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CONTRE LE POIDS DES MAUX, UN TRAITEMENT DE « SHOC »!
La récente épidémie de grippe porcine l’atteste
plus que jamais, l’OMS avait besoin
d’un outil permettant de détecter très rapidement
une menace. Maladie infectieuse,
catastrophe naturelle ou alerte chimique, la
riposte devenait indispensable pour venir
en aide aux pays, dans les coins les plus reculés
comme dans les mégapoles, de manière
immédiate et coordonnée et améliorer
encore les résultats obtenus en matière de
santé.
Cette réflexion a donné naissance, en 2004,
au Centre stratégique des opérations sanitaires
(SHOC). Programme de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) où sont collectées
et traitées les données qui transitent sur
la toile, « SHOC » est doté d’une technologie
de pointe, virtuelle et matérielle, digne d’un
film de James Bond – à faire pâlir les techniciens
de la NASA!
Dans l’ancienne salle de cinéma, au
deuxième sous-sol de l’Organisation, le personnel
traque sur le Net toute information,
tout indice cités dans un journal en ligne, site
médical, chaînes de télévision du monde entier,
même un blog, pour détecter les signes
avant-coureurs de maladie. Le Centre couvre des domaines aussi variés que des exercices
de sécurité sanitaire, la surveillance d’un événement
médiatique comme les Jeux olympiques,
un empoisonnement au thallium en
Iraq, un tremblement de terre en Chine ou au
Pakistan, un cyclone au Myanmar, toutes circonstances
où la santé des populations est
mise en péril.
En période de crise, le personnel est sur la
brèche 24 heures sur 24, se relayant pour suivre
pas à pas le déplacement d’un virus sur
écran haute définition à la manière des cartes
météo, pour soutenir et conseiller les instances
sanitaires ou des organisations non
gouvernementales par vidéoconférence et
communications téléphoniques. Les données
sont disponibles par chaque membre de
l’équipe du Centre et chacun peut apporter
ses notes et recommandations. Ces échanges
virtuels réduisent considérablement la présence
sur le terrain de nombreuses personnes,
diminuant ainsi les risques de contamination
et de transmission encourus tant par
les personnels de santé que par les populations
tout en fournissant l’aide essentielle.
L’accès aux données et leur utilisation doivent
être universels et pouvoir instantanément
bénéficier au médecin de campagne
comme au plus haut dirigeant sanitaire,
qu’importe le lieu où il se trouve. Prenons
pour exemple cet épidémiologiste envoyé
loin de toute civilisation pour vérifier un cas
de maladie – dont on ignore encore parfois
même le nom –, ne disposant pour bureau
que d’un grand carton où sont posées des
pages remplies de notes et n’ayant pour outil
de communication que son téléphone cellulaire.
Les instructions « en direct » et les
moyens nécessaires à la riposte lui sont vitaux
pour endiguer tout risque d’épidémie.
C’est pourquoi l’équipe du Centre stratégique
se penche sur le problème complexe
de la diffusion mondiale afin de développer
les techniques de communication interpersonnel:
comment faire passer le maximum
d’informations, même dans les lieux les plus
inaccessibles de la planète, avec une technologie
restreinte mais compréhensible de
tous.
Les responsables sanitaires et personnalités
politiques sont très intéressés par cette installation
stratégique; tous voudraient bénéficier
de ses avancées technologiques marquantes
pour préserver la santé de leurs
peuples, et certains viennent visiter le Centre
pour doter leur pays d’une salle identique.
Les connaissances, l’expérience et l’appui
technique de M. Zimmerly, Operations Manager,
et de M. Jered A. Markoff, ICT officer,
du Centre stratégique, leur sont très précieux.
L’OMS, ses Etats Membres et ses partenaires
ont créé un cadre stratégique pour réduire les
risques de maladies infectieuses, donnant
corps à l’essence même de la Constitution de
l’OMS: « La possession du meilleur état de
santé qu’il est capable d’atteindre constitue
l’un des droits fondamentaux de tout être
humain, quelles que soient sa race, sa religion,
ses opinions politiques, sa condition
économique ou sociale »; ce matériel d’avantgarde
peut y contribuer.
Against the weight of pain: a “SHOC” treatment!
What is indispensable is a tool to rapidly detect the threat of infectious disease, a natural disaster or a chemical alert in any corner of the world and be able to respond immediately in a coordinated way.
A study gave birth to the Strategic Health Operations Centre (SHOC) in 2004. A program of the World Health Organization (WHO) that collects and analyses data and puts them on the web, “SHOC” possesses the latest technology, both virtual and material - to make the NASA technicians pale!
Housed in the former cinema at WHO, the staff tracks every bit of information on the Web to detect the forerunners of disease. Every indication quoted in an on-line newspaper, a medical site, television channels of the whole world or a blog are searched. The Centre covers domains as varied as exercises in healthcare safety, surveillance of media events like the Olympics, a poisoning by thallium in Iraq, an earthquake in China or in Pakistan, a cyclone in Myanmar, in fact anywhere that health is in danger.
In times of crises, the staff is on alert 24 hours a day, following each step of an event on a high definition screen like a meteorological map. They can support and advise healthcare authorities or non-governmental organizations by videoconference and telephone. Data are available to every member of the Centre and their own notes and recommendations can be added. This helps to minimize the presence on the ground, thus decreasing the risk of contagion to both health workers and the population while supplying essential aid.
Access to the data and their use should be universally available and be able to immediately benefit the country doctor as well as the highest healthcare authority, no matter where they are. For example, take the case of an epidemiologist who is sent to verify a case of disease – previously unknown. He has a large box scattered with notes for a desk and only a cellular telephone. Instructions from the Centre give him the means for vital action for him to prevent the risk of an epidemic. This is why the Centre works on the complex problem of world broadcasting to develop the techniques necessary to communicate a maximum amount of information to the most inaccessible places on the planet with easy-to-use technology.
This system gives healthcare authorities and political personalities a tool for significant technological progress towards protecting health. Many visitors come to the Centre and want to duplicate it in their own country. The knowledge and emergency support experience of the Operations Manager, Mr. James E. Zimmerly, and the ICT officer, Mr. Jered A. Markoff are precious to them.
WHO, its Member States and partners have created a strategic framework with cutting-edge equipment to reduce the risk of infectious disease. It emanates from the essence of the WHO Constitution: “The enjoyment of the highest attainable standard of health is one of the fundamental rights of every human being without distinction of race, religion, political belief, economic or social condition.”

