UNSPECIAL No 606– AVRIL - APRIL 2002
 

Le CIC a 30 ans

S. da Silva, UNOG/SSE

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Le Centre International de Calcul (International Computing Centre – ICC) a été créé à la suite d’une décision de l’Assemblée Générale en 1970. Le CIC a commencé son travail en 1971, en tant que service inter agences. Un gros ordinateur IBM 360, fonctionnant avec des lecteurs de cartes et bandes perforées ainsi qu’avec des bandes magnétiques, est devenu l’outil de cette nouvelle entité.

Au départ, le CIC a tout d’abord commencé par servir les besoins de l’ONU, du PNUD et de l’OMS.

C’était la période où l’informatique était réservée à quelques « privilégiés » qui connaissaient des langages de programmationtels que: COBOL, PL1, Fortran, Mark IV, RPG ou Assembler; leur permettant de communiquer avec des ordinateurs qui pouvaient peser plusieurs tonnes et qui étaient alors loin d’être ce qu’ils sont devenus aujourd’hui en termes de taille et de puissance de calcul.

C’était une période où l’information reçue de plusieurs pays du monde, arrivait dansdifférents formats qui devaient être traduits, avant d’être traités par l’unité centrale IBM.

Au départ, un grand nombre d’utilisateurs, dépendait totalement du CIC pour le traitement informatisé de leurs données. Ceux qui travaillent depuis un bon nombre d’années à l’ONU, se rappelleront peut-être de «Wylbur», ce traitement de texte mis à disposition par le CIC etutilisé avec ces immenses terminaux monochromes à écran vert, avant la percée des systèmes de traitement de textes WANG qui ont précédé l’entrée dans le monde de la micro-informatique.

A mesure que les nouvelles technologies de l’information se développaient et se démocratisaient à la fois, la bureautique et la micro-informatique sont devenues plus accessibles. C’est alors, que beaucoup d’Organisations ont installé leur propre infrastructure de technologies de l’information, laissant le CIC comme un complément important de leur infrastructure.

Le CIC héberge les données du Fonds de Pensions du Personnel des Nations Unies, les payements et la comptabilité de plusieurs organisations, la base de données de l’OMPI pour le traitement des brevets, le traitement de données statistiques et bien d’autres encore.

Eduardo Blinder, directeur de la division des services de technologies de l’in- formation du siège de l’ONU à New York, a souligné « la réalisation d’un centre informatique de référence et la consolidation des opérations du secrétariat de l’ONU sur ordinateur central », dans son allocution en tant que président du comité de gestion du CIC, lors de la commémoration des Trente Années du CCI, qui a eu lieu à Genève en février dernier

Les pays membres du CIC sont en réalité ses utilisateurs. Ses services sont payés par chaque organisation cliente et son comité de gestion est composé par un représentant de chacune des organisations. A la fin 2000, le CIC comptait 29 organisations, situées à New York (ex: ONU, JSPF), Genève(ex: OMPI, HCR, OMS, CNUCED et OMC) et Rome (PAM).

C’est un centre informatique qui parmi d’autres services, traite le stockage des données de ces clients, 24 heures sur 24: c’est un fournisseur d’accès à la toile (Internet); il s’occupe de la gestion de projets et héberge les sites de plusieurs organisations. Aujourd’hui, le CIC se concentre sur les technologies de l’information et sur les ‘opérations réseau’ et fait rapport de son activité à l’Assemblée Générale.

C’est un centre qui s’est adapté aux besoins actuels en offrant progressivement ses services à travers la toile.

Avec les organisations du système des Nations Unies, des ambassades et des ONG comptent aussi parmi ses clients, qui retrouvent ainsi un complément ou une alternative aux services fournis dans ces institutions.

Après avoir été basé dans le bâtiment de l’OMS pendant de longues années, le CIC s’est installé depuis 1994 dans le Bâtiment Du Pont, au Grand-Saconnex, à Genève.