Etant donné que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) travaillait déjà à Haïti lors du séisme du 12 janvier, son équipe opérationnelle sur le terrain a pu répondre à la catastrophe dès le premier jour, dans le cadre des larges efforts internationaux de secours. Jusqu’ici, les composantes principales de la réponse du PNUE ont inclus l’évaluation des structures de bâtiment, des évaluations environnementales rapides, et de s’assurer que l’environnement est pris en considération à travers les nombreux groupes humanitaires, comme mandaté par le secrétaire général adjoint et coordinateur pour les secours d’urgence de l’ONU, John Holmes.
« Les catastrophes et les confl its, ainsi que
les opérations de secours et de redressement,
ont un impact sur l’environnement en
des termes qui menacent la vie humaine, la
santé, les moyens de subsistance et la sécurité
», a dit René Nijenhuis, responsable de
l’unité environnement PNUE/OCHA, le mécanisme
de réponse aux urgences environnementales
de l’ONU. « L’incapacité à traiter
ces risques peut affaiblir le processus de
secours et causer de nombreuses victimes
supplémentaires, des déplacements et une
dépendance à l’aide ainsi qu’une augmentation
de la vulnérabilité. Les responsables de
gestion des catastrophes et les travailleurs
humanitaires peuvent agir pour l’éviter. »
L’homologue principal du PNUE à Haïti avant le séisme, le ministère de l’environnement, est maintenant opérationnel. Des réunions avec le ministre et des commissions ministérielles se tiennent régulièrement, et un travail conjoint et des missions de terrain sont en train d’être menés au niveau national et départemental.
Un travail de terrain, effectué depuis le 13 janvier à Port-au-Prince et dans ses environs, a identifi é un certain nombre de questions environnementales majeures à court et moyen terme. Parmi les plus urgentes fi gurent la gestion des déchets solides et médicaux et la gestion des matériaux de démolition.
Les déchets domestiques solides sont généralement entassés dans les rues et brulés sur place, bien que la collecte des déchets ait commencé dans les rues principales. Des actions conjointes ont été initiées par le PNUD, l’UNICEF et le PNUE afi n de soutenir DINEPA, la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement à Haïti, dans ses efforts pour développer des mesures concrètes afi n de répondre à l’urgence et une stratégie pour la gestion des déchets à moyen et à long terme.
Des opérations de réponse d’urgence engendrent actuellement une quantité très importante de déchets médicaux, qui est temporairement amassée dans les hôpitaux et commence seulement à être ramassée par des camions de déchets municipaux. Bien qu’un système d’élimination des déchets médicaux est maintenant en place suite aux actions réalisées par DINEPA avec l’assistance technique du PNUE, de l’OMS et du PNUD, des mesures sont encore nécessaires afi n d’améliorer la chaine de collecte des déchets.
Dans l’épicentre et les zones hautement touchées, le pourcentage de destruction ou de dommages sévères aux bâtiments ou autres structures est de 60-80 %. Le volume des déchets de démolition potentiellement généré par les opérations de secours et de reconstruction doit encore être techniquement estimé, mais il sera probablement de l’ordre des dizaines de millions de tonnes. Il y a plusieurs possibilités de réduire l’impact de ce programme massif. Des efforts de recyclage sont déjà observés, mais des déchets sont aussi jetés en large quantité sur le bord des routes. Le PNUE soutient le développement de principes conceptuels sur la gestion des débris à Port-au-Prince et dans ses alentours, ce qui alimenterait le développement d’une stratégie de gestion des débris.
Entre-temps, des plans d’intervention sont en cours de développement pour préparer la prochaine saison des pluies, en prenant en considération les populations déplacées et les carences logistiques. Haïti connait deux saisons de pluie : d’avril à juin et d’octobre à novembre. La saison des ouragans est du 1er juin au 30 novembre. Plus de nonante pour cent des récentes catastrophes à Haïti ont été liés aux risques hydrologiques et climatiques tels que les cyclones tropicaux, les crues subites et les glissements de terrain, tous ont été davantage aggravés par la déforestation massive. Toutefois, il existe un potentiel élevé de reconstruire dans une perspective meilleure et réduire les risques liés aux catastrophes à travers une hydrologie améliorée, une stabilisation de la pente par la restauration de la végétation et un travail d’ingénierie géologique. Le PNUE facilite un processus de développement d’études rigoureuses sur les risques géologiques en organisant une mission d’experts hautement qualifi és pour développer l’étude.
