UN SPECIAL 60 ANS

LA CÉRÉMONIE DES SOIXANTE ANS D’UN Special

Sergei A. Ordzhonikidze (Director-General, UNOG), Dr Isabelle Nuttall (OMS), Christian David (rédacteur en chef), Maria Dweggah, Evelina Rioukhina

SERGEI A. ORDZHONIKIDZE
DIRECTOR-GENERAL OF THE UNITED NATIONS OFFICE AT GENEVA

Excellencies
Current and former UN Special contributors
Ladies and Gentlemen:
I am very pleased to welcome you all to this
extraordinary exhibition to mark the 60th anniversary of UN Special.
When you look in the dictionary under “special”, you will find words like “unique” and “exceptional”. These attributes certainly apply to UN Special, and I can think of few publications that are so perfectly named. For all of us, UN Special stands out and has a special place within the United Nations as a magazine for and by staff. And today is therefore – on all levels – a special day, and I appreciate that we are many here to celebrate it.
It is highly appropriate that this exhibition is placed here in the Passarelle, which connects the main sections of the Palais des Nations. Over the past sixty years, UN Special has served as a bridge between different parts of the United Nations system. As a joint venture between UNOG and WHO, this staff magazine is itself a good example of constructive and lasting inter-agency collaboration. Through articles and interviews as we see here, UN Special has helped to create a greater awareness of current challenges, of the connections across our work and of our common direction – within Geneva and across duty stations. Long before the term was even coined, UN Special was a tool for system-wide coherence.
But, UN Special is not UN-centric. The magazines on display and the images chosen by the UN Special photographers point to a focus on the world around us and on the people that the United Nations serves. The publication places increasing emphasis on establishing networks and partnerships with other international organizations, and on reaching out to the international community in Geneva.
UN Special has become an additional platform for bringing together International Geneva, which is particularly valuable as the challenges before us call for multi-stakeholder responses. I commend these efforts. It is therefore a pleasure to have with us representatives of many different United Nations entities and of the wider International Geneva. Your participation testifies to UN Special’s broad reach and impact.
Dear Friends: Today, we also pay tribute to the creativity, dynamism and energy of the United Nations staff who have put together UN Special over the past sixty years. Beyond their regular duties, they have contributed time and attention to promoting the activities of their colleagues, highlighting staff issues of common concern, advancing staff welfare and cementing our collective identity as United Nations staffers.
UN Special’s contribution to the collective efforts that led to the establishment in 2003 of the memorial in Ariana Park to honour colleagues who lost their lives in the service of peace is, in my view, a most pertinent illustration of the spirit of collegiality that characterizes the magazine. All who have taken part in UN Special have set an example in team spirit, commitment and mutual support and I am glad to see many of them with us this evening.
By tracing the development of UN Special from the very first magazine in 1949 until today, this exhibition at the same time highlights key moments in the history of the United Nations, as experienced and told by staff. It demonstrates how the challenges before us have been transformed in complexity and scope. But it also shows us that the value of multilateral collaboration and the importance of our staff are constants in a rapidly changing world. It is the drive and determination of our staff that shape our results. They all deserve respect and gratitude for their deep belief in the mission of the United Nations and their dedication to realizing the vision of the founding fathers – whatever the challenges and constraints may be. This anniversary is an opportunity to thank each and every one of our staff.
I have just returned from the opening of the General Assembly at United Nations Headquarters. A common thread in the speeches of world leaders was the need for stronger multilateral cooperation to address shared challenges and to adapt as these challenges evolve. I believe that UN Special embodies both the United Nations’ unique ability to facilitate cooperation between people of all backgrounds and its capacity to adjust to ever-changing circumstances – without losing sight of the overall objectives.
These are the very special qualities that we need to build on for the coming sixty years.
Happy birthday!
Thank you very much.

