SERVICES TECHNIQUES DES BÂTIMENTS À L’OMS
Lors de sa création en 1948, les bureaux de l’Organisation Mondiale de la Santé étaient au Palais des Nations, et ce jusqu’au milieu des années 60. Mais bien vite les locaux disponibles devenaient de plus en plus exigus. C’est pourquoi, l’Assemblée Mondiale de la Santé vota la construction d’un nouveau bâtiment avenue Appia qui sera le siège de l’OMS.
Jean Tschumi, architecte suisse de renom décrochera la réalisation du complexe dont l’inauguration aura lieu en mai 1966. Avec ses dix étages de bureaux, salles de réunions, locaux techniques et administratifs, le bâtiment principal, ainsi que toutes les annexes qui accueillent quotidiennement 2500 employés et de nombreux visiteurs génèrent de nombreuses réparations, et un entretien permanent et attentif est nécessaire. Pour cela, BPM a l’oeil et, au moindre problème, par l’intermédiaire du service technique adéquat, la solution est trouvée dans les plus brefs délais.
BPM (Gestion des bâtiments et locaux)
BPM s’occupe donc de la gestion, de la maintenance
et des nouveaux projets concernant
les bâtiments de l’OMS. Coordonner les différents
services techniques internes et planifier
les travaux exécutés par les entreprises
extérieures font partie du quotidien du département
à la tête duquel on retrouve François
Campiche, architecte de profession, assisté
d’Olivier Sibut-Pinote, ingénieur civil.
Dernier exemple en date de leur savoir-faire,
le chantier de rénovation de la salle du
conseil qui demanda onze mois de travaux.
Parmi les projets à venir, le ravalement des façades
des bâtiments ainsi que le changement des systèmes de distribution du chauffage
dans les locaux. Également au planning,
le nouvel immeuble D qui va voir ses
zones OMS complètement réaménagées.
Côté environnement... et économies, les gestions
de l’eau, de l’électricité et du chauffage
sont aussi à l’étude. A maintes reprises,
BPM est amené à superviser diverses missions
à l’étranger, notamment à Kuala Lumpur,
siège du Global Management System.
AIR (Climatisation et sanitaire)
A la base, ils ont chacun leurs spécialités. Bernard
Dufaug s’occupe de la production de
froid et des appareils de climatisation, Daniel
Javerzat, des systèmes de régulation et de
l’électromécanique des systèmes CVCS
(chauffage, ventilation, climatisation et sanitaire)
et Gino Lanza, de son côté, est spécialisé
dans le domaine du sanitaire. Quant à
Daniel Laracine, il est le maître dans le secteur
chauffage. Mais, polyvalence oblige,
chacun touche à tout, ce qui renforce encore
la très bonne entente qui règne au sein de ce
groupe AIR dirigé par Philippe Guislain.
Technicien en chauffage, le haut savoyard a
délaissé son entreprise de Megève pour rejoindre
l’OMS en 1996.
Pour chauffer les différents bâtiments de l’Organisation,
827000 litres de fioul sont engloutis
annuellement par quatre grosses
chaudières développant 10000 Kw (d’une
puissance pouvant chauffer cinq cents villas
de 150m2!) et 74 kilomètres de tuyauteries
sont nécessaires. Quant à la puissance froid
(5900 Kw), elle est équivalente à celle de
4000 réfrigérateurs! Autres chiffres impressionnants,
la consommation d’eau annuelle
de 52 millions de litres et le débit d’air pulsé
dans les bâtiments de 400000 m3/h.
AIR doit également gérer l’entretien d’une
quarantaine de centrales de traitement d’air,
de 281 appareils de climatisation et production
de froid, de près de mille appareils sanitaires...
et s’occupe aussi des réseaux d’arrosage
et d’incendie.
ELM (Electromécanique)
Se retrouver à la tête du groupe Electromécanique de l’OMS après la disparition tragique
de Jacques Morel-Chevillet en février 2006
demandait un sacré professionnalisme. Pierre
Besson, alors électrotechnicien au sein du
groupe, était tout désigné pour lui succéder.
Assisté de Pascal Wynar et de Fabrice
Paciocco, électricien sous contrat d’une entreprise
externe, « Pierrot » a rarement le temps
de faire relâche. Il faut dire qu’un bâtiment
qui consomme en un mois l’équivalent de dix
ans d’un foyer moyen demande une grosse
maintenance! En plus des centaines de kilomètres
de câblage électrique et informatique,
ELM gère une centaine de tableaux électriques,
trois stations moyenne tension
(18000 volts convertis en 380 volts) et s’occupe
aussi de l’entretien des deux groupes
électrogène de secours. S’ajoutent à cela
toutes les commandes d’éclairage, la gestion
des centrales de détection incendie et l’entretien
des systèmes de contrôle d’accès des
portes d’entrée. Et comme si ce n’était pas assez,
la maintenance du matériel de manutention, l’entretien mécanique et électromécanique
des machines du restaurant, ainsi
que le service de première urgence des ascenseurs,
font aussi partie de leur travail.
