Judge Thomas Laker, Mr. Víctor Rodríguez, and Judge Jean-François Cousin
Since 1 July 2009, current and former United
Nations staff members whose duty station is
or was located in Europe or part of Western
Asia (including Armenia, Azerbaijan, Georgia,
Russia and Turkey) and who wish to
challenge administrative decisions affecting
their rights can address their claims to the
Dispute Tribunal in Geneva. The Tribunal
has jurisdiction to hear and determine disputes
concerning a wide range of matters,
including promotions and career progress,
disciplinary measures, separation, benefits
and entitlements, harassment complaints,
etc. Among the remedies the Tribunal may
order are the rescission of an unlawful decision
and financial compensation for both
material and moral damage suffered. The
Tribunal may also issue any order which
it deems appropriate (such as an order to
suspend a specific action and/or decision,
an order to call witnesses or disclose documents,
etc.) for the fair and expeditious disposal
of a case.
The Dispute Tribunal was established by
the General Assembly as a result of a long
awaited reform of the administration of
justice within the Organization, which ultimately
led to the introduction of a two-tiered
judicial system. Under the new system, the
Dispute Tribunal is the first instance court,
whilst the Appeals Tribunal is the appellate
court reviewing appeals against judgments
rendered by the Dispute Tribunal.
In order to fulfill its mandate, the Dispute
Tribunal is supported by three Registries,
respectively established in Geneva, Nairobi
and New York, and composed of eight
Judges, three of which were elected temporarily
to assist in handling the backlog
of cases transferred from the Joint Appeals
Boards, Joint Disciplinary Committees
and former United Nations Administrative
Tribunal. Judge Thomas Laker and Judge
Jean-François Cousin operate at the Geneva
Registry of the Tribunal.
Several core principles underpin the mandate
and activities of the Dispute Tribunal.
Professionalism is the first of these principles.
Judges must possess at least ten
years of judicial experience in the field of
administrative law, and indeed all of them
have held judicial offices in their respective
countries. Their legal expertise and the fact
that they are appointed by the General Assembly
are the best guarantee of the independence
of the Tribunal, which constitutes
another core principle governing its activities.
Transparency is also key to the work
of the Tribunal, whose hearings are held in
public, unless exceptional circumstances require
otherwise, and whose judgments are
available on the Tribunal’s website (http://www.un.org/en/oaj/dispute/) immediately
upon their delivery.
In adjudicating matters, the Judges of the
Tribunal have striven to dispense justice
promptly. Out of the 588 cases received between
1 July 2009 and 31 December 2010,
329 cases have been disposed of by the Tribunal,
156 of which were determined by
the Geneva Judges. Currently, staff members
can expect their case to be processed
within less than a year. This being said, the
expeditiousness of proceedings will largely
depend on the decision which will be taken
by the General Assembly in the second half
of 2011 to either maintain or reduce the
number of Judges and their support staff.
The procedure before the Tribunal is governed
by the provisions of its Statute and
Rules of Procedure, which can be downloaded
from its website (http://www.un.org/en/oaj/dispute/reference.shtml). A
current or former staff member who wishes
to contest an administrative decision before
the Tribunal must, as a first step, submit to
the Secretary-General a request for management
evaluation of the contested decision
within 60 days from the date of notification
of the decision. Within 90 days from the
receipt of the Administration’s response to
the request for management evaluation (or,
where no response was received, within 90
days after the expiry of the response period),
an application may be filed with the
Tribunal.
While staff members may hope in some
cases to reach an informal agreement with
the Administration, it is in their interest to
submit an application to the Tribunal within
the prescribed time limits in order to preserve
their rights. Should an amicable settlement
be reached at a later stage during the
proceedings, it will remain open to them to
withdraw such application.
The Tribunal is easily accessible, since applications
can be filed electronically and all
communications can be by email. Its proceedings
are free of charge. For the sake
of convenience, application forms specifying
the required information and documents
to be submitted are available online
(http://www.un.org/en/oaj/dispute/forms.shtml). Applicants may choose to be selfrepresented
or to seek free legal assistance
through the Office of Staff Legal Assistance
(http://www.un.org/en/oaj/legalassist/).
They may also choose to be represented
by a current or former staff member, or a
legal counsel authorized to practice law in
a national jurisdiction.
Since its inception, the Dispute Tribunal has
built up a body of innovative and authoritative
case law, which should positively impact
on managerial decisions and provide
adequate guidance to both the Organization’s
staff and management.
Depuis le 1er juillet 2009, les fonctionnaires en activité ainsi que les anciens fonctionnaires des Nations Unies dont le lieu d’affectation est ou était situé en Europe ou dans certains pays d’Asie de l’Ouest (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Russie et Turquie) et qui souhaitent contester des décisions administratives affectant leurs droits peuvent saisir le Tribunal du contentieux administratif à Genève. Le Tribunal est compétent pour connaître des litiges ayant trait à des questions aussi diverses que les promotions et progressions de carrière, les mesures disciplinaires, les cessations de service, les prestations et avantages, les plaintes pour harcèlement, etc. Au titre des mesures que peut ordonner le Tribunal figurent l’annulation d’une décision illégale et l’octroi d’une indemnité en réparation des préjudices matériel et moral subis. Il peut ordonner toute autre mesure qu’il estime appropriée (par exemple la suspension d’une mesure ou d’une décision, la citation à comparaître d’un témoin ou encore la communication de documents) en vue de juger équitablement et rapidement l’affaire.
