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                    WORLD HEALTH DAY
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BRUTAL FORCES – YOU NEVER KNOW...

Dr Margaret Chan

When an emergency or disaster occurs, most lives are lost or saved
in the immediate aftermath of the event. People count on hospitals
and health facilities to respond, swiftly and efficiently, as the lifeline
for survival and the backbone of support.

Dr MARGARET CHAN,
DIRECTOR-GENERAL WORLD HEALTH ORGANIZATION

The tragedy of a major emergency or disaster is compounded when health facilities fail. When a hospital collapses or its functions are disrupted, lives that depend on emergency care can be lost. Interruptions in routine services can also be deadly.

In large emergencies, such as those caused by earthquakes or floods, some countries have lost as much as 50% of their hospital capacity, right at the time when life-saving services were most acutely needed.

Apart from causing increased suffering and loss of life, the failure of health facilities during an emergency can provoke a public outcry, especially when shoddy construction or violations of building codes are thought to be at fault.

Such public concern is fully justified. As this document shows, it costs surprisingly little to construct a new hospital that can withstand the shocks of earthquakes, floods, or high winds. It costs even less to retrofit existing facilities to keep their services running at critical times. It costs almost nothing to integrate risk management and emergency preparedness into a hospital’s operational plans.

To commemorate World Health Day this year, WHO is advocating a series of best practices that can be implemented, in any resource setting, to make hospitals safe during emergencies. Apart from safe siting and resilient construction, good planning and carrying out emergency exercises in advance can help maintain critical functions. Proven measures range from early warning systems to a simple hospital safety assessment, from protecting equipment and supplies to preparing staff to manage mass casualties and infection control measures.

Different types of emergencies bring typical patterns of injuries, such as crush injuries in earthquakes and hypothermia in floods, with corresponding needs for training and supplies. These needs can be anticipated in advance, and surge capacity can be tailored to manage them.

It is smart to think and plan ahead. Worldwide, the number of emergencies and disasters is rising. This trend is certain to continue as urbanization crowds people together on unsafe sites and climate change brings more frequent and more severe extreme weather events. We need to anticipate a growing number of areas that will become disaster-prone.

Abundant experience demonstrates the tremendous pay-off, also at the political level, when hospitals remain standing and functioning as beacons of security and solidity in the midst of disaster and despair. We must never forget: hospitals and health facilities represent a significant investment. Keeping them safe in emergencies protects that investment, while also protecting the health and safety of people – our foremost concern.

 
 

DÉCLARATION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

La plupart des décès surviennent immédiatement après l’événement ou la catastrophe provoquant une situation d’urgence et c’est à ce moment qu’il faut pouvoir agir pour sauver des vies.
Pour cela, la population compte sur la célérité et l’efficacité des hôpitaux: ils sont la condition de la survie et le fondement sur lequel l’aide s’appuie.

Dr Margaret Chan

Dr MARGARET CHAN,
DIRECTEUR GÉNÉRAL ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

La tragédie d’une situation d’urgence ou d’une catastrophe majeure est aggravée en cas de carence des établissements de santé. Quand un hôpital s’effondre ou que ses services sont interrompus, les vies qui dépendent des soins d’urgence sont perdues. La cessation des services ordinaires peut également s’avérer mortelle.

Dans des situations d’urgence de grande ampleur, tremblements de terre ou inondations par exemple, certains pays ont pu perdre jusqu’à 50% de leurs capacités hospitalières, juste au moment où ils avaient le plus besoin de ces services indispensables.

En dehors des souffrances accrues et des vies perdues, la carence des établissements de santé pendant une situation d’urgence peut provoquer une indignation populaire, en particulier si le grand public pense qu’il faut incriminer la mauvaise qualité des bâtiments ou des violations des codes de la construction.

Ces inquiétudes du public sont pleinement justifiées. Comme nous allons le montrer dans le présent document, la construction d’un nouvel hôpital pouvant résister à des tremblements de terre, des inondations ou des vents violents revient à un prix étonnamment bas. Il est encore moins cher de rénover les établissements existants pour que leurs services puissent continuer de fonctionner à un moment critique. Enfin, l’intégration de la gestion du risque et de la préparation aux situations d’urgence dans les plans opérationnels d’un hôpital ne coûte presque rien.

Pour la Journée mondiale de la Santé de cette année, l’OMS préconise une série de meilleures pratiques pouvant être appliquées dans n’importe quelle situation pour assurer la sécurité des hôpitaux dans les situations d’urgence. En dehors d’un emplacement sûr et d’une construction résistante, une planification de qualité et des exercices réguliers peuvent contribuer à maintenir les fonctions essentielles. Les mesures à l’efficacité avérée vont des systèmes d’alerte précoce à une simple évaluation de la sécurité de l’établissement, de la protection des équipements et des fournitures à la préparation du personnel à prendre en charge des victimes en grand nombre, sans oublier les mesures de lutte anti-infectieuse.

Selon les situations d’urgence, on observe des pathologies typiques, traumatismes par écrasement dans les tremblements de terre ou hypothermies pour les inondations par exemple, auxquelles correspondent des besoins bien précis en matière de formation ou de matériel. On peut anticiper ces besoins et adapter l’augmentation des capacités pour y faire face.

Il est avisé de réfléchir et de planifier à l’avance. On observe dans le monde entier une recrudescence des situations d’urgence et des catastrophes. Il est certain que cette tendance va se poursuivre avec l’urbanisation, qui concentre les populations sur des sites dangereux, et le changement climatique, qui augmente la fréquence et la gravité des événements météorologiques extrêmes. Nous devons nous attendre à un nombre croissant de régions où des catastrophes pourront se produire.

L’expérience a abondamment démontré les énormes bénéfices à attendre, y compris au niveau politique, quand les hôpitaux résistent et fonctionnent comme des havres de sécurité et de solidité au milieu du désastre et du désespoir. Nous ne devons jamais l’oublier: les hôpitaux et les établissements de santé représentent des investissements conséquents. En assurant leur sécurité dans les situations d’urgence, nous protégeons ces investissements, tout en préservant la santé et la sécurité des populations, ce qui est la première de nos préoccupations.

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