Excellencies
Current and former UN Special contributors
Ladies and Gentlemen:
I am very pleased to welcome you all to this
extraordinary exhibition to mark the 60th
anniversary of UN Special.
When you look in the dictionary under “special”,
you will find words like “unique” and
“exceptional”. These attributes certainly apply
to UN Special, and I can think of few publications
that are so perfectly named. For all
of us, UN Special stands out and has a special
place within the United Nations as a magazine
for and by staff. And today is therefore –
on all levels – a special day, and I appreciate that we are many here to celebrate it.
It is highly appropriate that this exhibition
is placed here in the Passarelle, which connects
the main sections of the Palais des Nations.
Over the past sixty years, UN Special has served as a bridge between different
parts of the United Nations system. As a
joint venture between UNOG and WHO,
this staff magazine is itself a good example
of constructive and lasting inter-agency collaboration.
Through articles and interviews
as we see here, UN Special has helped to
create a greater awareness of current challenges,
of the connections across our work
and of our common direction – within Geneva
and across duty stations. Long before
the term was even coined, UN Special was a
tool for system-wide coherence.
But, UN Special is not UN-centric. The magazines
on display and the images chosen
by the UN Special photographers point to
a focus on the world around us and on the
people that the United Nations serves.
The publication places increasing emphasis
on establishing networks and partnerships
with other international organizations, and
on reaching out to the international community
in Geneva.
UN Special has become an additional platform
for bringing together International
Geneva, which is particularly valuable as
the challenges before us call for multi-stakeholder
responses. I commend these efforts.
It is therefore a pleasure to have with us representatives
of many different United Nations
entities and of the wider International
Geneva. Your participation testifies to UN Special’s broad reach and impact.
Dear Friends: Today, we also pay tribute to
the creativity, dynamism and energy of the
United Nations staff who have put together UN Special over the past sixty years. Beyond
their regular duties, they have contributed
time and attention to promoting the activities
of their colleagues, highlighting staff
issues of common concern, advancing staff
welfare and cementing our collective identity
as United Nations staffers.
UN Special’s contribution to the collective
efforts that led to the establishment in 2003
of the memorial in Ariana Park to honour
colleagues who lost their lives in the service
of peace is, in my view, a most pertinent
illustration of the spirit of collegiality that
characterizes the magazine. All who have taken part in UN Special have set an example
in team spirit, commitment and mutual
support and I am glad to see many of them
with us this evening.
By tracing the development of UN Special from the very first magazine in 1949 until
today, this exhibition at the same time
highlights key moments in the history of the
United Nations, as experienced and told by
staff. It demonstrates how the challenges
before us have been transformed in complexity
and scope. But it also shows us that
the value of multilateral collaboration and
the importance of our staff are constants in
a rapidly changing world. It is the drive and
determination of our staff that shape our
results. They all deserve respect and gratitude
for their deep belief in the mission of
the United Nations and their dedication to
realizing the vision of the founding fathers
– whatever the challenges and constraints
may be. This anniversary is an opportunity
to thank each and every one of our staff.
I have just returned from the opening of the
General Assembly at United Nations Headquarters.
A common thread in the speeches
of world leaders was the need for stronger
multilateral cooperation to address shared
challenges and to adapt as these challenges
evolve. I believe that UN Special embodies
both the United Nations’ unique ability to
facilitate cooperation between people of all
backgrounds and its capacity to adjust to
ever-changing circumstances – without losing
sight of the overall objectives.
These are the very special qualities that we
need to build on for the coming sixty years.
Happy birthday!
Thank you very much.
Monsieur le Directeur général de l’Office
des Nations Unies à Genève, Excellences,
mesdames et messieurs, collègues et amis,
c’est un grand honneur pour moi de représenter
aujourd’hui ici Dr Chan, Directrice
générale de l’OMS qui est retenue dans une
réunion à l’étranger.
Lorsqu’il m’est arrivé de prononcer quelques
mots pour des soixante ans, c’était toujours
parce que la personne partait à la retraite,
qu’elle avait atteint cet âge respectable à
partir duquel il est possible de faire autre
chose.
Aujourd’hui bien entendu, il n’est pas question
de retraite pour l’UN Special alors que
le magazine représente tant pour le personnel
des Nations Unies ! En tant qu’ancienne
présidente de l’association du personnel de
l’OMS, j’ai toujours porté un oeil bienveillant
sur l’UN Special, puisque comme vous le
savez le journal est cogéré par l’OMS et
l’UNOG. Le magazine compte pour l’OMS,
il nous permet régulièrement de mettre en
lumière une ou l’autre des activités de l’organisation
et surtout le travail énorme qui
est fait sur le terrain et qui est souvent mal
connu à Genève.
Quelle chance d’avoir un journal dans lequel
chacun est libre de s’exprimer. Oui,
la liberté de la presse est fondamentale et UN Special a su, au cours des années, faire
en sorte qu’elle soit préservée. L’exercice
n’est pas évident a priori car il ne suffit pas
de s’en convaincre pour que cela devienne
une réalité. J’imagine les débats qui ont
du se tenir au sein du comité de rédaction
quant à l’opportunité d’inclure un article
au ton provocateur. Est-il possible de tout
publier ? Peut-on critiquer ouvertement une
administration sans prendre le risque de
représailles ? Comment maintenir un bon
équilibre entre ce qui risque d’être jugé polémique
et ce qui ne l’est assurément pas ?
