D’une superficie de 9,5 millions de kilomètres carrés (2300 fois celle de la Suisse !), la République populaire de Chine (Zhonghua Renmin Gongheguo) est le 3e pays du monde par sa grandeur, après la Russie et le Canada.
La Chine est délimitée par 15 000 kilomètres de frontières terrestres qu’elle partage avec quatorze pays (Russie, Mongolie, Corée du Nord, Vietnam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan et Kazakhstan). La Chine possède également une façade maritime de 14 500 kilomètres avec la mer Jaune et la mer de Chine, et quelque 5400 îles complètent le pays. Si le chinois est la langue officielle de la Chine, environ deux cents langues sont parlées par les 1,33 milliard d’habitants qui peuplent le pays.
A l’heure où l’on parle de la Chine « moderne » au travers des Jeux Olympiques, du Grand Prix de Formule 1, des grandes marques européennes qui inaugurent d’immenses boutiques de luxe dans Pékin (Beijing) ou Shanghai, une autre Chine existe en parallèle. A seulement quelques kilomètres de grandes villes comme Pékin, Xi’an (ancienne capitale de la Chine célèbre pour sa fameuse armée de l’Empereur enterrée composée de six mille guerriers en terre cuite), Zhongwei, Xining... toute une population vit encore comme au début du siècle passé.
Dans la banlieue de Zhongwei, l’autoroute à
quatre voies est entretenue à la main par des
groupes de femmes qui n’utilisent pour cela
que de simples balais de bois ! Il faut dire
que cette autoroute, très désertique, n’est
fréquentée que par quelques tracteurs tirant
des chars de paille qui rentrent de la campagne
environnante ! Cette paille transportée
provient de la récolte du riz, aliment de
base des chinois. 170 millions de tonnes sont
produites chaque année. Le riz, coupé manuellement
à la serpe, est ensuite mis sous
forme de gerbes avant d’être battu au fléau.
Cette façon archaïque de moisson en Chine
nous fait faire un bon en arrière d’un siècle !
Assis devant leurs maisons souvent faites de briques et de terre, quelques paysans chinois n’ont semble-t-il pas oublié Mao Tsé-Toung qui dirigea le pays de 1949 jusqu’à sa mort il y à trente-deux ans. Ils sont toujours vêtus du fameux costume Mao (pantalon droit et large, veste à petit col, confectionnés dans une toile de coton bleue), habit adopté à l’époque par le Grand dirigeant suprême. Là aussi, nous avons beaucoup de mal à nous imaginer en 2009 !
Mais de retour en ville, où le costume Mao a été délaissé au profit de vêtements d’inspiration plus occidentale, où le marché immobilier est en plein boum, où les automobiles encombrent les avenues bordées de boutiques de luxe... nous prenons d’un coup un siècle d’avance, avec « l’autre » Chine, la plus connue, celle qui est en train de conquérir le monde.
Shanghai et Pékin, les deux plus grandes
villes de Chine, accueillent chaque année
de nombreux touristes, tout comme Hong
Kong et X’ian, très accessibles aux étrangers.
Il n’en est pas de même pour une
grande partie du pays, celle qui vit repliée
sur elle-même, la Chine d’hier, la Chine profonde,
la Chine vraie... la Chine à découvrir.
Pour cette Chine-là, aucune agence de
voyage ne proposera un circuit sur ses
catalogues. Et c’est tant mieux pour celui
qui recherche l’authenticité d’un pays. De
surcroît, lorsque l’on peut découvrir ces régions
reculées à pieds, c’est le summum.
L’approche avec l’autochtone est fabuleuse.
Il n’y a pas de mots assez forts pour exprimer
l’accueil qu’il nous réserve...
Jean-Claude Le Cornec, nous donne la possibilité
de vivre ces moments intenses via
sa société SDPO (Sport Développement &
Performance Organisation).
Depuis 1996, cet ancien sportif de haut
niveau, organise les Foulées de la Soie
en Chine, course en étapes répartie sur
douze jours, ouverte aux coureurs et aux
marcheurs. Chaque année le parcours est
différent : fabuleux pour s’immerger dans
cet univers où rêve et émotion sont au
programme quotidiennement. La dernière
édition de cette fabuleuse aventure s’est
déroulée du 2 au 13 août. La centaine de
concurrents engagés ont eu le privilège de
découvrir la province du Shanxi, l’un des
berceaux de la nation chinoise située au
nord-est du pays. Les grottes de Yungang,
le temple suspendu de Datong, les remparts
de Pingyao, les plaines du Loess et bien
entendu l’incontournable Grande Muraille
de Chine étaient au programme de cette 14e
édition des Foulées de la Soie.
Cette année encore, les organisations internationales
étaient représentées sur la liste
des partants avec Églé Lorenzin et Xavier
Duparc. Après Monique Fréchin, Anne
Vittori, Danièle Busser, Jean-Louis Musset
(OMC) et votre serviteur (OMS) qui avaient
pu apprécier l’épreuve il y a quelques années,
les deux membres de l’Organisation
Mondiale de la Santé s’alignaient dans la
catégorie « coureurs ». Malgré une blessure
au genou, Xavier prendra la 43e place tandis
que Églé se classera 59e.
Contact: les Foulées de la Soie sdpo@sdpo.com