Dr ISABELLE NUTTALL, OMS

Monsieur le Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève, Excellences, mesdames et messieurs, collègues et amis, c’est un grand honneur pour moi de représenter aujourd’hui ici Dr Chan, Directrice générale de l’OMS qui est retenue dans une réunion à l’étranger.
Lorsqu’il m’est arrivé de prononcer quelques mots pour des soixante ans, c’était toujours parce que la personne partait à la retraite, qu’elle avait atteint cet âge respectable à partir duquel il est possible de faire autre chose.
Aujourd’hui bien entendu, il n’est pas question de retraite pour l’UN Special alors que le magazine représente tant pour le personnel des Nations Unies ! En tant qu’ancienne présidente de l’association du personnel de l’OMS, j’ai toujours porté un oeil bienveillant sur l’UN Special, puisque comme vous le savez le journal est cogéré par l’OMS et l’UNOG. Le magazine compte pour l’OMS, il nous permet régulièrement de mettre en lumière une ou l’autre des activités de l’organisation et surtout le travail énorme qui est fait sur le terrain et qui est souvent mal connu à Genève.
Quelle chance d’avoir un journal dans lequel chacun est libre de s’exprimer. Oui, la liberté de la presse est fondamentale et UN Special a su, au cours des années, faire en sorte qu’elle soit préservée. L’exercice n’est pas évident a priori car il ne suffit pas de s’en convaincre pour que cela devienne une réalité. J’imagine les débats qui ont du se tenir au sein du comité de rédaction quant à l’opportunité d’inclure un article au ton provocateur. Est-il possible de tout publier ? Peut-on critiquer ouvertement une administration sans prendre le risque de représailles ? Comment maintenir un bon équilibre entre ce qui risque d’être jugé polémique et ce qui ne l’est assurément pas ? Le secret du succès de l’UN Special réside sans doute dans la variété des sujets abordés. Quelque soit le numéro, chacun est sûr de trouver un article qui lui plaise, que ce soit en lien direct avec les Nations Unies, une interview, un article de fond ou plutôt le lieu de la prochaine promenade du weekend. Nombre d’entre nous l’emporte régulièrement à la maison, pour avoir le temps de le lire tranquillement et s’il disparaît c’est que le conjoint l’aura subtilisé pour comprendre un peu mieux ce qui se passe aux Nations Unies...
Le succès du journal est dû à l’éclectisme des sujets sans doute, mais aussi et surtout au professionnalisme de l’équipe. Grâce à l’engagement des membres du groupe, à leur motivation et à leur sérieux, la qualité du magazine est toujours irréprochable. Et au magazine sont venues s’ajouter depuis quelques années les pages web qui nécessitent des heures de travail supplémentaires pour nous permettre de retrouver plus facilement l’information.
Bravo et merci à toutes les personnes qui se mobilisent régulièrement, tous bénévoles, que ce soit pour la rédaction d’articles, leur relecture, la mise en page, le choix des photos ou l’impression. Ce sont eux qui sont la clef de cette réussite, qui maintiennent ce trait d’union entre le personnel des Nations Unies, ce fil qui nous relie les uns aux autres et qui au cours des années est devenu un lien solide.
60 ans... Age de la retraite ? Certainement pas ! C’est aujourd’hui, plus que jamais, l’âge auquel tout est possible. Que l’UN Special poursuive donc sa route, élargisse peut être ses horizons ou au contraire se recentre sur l’essentiel – les relations humaines – les liens qui nous unissent, hommes et femmes, travaillant pour les Nations Unies, au service des autres.
Yann Arthus Bertrand conclut son interview dans le numéro d’octobre 2009 de l’UN Special par une phrase magnifique. Il dit : « Ce qui me frappe le plus c’est que l’engagement rend heureux. Les gens qui s’investissent de manière désintéressée, donnent du temps et de l’amour, constituent une famille. » Et il ajoute « J’aimerais en faire partie ». Aujourd’hui j’adresse mes meilleurs voeux à l’équipe de rédaction, et en vous voyant si heureux, j’espère que de nombreuses personnes, en particulier de l’OMS, vont vous contacter pour vous dire « J’aimerais faire partie de la famille de l’UN Special ! ».

