La piste de résolution du problème par les seuls états qui assument leurs responsabilités sans être influencés par des groupes de pression, paraît s’éloigner. Il reste cependant une autre piste...
La fin du 20e siècle a été marquée par la révolution numérique. Sur ce modèle, le début du 21e siècle peut et doit initier une révolution d’une nouvelle économie vertueuse en termes d’environnement.
L’homme moderne est-il en train de s’apercevoir
que la nature est beaucoup plus intelligente
que lui ?
Qu’elle a adapté, depuis des millions d’années,
un fonctionnement qui permet de
prendre ce dont elle a besoin tout en renouvelant
ses ressources. Les études scientifi
ques les plus récentes confirment finalement
les savoirs ancestraux et permettent
désormais de modéliser la nature comme
l’ont fait les météorologues en laissant la
possibilité à une véritable révolution de
l’économie positive, de se mettre en place.
Ça et là, l’inventivité humaine modélise la nature, produisant des brevets auxquels s’intéressent des industriels. Le postulat est simple : les entreprises qui appliquent ces modèles pourront engranger des bénéfices et la réponse est donc désormais à portée de main. Le fonctionnement de nos sociétés occidentales est basé sur le profit, si un nouveau type de fonctionnement génère des profits c’est formidable, si c’est bon pour la planète, c’est encore mieux ! Il ne restera donc plus aux dirigeants de la planète, qu’à accompagner cette révolution (c’est bon pour les élections), faute d’avoir réussi à l’initier.
Maximilien Rouer et Anne Goujon, auteurs du livre « Réparer la planète : la révolution de l’économie positive », identifient quarantetrois solutions qui ont été testées, qui fonctionnent et qui sont, pour la plupart mises en place sous des augures prometteuses. Comment transformer les différentes contraintes liées au gaspillage des ressources par l’homme en opportunités économiques ? Les auteurs s’appliquent à répondre à cette question dans un livre passionnant et confondant par la logique du propos.
Si le lecteur peut être surpris d’apprendre que la chute de Rome est due à un désastre écologique ou que l’Allemagne a perdu la guerre à cause du manque de pétrole, il comprendra que le stockage du carbone peut s’effectuer simplement en replantant des forêts avec des essences diverses qui génèrent une autorégulation naturelle avec la végétation, les micro-organismes, les insectes et la faune. Il prendra connaissance de la technologie déjà utilisée, des algues microscopiques qui « mangent » le carbone des fumées d’usines et sont ensuite transformées en carburant. Il découvrira que le soleil envoie sur terre 5000 fois plus d’énergie que l’homme n’en a besoin, que le « marché » potentiel est donc à la mesure de ce chiffre et qu’il peut générer une opportunité économique pour la ceinture solaire des pays du sud.
Les auteurs analysent tour à tour les idées reçues, soulignent les sujets les plus marquants par des zooms et proposent enfin des solutions qui fonctionnent déjà pour appuyer leurs brillantes démonstrations. Il serait vain de résumer cet ouvrage en quelques lignes. Il constitue à la fois un vulgarisateur des dernières solutions durables, un plaidoyer pour un changement générateur d’espoir et enfin un livre qui remonte le moral.
Fruit d’un travail de plusieurs années, il a la particularité, avec toute l’expertise de ces auteurs et des participants à cette aventure, de proposer une véritable voie, plus éthique, plus humaine et finalement plus naturelle à une future société qui s’est égarée pendant des décennies en puisant sans discontinuer dans les ressources de la planète sans penser aux générations futures.
Energie, climat, ressources, santé, emploi, diversité sont autant de thèmes qu’il importe pour notre monde actuel d’aborder avec une approche plus naturelle et positive. Le ressenti instinctif du respect et de la communion profonde avec la nature n’est pas incompatible avec une société dont les avancées technologiques demeurent la particularité principale. Le plus grand défifutur sera de pouvoir combiner les deux.
A noter un forum sur le site du livre www.reparerlaplanete.com