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PALENQUE
UN DES PLUS IMPRESSIONNANTS SITES ARCHÉOLOGIQUES DE LA CULTURE MAYA

Au coeur de la forêt tropicale du Chiapas, l’état mexicain au sud du pays, près du fleuve Usumacinta est située une cité maya Palenque où se trouvait l’un des centres cérémoniels les plus importants du premier empire Maya. Même s’il est de taille moyenne (l’étendue de la zone de construction est de 20 km), il se distingue néanmoins par son patrimoine architectural et sculptural.

E. NAZARENKO

La zone découverte jusqu’en 2005 représente 2,5 km² mais on estime avoir exploré moins de 10% de la superficie totale de la cité. Il reste encore plus de mille structures couvertes par la forêt. En 1981, le site de Palenque fut désigné «Zone protégée». Depuis 1987 il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le nom maya de la cité est Lakam Ha, qui signifie «Grandes eaux», en référence aux nombreuses sources et cascades que l’on peut trouver à travers la ville. On estime que les Mayas fondèrent Lakam Ha au préclassique (2500 av. J.-C. – 300 ap. J.-C.), vers 100 av. J.-C. C’était alors un petit village principalement agricole. Les inscriptions indiquent que la ville proprement dite, naît au IVe siècle. Les pyramides ont été construites entre 650 et 770. Parmi les structures découvertes, la plus ancienne fut construite vers l’an 600.

Palenque présente de nombreux édifices, dont les plus remarquables sont le Temple (ou Pyramide) des Inscriptions et le Palais. Parmi les constructions accessibles on peut noter aussi le Temple de la Croix, le Temple de la Croix feuillue, le Temple du Soleil, le jeu de pelote et le Groupe nord.

La Pyramide des Inscriptions a une base pyramidale à neuf étages sur laquelle se dresse un Temple de 25 m de haut. Le sarcophage du roi Pakal repose à l’intérieur. Il est aussi décoré de statues représentant les neuf divinités symbolisant les neuf mondes mayas et de glyphes (gravures en creux). Le palais est composé d’une douzaine d’édifices répartis autour de quatre cours intérieures et reliés par des passages souterrains.

Jusqu’au début du XIXe siècle, on pensait que les silhouettes des sculptures et bas-reliefs de Palenque représentaient des Égyptiens, des Polynésiens ou les dix tribus perdues d’Israël. En 1831, l’explorateur militaire Juan Galindo fut le premier à noter dans son rapport de visite à Palenque que ces silhouettes ressemblaient plus à des populations locales.

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