« Le PNUE s’assurera que les considérations environnementales sont intégrées dans la réponse de secours et de redressement afi n de gérer d’une façon sûre, effective et non nuisible pour l’environnement l’infrastructure endommagée et les énormes quantités de déchets à Haïti, ainsi que de déterminer les besoins de redressement environnemental à moyen et à long terme à travers le processus d’evaluation des besoins après désastre (Post-Disaster Needs Assessment – PDNA) », déclare Asif Zaidi, directeur des opérations de la branche de gestion à la suite de confl its et de catastrophes (Post-Confl ict and Disaster Management Branch – PCDMB). « En même temps, le PNUE développera des programmes de redressement pour une réhabilitation environnementale (reconstruire dans une perspective meilleure et plus écologique) et une réduction des risques liés aux catastrophes, tout en portant également une attention appropriée afi n d’éviter des impacts environnementaux négatifs et involontaires des opérations de secours et de redressement. »
Pour plus d’informations sur les efforts du PNUE de s’assurer que les considérations environnementales sont incluses dans les phases de secours et de redressement, consultez : http://oneresponse.info/Disasters/Haiti/Environment/Pages/default.aspx
Due to the fact that the UN Environment Programme (UNEP) was already working in Haiti at the time of the earthquake on 12 January, its operational team on the ground has been able to respond to the disaster as part of wider international relief efforts from day one. To date, major components of the UNEP response have included building structure assessment, rapid environmental assessments, and ensuring that environment is taken into due consideration across the numerous humanitarian Clusters, as mandated by Under-Secretary-General and UN Emergency Relief Coordinator John Holmes.
“Disasters and conflicts, as well as relief and recovery operations, impact the environment in ways that threaten human life, health, livelihoods and security,” said René Nijenhuis, Officer-in-Charge of the Joint UNEP/OCHA Environment Unit, the UN mechanism to respond to environmental emergencies.“Failure to address these risks can undermine the relief process, causing additional loss of life, displacement, aid dependency and increased vulnerability. Disaster managers and humanitarian workers can take action to avoid this.”
UNEP’s main counterpart in Haiti before the earthquake, the Ministry of Environment, is now operational. Meetings with the Minister and ministerial commissions are held on a regular basis, and joint work and field missions are being carried out, both at the national and departmental levels.
Field-based work carried out since 13 January in Port-au-Prince and surrounding areas has identified a number of major environmental issues for the short and medium term. Among the most urgent of these are solid and medical waste management and disposal of demolition material.
Domestic solid waste is generally piled up in the streets and burned in place, although waste collection has begun in the main streets. Joint actions have been initiated by UNDP, UNICEF and UNEP to support DINEPA, the Haitian government's water and sanitation authority, in its efforts to develop concrete measures to respond to the emergency and to develop a strategy for waste management in the medium and long term.
Emergency response operations are currently generating a very significant amount of medical waste, which is temporarily piled up in hospitals and only starting to be picked up by municipal waste trucks. Though a system for medical waste disposal is now in place as a result of the actions carried out by DINEPA with the technical assistance of UNEP, WHO and UNDP, measures are still needed to improve the waste collection chain.
In the epicenter and highly affected areas, the percentage of destruction or severe damage to buildings and other structures is 60-80%. The volume of demolition waste potentially generated by the recovery and reconstruction operations has yet to be technically estimated, but will likely be in the tens of millions of tons. There are many opportunities to reduce the impact of this anticipated massive programme. Recycling efforts are already being observed, but debris is also being dumped in large quantities on the roadside. UNEP is supporting the development of conceptual principles on debris management in Port-au-Prince and its environs which would feed into the development of a debris management strategy.
Meanwhile, contingency planning is underway to prepare for the upcoming rainy season, taking into consideration displaced populations and logistic shortcomings. Haiti experiences two rainy seasons: April to June and October to November. The hurricane season is from 1 June to 30 November. Over 90 percent of the recent disasters in Haiti have been linked to hydrological and clime-related hazards such as tropical cyclones, flash floods and landslides, all of which have been further exacerbated by massive deforestation. However, there is a high potential for building back better and disaster risk reduction through improved hydrology, slope stabilization by revegetation and geological engineering work. UNEP is facilitating a process to develop sound studies on geological risks, by organizing a mission of high-level experts to develop the study.
“UNEP will ensure that environmental considerations are mainstreamed within the relief and recovery response in order to manage in a safe, effective and environmentally sound manner Haiti’s damaged infrastructure and vast quantities of debris, as well as to determine the medium and long-term environmental recovery needs through the post-disaster needs assessment (PDNA) process,” said Asif Zaidi, Operations Manager of UNEP’s Post-Conflict and Disaster Management Branch. “At the same time, UNEP will develop recovery programs for environmental rehabilitation (building back better and greener) and forward-looking disaster risk reduction (DRR), while also giving due attention to avoid unintended negative environmental impacts of relief and recovery operations.”
For further information on UNEP’s efforts to ensure that environmental considerations are included in the broader relief and recovery phases, go to: http://oneresponse.info/Disasters/Haiti/Environment/Pages/default.aspx