L’équipe d’urgence de l’Unité des Interventions Spécialisées est appelée par radio et arrive sur place deux minutes après l’appel. La victime, un fonctionnaire des Nations Unies, est trouvée en détresse cardio-circulatoire. L’équipe sur place après demande de renfort interne et des services médicaux entreprend le massage cardiaque externe associé à une ventilation artificielle et met en place le défibrillateur semi-automatique. La rapidité des secours, le renfort des collègues du peloton de garde et d’un opérateur du centre de contrôle, la connaissance et l’engagement du personnel ont permis, après quelques minutes, la réanimation de la victime et ensuite, avec l’assistance d’une équipe médicale du CHU arrivée sur les lieux, de préserver les fonctions vitales du patient et de faciliter son transport en milieu hospitalier. Après quelques jours de soins et une absence de courte durée, notre collègue fonctionnaire a repris son activité au sein du Palais. L’usage du défibrillateur a permis de sauver une vie, ce qui constitue une première dans un des sièges de l’ONU. Il démontre également l’utilité de ce matériel au sein de l’Organisation.
Description et utilité de l’appareil
La défibrillation précoce associée à la réanimation
cardio-pulmonaire augmente fortement
les chances de survie d’une personne en arrêt cardio-respiratoire qui présente une fibrillation ventriculaire, principale cause de mort subite chez l’adulte.
Par exemple : En France, 45 % des victimes en arrêt cardio-circulatoire sont en fibrillation ventriculaire lorsque les secours arrivent sur les lieux :
On distingue deux types d’appareils :
Quel que soit le type d’appareil, ils procèdent automatiquement au diagnostic de la fibrillation ventriculaire, grâce à un logiciel d’analyse de tracé électro-cardiographique. La machine ne permet de choquer que si l’activité cardiaque de la victime le justifie. Si le coeur de la victime ne présente pas un rythme choquable, l’appareil précise qu’aucun choc n’est indiqué et le sauveteur continue donc la réanimation cardio-pulmonaire, qui donne de meilleures chances de survie à la victime.
Actuellement, dans certains pays, les DEA sont en « libre service » dans les lieux recevant du public (par exemple les supermarchés, les aéroports) au même titre que les extincteurs. Les équipes de premier secours du Palais des Nations et des annexes sont régulièrement sollicitées par les fonctionnaires, visiteurs et toutes les personnes qui accèdent aux sites des Nations Unies à Genève. Les agents de sécurité reçoivent des formations de premiers secours actualisées avec une équipe de moniteurs spécialisés dans le domaine des premiers secours, de la protection des personnes et des biens de l’Organisation. En conclusion, une vie humaine n’a pas de prix et il est possible de dire que les formations qui ont été dispensées et l’investissement fait dans l’achat de DSA et de DEA dès 2000 au sein de la Section de la Sécurité et de la Sûreté ont incontestablement démontré leur efficacité.