UNSPECIAL No 605– MARS - MARCH 2002

L’espace réservé...

Dans le cadre de la campagne pour l’adhésion de la Suisse aux Nations Unies,  l’ONU a toujours fait preuve d’une retenue digne de ces personnages pudiques qui disent «je ne sais pas» avec la bouche et «oui» avec les yeux.

Le discours officiel était clair: l’ONU sera très contente si la Suisse adhère, mais la décision du peuple est souveraine et c’est lui qui aura raison en dernier ressort. Pourtant, certains dans le Secrétariat, ont une telle envie secrète de voir l’un des derniers pays du monde venir se joindre au concert des Nations, qu’ils n’ont pu s’empêcher de prendre les devants et d’anticiper la réponse des Helvètes.

En effet, lorsque vous regardez attentivement la majestueuse allée de drapeaux qui orne le devant du Palais, vous pourrez constater que nos architectes ont d’ores et déjà prévu un trou pour placer la hampe du drapeau Suisse. Pour l’instant, le trou est bouché, mais au lendemain des votations si tel est le bon vouloir du peuble helvétique, le trou sera là pour accueillir leur oriflamme nationale.

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Pourtant, une question se pose: il n’y a pas qu’un trou supplémentaire mais plusieurs. L’ONU s’attend-elle à voir arriver de nouveaux états membres? A ma connaissance, la Suisse et le Vatican, au moment où nous mettons sous presse, sont les seuls à ne pas en faire partie. A moins bien sûr que les rumeurs persistantes que la commune libre de Montmartre à Paris, le quartier de Pimlico à Londres et la ville de Genève ne fassent sécession comme il en avait été un moment question.

J. M. Jakobowicz.
(Au moment où nous mettons sous presse, les résultats du référendum ne sont pas connus).