UNSPECIAL No 604– FEVRIER 2002
 

 


"VISION DES FEMMES"

Béatrice Ory, Bibliothèque

Le Prix pour la créativité des femmes en milieu rural

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La créativité des femmes en milieu rural dans les pays en voie de développement

Avec le soutien de la Mission du Pérou, cette exposition est organisée en collaboration avec l’ONG «Fondation Sommet Mondial des femmes» (FSMF).

La Fondation Sommet Mondial des femmes a été créée en 1991 et se donne pour mission de « servir la mise en application des droits de la femme et de l’enfant ainsi que les buts promis pour un développement durable adoptés par la communauté internationale à l’occasion de divers sommets et conférences des Nations Unies. »

La Fondation Sommet Mondial des femmes décerne depuis 1995 le Prix pour la créativité des femmes en milieu rural. Le Prix est attribué chaque année aux femmes et aux organisations de femmes manifestant une créativité et un engagement exceptionnels dans la recherche d’une meilleure qualité de vie en milieu rural.

« Il honore les femmes et les associations de femmes créatives et courageuses dans le monde entier pour leur contributions à l’amélioration de la qualité de vie dans les communautés rurales. » écrit Elly Pradervand, directrice de la FSMF.

Il vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur les contributions apportées par les lauréates à un développement durable, à la sécurité alimentaire et à la paix, afin de susciter ainsi plus de reconnaissance et de soutien aux projets engagés.

Il révèle enfin le courage, la persévérance, l’innovation de la démarche, l’effort pour préserver et respecter l’environnement, l’impact durable sur la communauté. La cérémonie de la remise de prix a eu lieu le lundi 15 octobre 2001 aux Nations Unies.

Une exposition « multicontinents » à multifacettes

L’exposition présente plusieurs candidates de différents continents, le prix de créativité qui leur a été décerné et les objets d’artisanat locaux, tissus, épices créant ainsi l’ambiance locale de chaque pays.

Kenya – Selline Otieno Korir: une militante pour la paix

Durant les sept dernières années, Selline Otieno Korir (36 ans) a pris des risques audacieux dans la province du Rift du Nord (Vallée du Rift) afin de donner plus de pouvoir aux femmes et aux enfants (jusqu’alors victimes passives) dans le cadre d’une participation active aux efforts de paix dans une région qui a connu beaucoup de combats depuis 1992. Selline a commencé la formation d’un réseau de groupements de femmes, qui intègre les différentes régions et ethnies, et qui est devenu la base du programme pour la paix du Conseil national des églises du Kenya.

Kenya – Dolphine M.A. Okech: surnommée « la parfaite éducatrice »

Dolphine M.A. Okech (52 ans) a commencé son travail en tant qu’institutrice et administratrice d’écoles rurales en introduisant de nouveaux programmes d’éducation. Par la suite, elle a fondé KEFADO, une organisation féminine de conseil, qui s’autofinance en offrant aux gens des services de dactylographie et de photocopie, afin d’aider les paysannes du Nyanza et des Provinces de l’Ouest du pays à devenir financièrement autonomes.

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Inde – Helen Manoharan: lancer un défi au système de castes

Le fait d’être une fille dans un pays où les filles ne sont pas valorisées a motivé Helen Manoharan (40 ans) à ouvrer pour l’émancipation des femmes vulnérables. Dans ce but, elle s’est jointe au Centre d’éducation libre de Madurai. En tant que secrétaire du Centre, Helen a établi des centres de formation dans 30 villages, initiant 3.000 femmes à la couture et 300 femmes rurales à la confection d’articles de jute. Elle trouva un logement pour 2.010 familles dans 10 villages, et procura des suppléments nutritionnels pour 200 enfants.

Népal – Mohinee Maharjan: sensibiliser les femmes sur leurs droits juridiques

Mohinee Maharjan (37 ans) devint une des premières femmes avocates de son pays. Ce fut durant ses études de droit à l’université qu’elle se rendit compte que les droits des femmes n’étaient pas respectés en raison d’un manque de prise de conscience, d’une éducation inférieure et de leur dépendance économique à l’égard des hommes. En 1993, avec l’appui d’amies qui partageaient ses opinions, elle fonda “Women Guidance Association” (WGA) pour contribuer à l’essor du statut des femmes. Le WGA organise et dirige des programmes dans les domaines de l’alphabétisation, de la conscience juridique, du micro-crédit, de l’orientation professionnelle et dans l’informatique. De petites bibliothèques ont été établies dans plusieurs villages.

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Pérou – Zoila Valdez Chaupi: promouvoir les droits des femmes

Elle organisa des Clubs de mères, leur parla des droits des femmes et fit démarrer des projets communaux pour améliorer l’école et nettoyer les rues du village. Les Clubs de mères devinrent des centres de formation pour l’enseignement de qualifications telles que la couture et le tricot, et constituèrent le point de départ pour l’enregistrement de plaintes et de demandes auprès des autorités locales, ainsi que pour le renouvellement de traditions folkloriques et l’introduction d’activités sportives.

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Pérou – Santos Felicita Salcedo Cueva: la persistance paie

Elle créa l’Association des femmes pour la vie et la paix, où 3.200 femmes reçoivent une formation en tissage et teinture. Son organisation se bat également contre la pollution grave causée par les compagnies minières. Elle a récemment été invitée par le gouvernement régional à participer à des ateliers sur la planification stratégique pour le Plan de développement régional 2000-2005.

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Ouganda – Loyce Ogolla: des arbres pour le développement

Cette directrice d’école (49 ans) et mère de sept enfants dirige l’école primaire de Mudodo (district de Tororo, compté de West Budama). Elle initia le Projet de reforestation des femmes de Mudodo, par lequel elle contribue au développement de nombreux aspects de la vie rurale. Parmi ses nombreuses activités, mentionnons: la production des semences et la reforestation, la promotion de fourneaux à basse consommation de combustibles, et l’encouragement d’activités génératrices de revenus pour les femmes.

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Togo – Honorine Poidi: renouveler l’identité culturelle et la langue autochtone

Honorine Poidi (41 ans), linguiste d’Ahlon Sassanou et originaire du peuple Bogo, a participé à l’amélioration des conditions de vie des communautés isolées des Bogos en Ahlon à travers l’éducation sur la santé, des classes d’alphabétisation et la traduction de textes didactiques en langage indigène.

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