Genève est résolument une ville moderne tournée vers l’avenir. Loin est le temps où l’on entendait dire que « rien » ne se passait dans cette agglomération du bout du lac. Période révolue, puisque un dynamisme certain s’y est installé et se développe en parfaite symbiose avec une traditionnelle discrétion genevoise.
Project’Images peut s’inscrire dans cette mouvance qui veut entraîner les passionnés de l’image sous toutes ses formes, et qui est soutenu par la commune de Chêne-Bourg, lieu du festival. Blaise Lavenex, président de Project’Images et Marie-Claire Bärring, chargée de communication ont accepté de nous parler de ce festival, qui aura lieu à Chêne-Bourg, à la Salle Point favre, 6, av. F.A. Grison du 24 au 28 novembre 2010.
Pourquoi avoir créé la biennale
Project’Images ?
C’est la suite logique des Rencontres
d’Images 2008, enrichie par de nouveaux
composants tels que l’image animée de type
diaporama, la 3D (avec ou sans lunettes...),
la cinématographie ou le VJing. Un festival
où nous seront présentés des appareils
haute-définition, les nouveaux types de
boitiers ou des projections de premières
de films et de livres. Des conférences, des
projections de films, des expositions et des
animations se succéderont tout au long du
festival.
Pourriez-vous nous expliquer ce que
c’est le VJing ?
Il s’agit de l’art visuel en mouvement, en
temps réel, souvent de la vidéo, affichée ou
projetée sur de grandes surfaces, mélangée
avec d’autres expressions artistiques, tels
que la danse, accompagné de son, lumière
et vidéo préenregistrée. Pensez un peu à
ce qu’offre Jean-Michel Jarre lors de ses
extraordinaires concerts comme complément
visuel sur les façades des immeubles
(mapping).
Pour un projet ambitieux comme
celui-ci, je suppose que vous êtes bien
entouré de spécialistes...
En effet ! L’Union Suisse des Photographes
Professionnels (USPP), Photo Suisse et
autres Clubs photo indépendants, ainsi
que l’Alliance internationale pour le film de
montagne font partie du Comité du festival.
C’est grâce à leur expertise et à celle d’autres
partenaires et intervenants professionnels,
que nous pourrons présenter ces nouvelles
technologies, afin d’illustrer l’évolution de
l’image, tout en gardant en mémoire son
prestigieux parcours depuis ses débuts au
19e siècle.
La Suisse compte des institutions
et des événements de prestige dans
plusieurs villes du pays. Je pense
par exemple à Photo-Suisse, à la
Fondation et au Musée pour l’image
à Winterthur, au Musée de l’Elysée
à Lausanne, à l’Ecole et au Musée de
l’appareil photographique à Vevey et
à Bienne où plusieurs manifestations
sont organisées. Comment situez-vous
votre festival ?
Nous le voyons comme un festival grand
public où l’image pourra s’exprimer et se
faire comprendre sous toutes ses formes.
Un lieu de référence, de rencontres et d’échanges où la création artistique sera à
l’honneur et où l’interaction, la parole sera
proposée au public. Un ensemble d’acteurs
passionnés et de haute qualité qui feront de
ce festival un pôle d’attraction et un repère
dans le temps au sein de cette Genève bien
internationale.
ArtbyGenève, première édition à
Palexpo, vous y serez également présents
?
Oui, nous serons présents dans un stand à
l’occasion de « artbygenève » 1re édition, foire
internationale d’art, à Palexpo du 28 avril au
2 mai 2010, afin d’informer le public du lancement
prochain du festival Project’Images.
L’Union Suisse des Photographes
Professionnels (USPP), Photo Suisse et le
Club Photo International présenteront à
Artbygeneve en avant-première quelques
belles images de grande qualité qui seront
exposées au Festival Project’Images en novembre
2010 à Chêne-Bourg, représentatives
de l’image photographique en Suisse.
Nous aimons l’idée des synergies qui ne
peuvent que développer de belle manière
les projets. Un concept « Rive Droite – Rive Gauche » présentant notre festival de manière
dynamique.
Où pourrons-nous trouver plus d’informations
sur le programme du festival ?
Sur notre site web www.projectimages.ch,
et sur toute la communication diffusée au
public dès la rentrée.
Avez-vous d’autres projets après l’édition
2010 du festival ?
Nous aimerions développer des synergies
à un autre niveau et rendre ce festival international
en 2012.
Blaise, peut-être que votre père,
Jacques Lavenex, co-créateur du festival
du film alpin des Diablerets en
1969 y est pour quelque chose dans
votre enthousiasme...
Certainement !