Le secret du succès de l’UN Special réside
sans doute dans la variété des sujets abordés.
Quelque soit le numéro, chacun est
sûr de trouver un article qui lui plaise, que
ce soit en lien direct avec les Nations Unies,
une interview, un article de fond ou plutôt
le lieu de la prochaine promenade du weekend.
Nombre d’entre nous l’emporte régulièrement
à la maison, pour avoir le temps
de le lire tranquillement et s’il disparaît c’est
que le conjoint l’aura subtilisé pour comprendre
un peu mieux ce qui se passe aux
Nations Unies...
Le succès du journal est dû à l’éclectisme
des sujets sans doute, mais aussi et surtout
au professionnalisme de l’équipe. Grâce à
l’engagement des membres du groupe, à
leur motivation et à leur sérieux, la qualité
du magazine est toujours irréprochable. Et
au magazine sont venues s’ajouter depuis
quelques années les pages web qui nécessitent
des heures de travail supplémentaires
pour nous permettre de retrouver plus facilement
l’information.
Bravo et merci à toutes les personnes qui se
mobilisent régulièrement, tous bénévoles,
que ce soit pour la rédaction d’articles, leur
relecture, la mise en page, le choix des photos
ou l’impression. Ce sont eux qui sont la
clef de cette réussite, qui maintiennent ce
trait d’union entre le personnel des Nations
Unies, ce fil qui nous relie les uns aux autres
et qui au cours des années est devenu un
lien solide.
60 ans... Age de la retraite ? Certainement
pas ! C’est aujourd’hui, plus que jamais, l’âge
auquel tout est possible. Que l’UN Special poursuive donc sa route, élargisse peut être
ses horizons ou au contraire se recentre sur
l’essentiel – les relations humaines – les
liens qui nous unissent, hommes et femmes,
travaillant pour les Nations Unies, au service
des autres.
Yann Arthus Bertrand conclut son interview
dans le numéro d’octobre 2009 de l’UN Special par une phrase magnifique. Il dit :
« Ce qui me frappe le plus c’est que l’engagement
rend heureux. Les gens qui s’investissent
de manière désintéressée, donnent
du temps et de l’amour, constituent une famille. » Et il ajoute « J’aimerais en faire partie ».
Aujourd’hui j’adresse mes meilleurs voeux à
l’équipe de rédaction, et en vous voyant si
heureux, j’espère que de nombreuses personnes,
en particulier de l’OMS, vont vous
contacter pour vous dire « J’aimerais faire
partie de la famille de l’UN Special ! ».
Monsieur le Directeur général, Madame
Nuttall, Mesdames, Messieurs les autorités et
collègues des Organisations Internationales,
des Missions diplomatiques et des ONG,
Mesdames, Messieurs les autorités et collègues
de l’Etat, du Canton, de la cité, du
pays hôte, Mesdames, Messieurs les partenaires
des entreprises, Mesdames, Messieurs
les universitaires et habitants de la cité de
Calvin, Cher(e)s ami(e)s.
C’est au nom des membres des comités de
rédaction successifs que je vous souhaite la
bienvenue, vous pourrez en rencontrer un
certain nombre actuels et anciens dans l’assemblée.
Observez les bien, ils proviennent
des Organisations Internationales, nous faisons
appel aussi à des expertises extérieures
pour l’édition, le graphisme, l’impression
et la publicité. Le comité du magazine est
un parfait exemple, à une petite échelle,
de l’intégration et du partage des compétences
entre la société civile et la Genève
Internationale. Au niveau éditorial, des
expertises ponctuelles extérieures universitaires,
professionnelles et surtout humaines
s’entrecroisent dans nos colonnes, ainsi que
les participations des collègues qui oeuvrent
sur le terrain pour leurs agences institutionnelles
ou ONG.
Votre magazine est aujourd’hui un mélange
de professionnels bénévoles issus d’horizons,
de cultures différents, une image
modèle réduit en somme, de la Genève
internationale dont je ne vais pas faire le
plaidoyer ce soir, quoi que. Genève, une
ville qui dispose d’un réseau d’expertises
inégalable, concentré sur un périmètre réduit,
il se trouve que c’est aussi le périmètre
de diffusion de nos 10 500 exemplaires.
Pensez-y !
On utilise le terme de bonne gouvernance,
pour expliquer de quelle manière doit s’organiser
une société voire une entreprise.
Allez tout simplement vous informer des
préoccupations de ceux qui constituent « la
colonne vertébrale » des organisations, sans
laquelle elles ne pourraient fonctionner, essayez
d’y répondre sur une base inter organisations
et, j’ose le dire, lisez UN Special car
c’est souvent un instantané de la situation
présente.
L’UN Special a été créé le 24 octobre 1949
par le personnel de l’ONU et de l’OMS.
