Serait-ce le début de la fin du code barres ? Ce dernier a bien tenu la route depuis le début de son utilisation dans les années 70 où il a eu un grand succès, grâce notamment aux supermarchés.
Le code QR (Quick Response) peut contenir jusqu’à 7089 caractères numériques ou 4296 caractères alphanumériques au lieu de 13 pour le code barres. Un autre intérêt, c’est qu’il peut être lu à l’aide de la caméra d’un téléphone portable. Il suffit que ce dernier dispose d’un logiciel de décodage préinstallé ou téléchargé. Plusieurs logiciels existent sur le marché et certains sont gratuits (voir site : http://qrcode.kaywa.com).
Ce code QR peut par exemple contenir : un numéro de téléphone ou une adresse URL qui nous renvoie directement à un site sur Internet. La lecture de ce code permet d’obtenir davantage d’informations sur un produit, un monument, une affiche, un article, etc. Il suffit tout simplement de pointer la caméra de son téléphone vers le code, après avoir au préalable sélectionné l’application de lecture de codes et le résultat de la lecture sera aussitôt affiché à l’écran. Cela peut être un numéro de téléphone, une adresse personnelle ou d’entreprise ou un site web qui vous donnera davantage de détails sur le sujet en question.
Si l’image du code est endommagée, un algorithme intégré de correction d’erreurs peut toujours assurer sa lecture et nous transmettre l’information concernée.
Au Japon, pays d’origine de ce nouveau
code, l’utilisation s’étend sur un grand
nombre de supports et d’applications : les
plans de ville, les magazines, les expositions
ou les produits alimentaires. D’autres
utilisations naissent chaque jour, comme
la carte de visite avec code QR qui n’aura
plus besoin d’être digitalisée. Le code est
lu par le téléphone et les données de la
personne seront automatiquement intégrées
dans le répertoire du téléphone portable.
Un code à l’arrêt du bus informe les usagers
des fréquences de passage du bus qui les
intéresse et dans une compagnie aérienne
japonaise l’utilisation d’un lecteur de codes
QR à l’entrée des avions dispense déjà les
coupons de vol en papier.
Esthétiquement, il est loin d’embellir les affi ches publicitaires. Cela n’a pas arrêté l’esprit créatif de certains, qui ont commencé à glisser des figurines et des effets colorés qui n’affectent pas la lecture du code grâce à la grande redondance de sa lecture. Curieusement, cela nous rappelle vaguement les timbres poste monochromes du 19e siècle. Plusieurs compagnies viennent aussi de mettre au point des techniques de transformation d’une image à coder sans la dénaturer. La musique aussi ne pouvait pas rester sans son code. Un signal sonore caché peut être interprété par un téléphone aussi équipé d’un logiciel spécifique, qui sera dirigé vers un site déterminé si le signal sonore caché se manifeste…
Il semblerait que l’utilisation de ce nouveau code n’aura pas de limites et que nous ne sommes qu’à ses débuts.