UN Photo / Eskinder Debebe

CHRISTIAN DAVID
RÉDACTEUR EN CHEF

Monsieur le Directeur général, Madame Nuttall, Mesdames, Messieurs les autorités et collègues des Organisations Internationales, des Missions diplomatiques et des ONG, Mesdames, Messieurs les autorités et collègues de l’Etat, du Canton, de la cité, du pays hôte, Mesdames, Messieurs les partenaires des entreprises, Mesdames, Messieurs les universitaires et habitants de la cité de Calvin, Cher(e)s ami(e)s.
C’est au nom des membres des comités de rédaction successifs que je vous souhaite la bienvenue, vous pourrez en rencontrer un certain nombre actuels et anciens dans l’assemblée. Observez les bien, ils proviennent des Organisations Internationales, nous faisons appel aussi à des expertises extérieures pour l’édition, le graphisme, l’impression et la publicité. Le comité du magazine est un parfait exemple, à une petite échelle, de l’intégration et du partage des compétences entre la société civile et la Genève Internationale. Au niveau éditorial, des expertises ponctuelles extérieures universitaires, professionnelles et surtout humaines s’entrecroisent dans nos colonnes, ainsi que les participations des collègues qui oeuvrent sur le terrain pour leurs agences institutionnelles ou ONG.
Votre magazine est aujourd’hui un mélange de professionnels bénévoles issus d’horizons, de cultures différents, une image
modèle réduit en somme, de la Genève internationale dont je ne vais pas faire le plaidoyer ce soir, quoi que. Genève, une ville qui dispose d’un réseau d’expertises inégalable, concentré sur un périmètre réduit, il se trouve que c’est aussi le périmètre de diffusion de nos 10 500 exemplaires. Pensez-y !
On utilise le terme de bonne gouvernance, pour expliquer de quelle manière doit s’organiser une société voire une entreprise. Allez tout simplement vous informer des préoccupations de ceux qui constituent « la colonne vertébrale » des organisations, sans laquelle elles ne pourraient fonctionner, essayez d’y répondre sur une base inter organisations et, j’ose le dire, lisez UN Special car c’est souvent un instantané de la situation présente.
L’UN Special a été créé le 24 octobre 1949 par le personnel de l’ONU et de l’OMS. Depuis cette date, il n’a cessé d’informer le personnel avec une détermination qui tenait plus de la volonté de ses rédacteurs que des moyens qui leur étaient dévolus. Pourquoi avons-nous réussi durer soixante années ? Une des réponses est que les rédacteurs ne nous rejoignent pas par ambition ni par carriérisme ou alors ceux là ne restent pas longtemps. Ils apportent leur intelligence, leur analyse, leur énergie, leur sincérité, sans rien prendre en retour, contrairement à ceux des personnages de tous niveaux qui se croisent dans les services étant parfois préoccupés davantage par ce qu’ils peuvent prendre que parce ce qu’ils donnent. Il n’y en a pas plus ici qu’ailleurs, on aimerait cependant qu’il y en ait moins. Je vous rassure, je n’en ai pas vu parmi cette assemblée ce soir mais je dois reconnaître également que j’ai la vue qui baisse un peu.
Je tiens à remercier les membres des différents services, dans toutes les structures qui distribuent le magazine. Ils font tous partie en somme, de ce comité de rédaction, leur tâche est primordiale. Sachez que vous tous présents ici ce soir êtes potentiellement rédacteurs. Vous avez la possibilité de vous exprimer directement, et d’être lus par des milliers de personnes sans passer par une succession d’autorisations. Cette autonomie éditoriale donne aussi un dynamisme et une réactivité permettant la parution de onze numéros par an.
L’exposition qui a été organisée magnifiquement par Eugénie, notre assistante, avec l’aide de Carmen du Service culturel et Thierry, vous montre parfois de manière émouvante que l’Histoire avec un H majuscule se confond souvent avec les histoires. Je suggère d’ailleurs ce soir aux universitaires présents ici, ce thème de thèse, qui viendra enrichir la bibliothèque des Nations Unies.
Des idées récentes comme la crèche internationale (une réunion s’est déroulée ce matin à la mairie de Genève), l’orchestre des Nations Unies (nous cherchons une salle pour les répétitions) des collectes (Alger), ont été initiées et accompagnées, par notre magazine. Nous disposons en effet des contacts humains qui permettent de comprendre les besoins et d’envisager des solutions au-delà de notre périmètre de travail. Nous avons d’autres projets, donnez nous du temps pour les réaliser.
Je profite de votre présence pour lancer un appel : avant ou après une journée de travail, il est difficile, même en étant passionné, de gérer une structure identique à une entreprise. Aidez-nous à conserver cette autonomie et améliorer cet outil c’est garantir une ligne éditoriale et un fonctionnement de qualité. C’est l’intérêt de tous. Ce soir, merci de ne pas prononcer cette phrase : « C’est bien ce que vous faites, continuez ! » Mais plutôt celle là : « Travaillons ensemble ! » Je voudrais ce soir – remercier l’Organisation internationale de la francophonie pour sa participation au financement de l’exposition. (Elle n’est pas rancunière car il nous est souvent reproché de publier trop de textes en anglais.) – lever mon verre au SAFI, Services d’achats des fonctionnaires internationaux, qui nous offre les boissons et qui, par son parcours parallèle à celui du magazine, a offert et offrira, nous l’espérons, ce service inégalable au personnel. L’UN Special est autonome, grâce à son éditeur extérieur, que je salue. Le fonctionnement avec la publicité permet l’impression, la distribution et celà sans aucune contribution interne. Remercions nos partenaires des entreprises qui nous permettent d’être distribués dans les Organisations, les missions diplomatiques et en différents endroits culturels, décisionnels et économiques de Genève.
Remercions l’administration qui nous supporte, parfois dans les deux sens du terme, et tous les dirigeants successifs conscients, depuis soixante ans que la liberté d’expression est une bouffée d’oxygène dans le fonctionnement de structures comme les nôtres. Nos remerciements vont également à vous chère assemblée, qui nous apportez vos textes, vos informations, vos suggestions vos critiques parfois. Sachez qu’elles sont prises en compte. Les demandes sont de plus en plus nombreuses, nous attendons les articles de qualité pour enrichir notre propos et pour que ce formidable magazine, qui est le vôtre, continue à évoluer et constitue un point de rencontre dans notre paysage international.
Un mot sur notre site internet : nos collègues le consultent aux quatre coins de la planète. Ce site nous apporte et nous apportera des contributions importantes. Je suis même surpris parfois, après avoir tapé une requête avec un moteur de recherche, de me retrouver sur notre site. Nous avons l’ambition de mettre en ligne toutes nos archives depuis 1949 et nous avons commencé grâce à Sasha, notre web master.
Le comité de rédaction vous invite maintenant à partager le verre de l’amitié et à souffler vos bougies.
Bon anniversaire UN Special !

 
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60th Anniversary of UN Special — Reception

Secretary-General visits “UN Special magazine: History over 60 years” exhibition

 
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