Sous l’impulsion de Monsieur Marc Wood,
chef du service de la sécurité et de la sûreté
de l’ONUG, des restructurations ont
été opérées au sein de la formation qu’il
administre. Ainsi au cours de l’année 2007,
les unités en charge des investigations, de
l’analyse de la menace, de la détection de
surveillance et de la protection rapprochée
des personnalités, ont été rassemblées sous
l’appellation « Groupe des enquêtes et des
opérations spéciales ». Les interconnections
imbriquant ces quatre entités ont rendu nécessaire
leur jonction. Cette nouvelle composante
a été placée sous la supervision du
lieutenant Yves Nabet.
L’unité des investigations est constituée de trois fonctionnaires qualifiés qui disposent de moyens techniques adaptés. Ces intervenants ont compétence au Palais des Nations et dans ses annexes mais peuvent également être amenés à oeuvrer au profi t d’autres organisations internationales. Ils ont pour mission de procéder à des enquêtes préliminaires et d’établir les dossiers qui en découlent. Agissant dans un cadre défini, ils travaillent en application des règles et textes officiels édictés par les Nations Unies mais aussi des lois en vigueur dans le pays hôte.
M. Marc Wood est dépositaire des plaintes, requêtes et demandes d’assistance émanant de directeurs, de responsables ou de particuliers. Lorsqu’il le juge approprié, il saisit les investigateurs qui exercent sous son autorité directe. Systématiquement engagés lorsque des infractions flagrantes sont commises, parfois, les enquêteurs sont également conduits à suppléer, dans des dossiers plus sensibles, la division des investigations du bureau des services de contrôle interne de Vienne (Autriche), plus communément appelée DSCI, ou encore OIOS.
Leur rôle ne se limite pas à traiter les faits résultant d’agissements illicites. Ils effectuent aussi des procédures consécutives à des accidents en service pour le compte du bureau des questions d’indemnité, ou encore lorsque des événements ou incidents surviennent. Au cours des trois dernières années, les investigateurs ont traité plusieurs centaines d’affaires et leur activité a été déterminante dans bon nombre d’entre elles. Ce taux de réussite a eu pour effet de juguler la courbe croissante des délits puis de la faire notablement diminuer.
Indépendamment de leurs attributions classiques, les enquêteurs ont un rôle de conseil et d’assistance auprès des fonctionnaires, et plus particulièrement des victimes. A cet effet, ils sont à l’écoute et examinent toutes les doléances qui leur sont soumises. Cette approche contribue à orienter au mieux leurs interlocuteurs et à les aider dans leurs démarches.
Dans le cadre de la nouvelle politique d’échanges interopérabilité, les investigateurs entretiennent des relations privilégiées avec les services de police et de gendarmerie genevois et français. En plus de les tenir au fait des nouveautés technologiques, ces rencontres leur permettent, entre autres, de s’informer sur les phénomènes d’actualité liés à la délinquance locale.
Pour le bien de tous, les investigateurs, dont les maîtres mots sont « efficacité et discrétion », restent vigilants et déterminés. Ils profitent de cette chronique pour rappeler au personnel que nul n’est à l’abri d’un geste malveillant. A cet égard, ils insistent pour qu’en matière de sécurité, les consignes qui font appel au bon sens, soient respectées, ceci évitant le cas échéant bien des désagréments.