Société

AÉROPORT INTERNATIONAL DE GENÈVE
A380

TEXTE & PHOTO CLAUDE MAILLARD

Visibilité réduite à 500 mètres. Le brouillard qui enveloppe la piste de l’aéroport international de Genève ce jeudi 21 janvier n’est pas le bienvenu. Pourtant, des milliers de passionnés et de curieux n’ont pas hésité à venir braver le froid en ce jour exceptionnel.

Juste après que l’Airbus A 330 d’Etihad Airways, suivi d’un jet privé qui fait un bruit d’enfer, aient pris leur envol, c’est le calme plat en bout de piste côté lac. Avec cette brume à couper au couteau qui atténue tous les bruits environnants, c’est le silence le plus total, vite interrompu par deux véhicules du service de sécurité de l’aéroport qui dévalent la piste à toute vitesse, diffusant des cris de rapaces pour éloigner les mouettes et autres volatiles qui auraient eu la mauvaise idée de s’aventurer dans les parages. Après quelques minutes, un léger bruit de réacteur se fait entendre, mais toujours rien en vue avec cette purée de pois. La foule qui, jusqu’à présent essayait de se réchauffer et de tuer le temps tant bien que mal en discutant de choses et d’autres, retient son souffle. Au dernier moment, juste à l’aplomb du bout de piste, le «grand oiseau blanc» émerge de la grisaille. Fabuleux, majestueux, énorme ... mais silencieux, tel un gros planeur! L’Airbus A 380 découvre pour la première fois l’aéroport de Genève. Le bruit du quadriréacteur est pratiquement couvert par les «déclics» des appareils photos! Les clichés ne seront pas terribles avec ce temps pourri qui donne une lumière blafarde, mais l’événement méritait tout de même d’être immortalisé.

 
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