UNSPECIAL No 605– MARS - MARCH 2002

Refuser ou tolérer, that’s the question!

Sergio da Silva, ONU/SSE

Avant même la création des services postaux, nos ancêtres se sont penchés sur une question très simple: commentenvoyer un message à toute personne éloignée géographiquement de l’autre sans que son contenu puisse être lu. On peut remonter dans le temps et imaginer les épreuves endurées par des messagers de confiance (ou pas) qui, souvent à cheval, par temps de pluie ou de beau temps assuraient ce service. D’autres moyens ont vu le jour depuis, mais les soucis de confidentialité y étaient toujours.

Dès l’époque des coffres bien verrouillés, aux enveloppes cachetées, aux lettres avec des messages codés, à chaque fois une nouvelle méthode pour indiquer la teneur privée du contenu et le besoin de tenir les regards indiscrets bien à distance.

Nous avons toujours les mêmes préoccupations aujourd’hui, mais à une plus grande échelle et avec des conséquences multiples, ce qui mène à des réflexions de la part des instances législatives en ce qui concerne l’inviolabilité du courrier électronique privé dans l’entreprise.

Un bien trop grand nombre de messages et de fichiers attachés peuvent dans certains cas perturber le bon déroulement des activités d’une entreprise: un trafic interne très dense,des attentes plus au moins importantes au niveau des transmissions et des réceptions de courrier, des problèmes liés avec la gestion des bases de données (de grande taille) du courrier, l’envoi de lettres en cascade (chain letters), la propagation des virus et des canulars (hoaxes), ou les tentatives d’intrusion, font que ces éléments pourraient être utilisés pour justifier une remise en question de la confidentialité du courrier électronique privé dans l’entreprise et de l’accès à la toile.

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Des principes d’une charte vers un «usage raisonnable» du net commencent à pointer du nez et ne préfigurent pas à ce stade, une interdiction totale de l’usage du courrier électronique ou l’accès à des sites pas directement liés avec l’activité professionnelle, mais à l’acceptation d’une utilisation modérée de ces services de la part des entreprises.

Notre parcours dans cet univers électronique ne fait que commencer, et beaucoup d’autres ajustements auront sûrement lieu. Entre temps et malgré les débats que cela pourra encore susciter, essayons nos comptes e.mails personnels, au cas où nous aurions besoin de les utiliser plus tôt que prévu…

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