GAP (Jardins et bâtiments)
Métallier de profession, Patrick Prost est à la
tête du groupe GAP depuis neuf ans. Son département
regroupe les différents services
techniques, tels que la menuiserie et la serrurerie
(avec Thierry Vallée), la maçonnerie
et la peinture (avec José Vazquez). Pose de
moquette et de carrelage, remplacement des
vitres et des stores sont également de son ressort.
Avec 125000 m2 habitables à s’occuper
et environ trois cents clefs à gérer, le travail
ne manque pas pour l’équipe de seulement
quatre personnes.
Mais ce n’est pas tout, GAP est aussi responsable
de tous les espaces verts de l’OMS.
Philippe Dubos, jardinier, assisté de «Tonio»
(sous contrat avec une entreprise extérieure)
s’occupe de 30000 m2 de pelouse et de massifs
de fleurs, d’une centaine de bacs en hydroculture,
des jardins indien & japonais... et
gère également le matériel de déneigement.
Le «team Prost» s’occupe en plus de mettre en
place les quelque deux cents drapeaux (et
autant de mâts) pour l’Assemblée Mondiale
et la Journée Mondiale de la Santé et a sous
sa responsabilité toutes les destructions de
médicaments périmés et déchets provenant
du service médical (seringues, sang, etc.).
CLG (Nettoyage et lingerie)
François Vilallonga, est le «Monsieur Propre»
de l’Organisation Mondiale de la Santé! Une
telle surface de carrelage, moquettes, parquets,
marbre, sols PVC et résine, à laquelle
il faut rajouter 20000 m2 de baies vitrées et fenêtres,
cela demande beaucoup d’entretien
et... de main-d’oeuvre. Rien que pour ce travail,
treize personnes à plein temps et septante
personnes à temps partiel (de l’entreprise
ISS) sont à l’ouvrage dans les sept
bâtiments qui constituent l’OMS. Mais ce
n’est pas tout. CLG gère aussi, via des entreprises
externes, les programmes de dératisation
et de désinfection des locaux, les services
d’équipement des sanitaires, les
fontaines à eau mobiles et le département
blanchisserie et teinturerie (linge médical,
uniformes des gardes, habits du personnel
des services techniques, rideaux...). C’est ce
même département qui a la responsabilité du
bon suivi des drapeaux des états membres de
l’OMS.
Mais, qui dit nettoyage, dit aussi gestion des
déchets. Avec une moyenne de quarante
tonnes de papier à recycler par mois, le tri sélectif
«pet» (bouteilles plastique), les réceptacles
à piles, les déchets verts, le carton et le
verre (notamment avec les restaurants et cafétérias),
le travail ne manque pas. Et puis,
d’octobre à mars, un piquet neige est aussi au
programme de CLG pour organiser le déneigement
du site de l’OMS.
La tâche de François Vilallonga est donc de
coordonner les activités de toutes ces entreprises
privées, d’établir les différents cahiers
des charges, de s’occuper des appels d’offres
ainsi que d’assurer les différents travaux administratifs
inhérents au poste.
MVE (Déménagements et mobilier)
Il n’est pas un jour sans les croiser dans les
longs couloirs de l’OMS, tractant leurs petits
chariots. Ce sont les hommes de MVE, service
chargé des déménagements, des cloisons
mobiles et du mobilier. Ils ont pour noms Olivier
Artique, Jean-Philippe Descombes, Yunus
Kilic, Sébastien Téfy et Jean-Paul Triquet.
Pour les aider, Lionel Regad et Paolo
Sousa-Ferreira, deux temporaires venus d’entreprises
externes.
Il faut dire que, avec plus de trois mille bureaux
à s’occuper (répartis sur le site principal
de l’OMS, mais aussi à Châteleine, à Casaï
et au Centre oecuménique), l’équipe
dirigée par Patrick Lobert ne chôme pas. Et
ne parlons pas des différentes réunions et
conférences qu’ils doivent agencer et l’aide
aux unités qu’ils doivent bien souvent traiter
dans l’urgence. Et toujours avec la gentillesse
qui les caractérise...
Mais nous ne pourrions pas parler de tous ces
services techniques, de leurs compétences et
de leur efficacité, sans citer celle qui coordonne
le travail de tous ces différents corps
de métier: Edwige Gailhac.
En plus de gérer toute la partie administrative
avec sa quantité de paperasserie, Edwige
s’occupe également de la préparation des
budgets et, tâche pas forcément la plus facile
en ce moment (avec les problèmes liés au
GSM), des contacts et règlements des fournisseurs
et des entreprises externes.

