Stéphane Galeazzi et Isabelle Gomez
Equipe du restaurant des Délégués
Equipe de la cafétéria
L’ONU est le plus gros des
établissements du Groupe DSR
« On se rejoint au bar de la Presse, au bar
Serpent ou au bar des Délégués ? » « Pourquoi
ne pas fêter ton anniversaire au 8e ? ». Notre
quotidien au Palais des Nations ce sont aussi
ces petites phrases d’une vie sociale développée
autour de moments de convivialité
dans les différents points de restauration
de l’ONU Genève gérés depuis douze ans
par DSR. Dans le respect de son acronyme
qui signifie « Département Social Roman »
ce groupe, fort d’un chiffre d’affaires de
l’ordre de 200 millions de francs suisses,
est implanté majoritairement dans le secteur
de la restauration collective en suisse
romande et auprès des organisations internationales
telles que le CERN, le CICR,
l’OMPI et l’ONU. Avec 2000 couverts par
jour et un chiffre d’affaires de 10 millions
de francs, l’ONU est le plus gros établissement
du groupe. Il couvre les cinq bars
appelés Presse, Délégués, Serpent, Palette,
13-15, les quatre cafétérias, celles du Palais
des Nations, du Palais Wilson, de Giuseppe
Motta, du MIE, et le prestigieux restaurant
des Délégués au dernier étage du bâtiment
des Assemblées.
Une équipe stable qui donne de l’identité
à chacun des points de restauration
La force de cette équipe de près de soixante
personnes : la stabilité. Certaines, depuis plus de vingt ans au Palais des Nations,
donnent de l’identité au lieu. Leurs salutations
sont rarement impersonnelles et
pour le bonheur de tous, les clients « réguliers
» sont souvent servis avant même qu’ils
n’aient dit bonjour. La reconnaissance des
habitués est une valeur respectée dans
la gestion des équipes. C’est pourquoi la
polyvalence est peu appliquée, tant en
interne au Palais des Nations, qu’avec les
autres sites gérés par DSR. Lors des grandes
conférences ou des vacances du personnel,
Stéphane Galeazzi et Isabelle Gomez font
appel à du personnel intérimaire et peuvent
s’appuyer sur Hotelis SA la filiale de recrutement
de temporaires que le groupe DSR
a créée en 2007.
Une équipe qui vit au rythme des
conférences au Palais des Nations
Pendant les conférences du BIT, de l’OMS,
de l’ECOSOC ou des Droits de l’homme,
pour ne citer que les plus importantes,
Isabelle Gomez, responsable commerciale,
doit répondre aux demandes de cocktails,
lunchs privés, déjeuners et pauses, ainsi qu’à
celles des différents départements de l’ONU
ou des fonctionnaires qui souhaitent bénéfi
cier de ce lieu d’exception pour un apéritif
ou une réception qui peut être également
programmée de nuit. Chez DSR la gestion
est en flux tendu. Elle impose alors une communication
rapide et opérationnelle, tout
particulièrement avec l’économe en charge
des commandes. Ce dernier doit tenir des délais très serrés mais par contre il n’a pas à
négocier les prix qui sont contractuels avec
des fournisseurs de référence DSR et dispose
ainsi de produits référencés de qualité.
Des obligations de résultats
Les objectifs fixés par la Direction sont exigeants
sur le plan financier et la qualité.
La moindre erreur de gestion peut mettre
l’équilibre financier en danger sur l’année,
sachant que les mois de faible activité (décembre-
janvier et juillet-août notamment)
sont compensés par ailleurs. L’équipe
DSR doit répondre également aux normes
d’hygiène en vigueur dans la restauration telles que la provenance des aliments ou le
respect de la chaîne du froid et du chaud.
De nombreux audits et contrôles internes
sont menés pour assurer la meilleure qualité
sanitaire possible. Quant à la qualité de
la prestation, c’est la clé du succès car si
le client est satisfait il reviendra souvent.
C’est pourquoi DSR a mené une enquête
de satisfaction début 2009, pour mieux
connaître ses clients et mieux répondre à
leurs attentes.
Une coopération étroite avec l’ONUG
L’ONU a son « Monsieur restauration » en la
personne de David Dugelay. Au sein des
Services centraux d’appui, il gère les achats
liés à la restauration qui relèvent de l’ONU
tels que les installations, et, en coordination
avec la Commission paritaire des services
de restauration, il traite des questions de
restauration. C’est ainsi que de nouvelles
machines à café ont été achetées fin 2009,
plus rapides et qui produisent des capuccino
et macchiato. De même, le Club de
la Plage de l’ONU, son restaurant et ses
douches, ont été rénovés cet été 2010 et
une nouvelle véranda permettra aux saisons
prochaines des horaires d’ouverture indépendants
de la météo. Quant aux travaux
importants entrepris à la cafétéria ce mois
d’août 2010, financés à hauteur de 1 million
de francs par DSR, ils permettront de
nouvelles prestations telles que des menus
bio, des cuissons plus saines au « wok » ou
« à la plancha ».
Une restauration éco-responsable est
une affaire collective et individuelle
En 2010, la restauration à l’ONU Genève a
bénéficié du label suisse « Fourchette verte »
qui certifie que les menus proposés sont
équilibrés sur un plan diététique. L’enquête
satisfaction début 2010 a montré que les utilisateurs
étaient sensibles à une démarche
environnementale qui pourrait inclure par
exemple le recyclage, la valorisation de la
vaisselle, une forte diminution des contenants
non recyclables au bénéfice de produits
entièrement biodégradables ou réutilisables.
Stéphane Galeazzi et son équipe
souhaitent répondre au mieux à cette demande
d’actualité mais une telle évolution
ne peut pas être entreprise sans l’appui de
l’ONU et sans une implication également
des consommateurs.
Une pression forte mais saine
Pour Stéphane Galeazzi et Isabelle Gomez,
la restauration à l’ONU présente un mélange
des genres très stimulant et sa gestion oblige
à se renouveler continuellement et à être
en état de veille permanente. Leurs parcours
différents leur apportent une complémentarité.
Stéphane est un pur profil de
la restauration et de l’hôtellerie : après une
formation à l’Ecole Hôtelière de Lausanne,
il a exercé onze ans à l’étranger avant de
revenir à la Direction opérationnelle de son
école et prendre son poste actuel il y a trois
ans. Forte d’une formation socio-culturelle
et d’une belle expérience dans l’événementiel,
Isabelle a rejoint l’équipe il y a cinq
ans. Pour eux deux, le pilotage automatique
n’a jamais été et n’est pas d’actualité.
Ils comparent l’ONU au Titanic, un énorme
et beau navire qui demande une vigilance
constante. Une vieille demoiselle élégante
dont il faut toujours prendre soin et être à
l’écoute. A l’unisson, ils trouvent leur métier
passionnant et stimulant.