Le Tribunal du contentieux administratif a été établi par l’Assemblée générale dans le cadre de la réforme de l’administration de la justice qu’elle a entreprise au sein de l’Organisation. Cette réforme, attendue de longue date, a conduit à l’adoption d’un système judiciaire caractérisé par un double degré de juridiction. Dans ce nouveau système, le Tribunal du contentieux administratif constitue la juridiction de première instance et le Tribunal d’appel est l’instance compétente pour connaître des appels formés contre les jugements du Tribunal du contentieux administratif.
Afin de remplir son mandat, le Tribunal du contentieux administratif est assisté par trois greffes qui sont basés respectivement à Genève, Nairobi et New York. Le Tribunal est composé de huit juges, dont trois ont été élus de manière temporaire afin de traiter l’arriéré des affaires transférées depuis les commissions paritaires de recours, les comités paritaires de discipline et l’ancien Tribunal administratif des Nations Unies. Les juges Thomas Laker et Jean-François Cousin siègent tous deux à Genève.
Le mandat et les activités du Tribunal du contentieux administratif reposent sur plusieurs principes essentiels. Le professionnalisme est le premier d’entre eux. Les juges doivent posséder au moins 10 années d’expérience judiciaire en droit administratif, et tous ont occupé des fonctions judiciaires au sein de juridictions nationales dans leurs pays respectifs. Leurs compétences juridiques et leur désignation par l’Assemblée générale constituent la meilleure garantie de l’indépendance du Tribunal, laquelle constitue un autre principe essentiel qui sous-tend ses activités. La transparence est également un élément clé du travail du Tribunal dont les audiences sont publiques, à moins que des circonstances exceptionnelles ne le permettent pas, et dont les jugements sont disponibles dès leur prononcé sur le site internet du Tribunal (http://www.un.org/fr/oaj/dispute/).
Dans le cadre de leur mission judiciaire, les juges se sont astreints à une exigence de célérité. Sur les 588 dossiers reçus entre le 1er juillet 2009 et le 31 décembre 2010, 329 affaires ont été traitées par le Tribunal, dont 156 par les Juges en poste à Genève. A l’heure actuelle, les fonctionnaires peuvent s'attendre à ce que leur affaire soit jugée dans un délai de moins d’un an. Cela étant, la célérité des procédures dépendra dans une large mesure de la décision que prendra l’Assemblée générale dans la seconde moitié de l’année 2011 de maintenir ou, au contraire, de réduire le nombre de juges et les effectifs qui leur sont attachés.
La procédure devant le Tribunal est fixée par ses Statut et Règlement de procédure, lesquels peuvent être téléchargés sur le site internet du Tribunal (http://www.un.org/fr/oaj/dispute/reference.shtml). Un fonctionnaire en activité ou un ancien fonctionnaire qui souhaite contester une décision administrative devant le Tribunal doit dans un premier temps présenter au Secrétaire général une demande de contrôle hiérarchique de la décision contestée dans les 60 jours suivant la notification de ladite décision. Dans les 90 jours suivant la date de réception de la réponse de l’Administration (ou, en l’absence d’une réponse, dans les 90 jours suivant l’expiration du délai pour soumettre cette réponse), une requête peut être déposée devant le Tribunal.
Même si le fonctionnaire espère qu’un accord peut être obtenu avec l’Administration sur la question en litige, il est de son intérêt de présenter sa requête au Tribunal dans les délais ci-dessus pour préserver ses droits car rien n’empêche qu’il se désiste de sa requête si un accord amiable intervient par la suite.
Il est très simple de s’adresser au Tribunal. Les requêtes peuvent être déposées par voie électronique et toutes les communications se font par courrier électronique. Sa procédure n’entraîne en principe aucun frais et, par souci de simplicité, des formulaires de requête sont disponibles en ligne (http://www.un.org/fr/oaj/dispute/forms.shtml), qui précisent les champs devant être remplis ainsi que les documents devant être joints à la requête. Les requérants peuvent faire le choix de se représenter eux-mêmes ou de solliciter l’assistance gratuite du Bureau d’aide juridique au personnel (http://www.un.org/fr/oaj/legalassist/). Ils peuvent également choisir de se faire représenter par d’autres fonctionnaires en activité ou retraités, ou encore par un conseil habilité à exercer devant une juridiction nationale.
Depuis sa création, le Tribunal du contentieux administratif a façonné un corpus jurisprudentiel à la fois audacieux et solide, qui devrait avoir un impact positif sur les décisions de l’Administration et fixer des règles de conduite adéquates tant pour le personnel que l’Administration.