Depuis cette date, il n’a cessé d’informer le
personnel avec une détermination qui tenait
plus de la volonté de ses rédacteurs que des
moyens qui leur étaient dévolus. Pourquoi
avons-nous réussi durer soixante années ?
Une des réponses est que les rédacteurs
ne nous rejoignent pas par ambition ni par
carriérisme ou alors ceux là ne restent pas
longtemps. Ils apportent leur intelligence,
leur analyse, leur énergie, leur sincérité,
sans rien prendre en retour, contrairement
à ceux des personnages de tous niveaux qui
se croisent dans les services étant parfois
préoccupés davantage par ce qu’ils peuvent
prendre que parce ce qu’ils donnent. Il
n’y en a pas plus ici qu’ailleurs, on aimerait
cependant qu’il y en ait moins. Je vous rassure,
je n’en ai pas vu parmi cette assemblée
ce soir mais je dois reconnaître également
que j’ai la vue qui baisse un peu.
Je tiens à remercier les membres des différents
services, dans toutes les structures qui
distribuent le magazine. Ils font tous partie
en somme, de ce comité de rédaction, leur
tâche est primordiale. Sachez que vous tous
présents ici ce soir êtes potentiellement rédacteurs.
Vous avez la possibilité de vous
exprimer directement, et d’être lus par des
milliers de personnes sans passer par une
succession d’autorisations. Cette autonomie
éditoriale donne aussi un dynamisme et une
réactivité permettant la parution de onze
numéros par an.
L’exposition qui a été organisée magnifiquement par Eugénie, notre assistante,
avec l’aide de Carmen du Service culturel
et Thierry, vous montre parfois de manière
émouvante que l’Histoire avec un H majuscule
se confond souvent avec les histoires. Je
suggère d’ailleurs ce soir aux universitaires
présents ici, ce thème de thèse, qui viendra
enrichir la bibliothèque des Nations Unies.
Des idées récentes comme la crèche internationale
(une réunion s’est déroulée ce
matin à la mairie de Genève), l’orchestre
des Nations Unies (nous cherchons une
salle pour les répétitions) des collectes
(Alger), ont été initiées et accompagnées,
par notre magazine. Nous disposons en
effet des contacts humains qui permettent
de comprendre les besoins et d’envisager
des solutions au-delà de notre périmètre de
travail. Nous avons d’autres projets, donnez
nous du temps pour les réaliser.
Je profite de votre présence pour lancer un
appel : avant ou après une journée de travail,
il est difficile, même en étant passionné, de
gérer une structure identique à une entreprise.
Aidez-nous à conserver cette autonomie
et améliorer cet outil c’est garantir
une ligne éditoriale et un fonctionnement
de qualité. C’est l’intérêt de tous. Ce soir,
merci de ne pas prononcer cette phrase :
« C’est bien ce que vous faites, continuez ! »
Mais plutôt celle là : « Travaillons ensemble ! »
Je voudrais ce soir – remercier l’Organisation
internationale de la francophonie
pour sa participation au financement de
l’exposition. (Elle n’est pas rancunière car il
nous est souvent reproché de publier trop
de textes en anglais.) – lever mon verre au
SAFI, Services d’achats des fonctionnaires
internationaux, qui nous offre les boissons
et qui, par son parcours parallèle à celui
du magazine, a offert et offrira, nous l’espérons,
ce service inégalable au personnel.
L’UN Special est autonome, grâce à son éditeur
extérieur, que je salue. Le fonctionnement
avec la publicité permet l’impression,
la distribution et celà sans aucune contribution
interne. Remercions nos partenaires
des entreprises qui nous permettent d’être
distribués dans les Organisations, les missions
diplomatiques et en différents endroits
culturels, décisionnels et économiques de
Genève.
Remercions l’administration qui nous supporte,
parfois dans les deux sens du terme,
et tous les dirigeants successifs conscients,
depuis soixante ans que la liberté d’expression
est une bouffée d’oxygène dans le fonctionnement
de structures comme les nôtres.
Nos remerciements vont également à vous
chère assemblée, qui nous apportez vos
textes, vos informations, vos suggestions
vos critiques parfois. Sachez qu’elles sont
prises en compte. Les demandes sont de
plus en plus nombreuses, nous attendons
les articles de qualité pour enrichir notre
propos et pour que ce formidable magazine,
qui est le vôtre, continue à évoluer et
constitue un point de rencontre dans notre
paysage international.
Un mot sur notre site internet : nos collègues
le consultent aux quatre coins de la planète.
Ce site nous apporte et nous apportera des
contributions importantes. Je suis même
surpris parfois, après avoir tapé une requête
avec un moteur de recherche, de me retrouver
sur notre site. Nous avons l’ambition
de mettre en ligne toutes nos archives depuis
1949 et nous avons commencé grâce à
Sasha, notre web master.
Le comité de rédaction vous invite maintenant
à partager le verre de l’amitié et à
souffler vos bougies.
Bon anniversaire UN Special !
60th Anniversary of UN Special — Reception
Secretary-General visits “UN Special magazine: History over 60 years” exhibition