l’ensemble il s’agissait de temporaires. Maintenant il n’y en a pratiquement plus. Et en plus, nous faisions beaucoup d’heures supplémentaires. Certains mois, nous arrivions avec ces heures supplémentaires à recevoir une double paie. Maintenant, ce n’est plus le cas. Actuellement, nous sommes dix. Et il est possible que dans l’avenir nous travaillions en équipe.

Et ça vous plaît comme travail ?

J’aime beaucoup. Et puis, j’ai tellement appris en étant ici!

Interview par Jean Michel Jakobowicz.