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JOURNAL DE BORD D’UNE GAZELLE DE L’ONUG/UNICEF

La sénégazelle est une course pas comme les autres. Cette année
encore les soixante-cinq «gazelles» qui ont participé à cet
évènement ont finalement davantage reçu qu’elles n’ont donné.
L’action humanitaire consiste à apporter du matériel scolaire,
à être accueillies par des écoliers du Sénégal en «respirant»
l’odeur et la chaleur de l’Afrique.

JESSICA HENAULT ONUG/UNICEF

Un an déjà... que j’ai découvert ce projet pas comme les autres, et pendant toute cette période, j’ai voulu m’investir pour toucher au but... Et aujourd’hui je peux dire que l’opération a réussi. L’UNICEF m’a beaucoup aidée, ainsi que le magazine UN Spécial: au total 80 kilos de fournitures. Avec les soixante-cinq «gazelles», nous atteindrons les 3200 kilos. Que du bonheur!
Pendant une semaine, j’ai parcouru des petites distances en course à pied (de 8 à 13 kms), dans le sable et sous le soleil du Sénégal pour distribuer tous ces trésors. Toutes les «gazelles» s’élançaient chaque jour sur les pistes sénégalaises.
Notre point de départ était Foundiougne (situé 200 kms au sud de Dakar) pour nous rendre dans des petits villages aux alentours.

Le premier jour:
Direction M BAM, ou plus de cinq cents enfants nous attendent : l’accueil qui nous est réservé est incroyable : chants, danses, musiques, tout y est. Les larmes ne sont pas loin. Puis distribution des fournitures...
Un moment d’échange inoubliable...

Deuxième jour:
Direction GAGE BOKA, arrivée de l’étape au pied d’un grand baobab, l’accueil est le même qu’hier, les difficultés de la course sont vite oubliées avec toute cette chaleur humaine. Nous suivons les enfants en cortège, direction l’école et après un moment d’échanges musicaux, nous allons distribuer les fournitures : aujourd’hui nous donnons les cartables UNICEF et quelle joie: je peux lire dans les yeux des enfants: pour eux c’est un véritable trésor et pour moi... çà ne s’explique pas, c’est un instant qui se vit, tout simplement...

Troisième jour:
Etape un peu spéciale aujourd’hui, le départ se fait en pirogue depuis l’hôtel pour nous rendre sur l’ île de Felir: L’étape la plus longue: nous allons courir autour de l’île et ensuite rejoindre les enfants dans leur école. Dés notre arrivée sur l’île, ils sont là pour nous accueillir et nous encourager. Grande particularité de cette école: ils n’ont pas assez de salles de classe, alors la distribution des fournitures se fera à l’extérieur... cela ne changera rien à la joie des enfants. C’est une île très pauvre mais les gens, eux, sont riches en gentillesse.
Nous avons vécu des moments très forts sur cette île et la quitter a été très difficile... Cette fois les gazelles ont laissé aller leurs larmes, l’émotion était trop forte...

Quatrième jour:
Départ pour le village de Thiare: Traversée de la rue principale de Foundiougne ou nous sommes acclamées comme des vedettes. Les gens savent pourquoi nous sommes venues et ils ne sont même pas étonnés de voir courir un troupeau de soixante-cinq «gazelles ». Arrivée au village de Thiaré, ou l’ambiance est de plus en plus festive. Ici 327 élèves nous attendent, de l’école maternelle à l’école primaire.
L’école est très belle, arborée, propre et le comité des parents d’élèves s’est réuni pour nous accueillir aux sons des calebasses.
Un moment inoubliable passé en compagnie des élèves de CE2 qui sont très fiers de nous montrer leurs cahiers de devoirs et surtout très heureux des livres que nous leur avons apportés, chacun voudra nous lire un passage. Ils ont un français impeccable. Encore un instant qui restera gravé...

Cinquième et dernière étape:
Arrivée prévue au village de Soum, mais cette fois notre public est plus âgé: ce sont des enfants d’un collège.
L’accueil est toujours aussi chaleureux, quoique différent. Les collégiens sont plus réservés et n’osent pas venir vers nous, mais lorsque nous brisons la glace, la chaleur sénégalaise est belle et bien présente...
L’échange avec les collégiens est très enrichissant: ils nous parlent de leur avenir, de leurs rêves et désirent plus que tout y arriver. Pour les femmes, la situation est différente, mais toutes les jeunes filles que nous avons rencontrées et qui sont scolarisées veulent aller le plus loin possible, car une fois qu’elles sont mariées, c’est souvent la fin de leurs études. Les mamans présentes nous ont quand même expliqué que les mentalités ont évolué et que l’avenir de leurs enfants est très important. Les derniers mots qui nous seront adressés au collège par le directeur me toucheront énormément: «Merci de venir de si loin pour nos enfants»

Merci à vous tous et toutes qui m’avez aidée à réaliser ce projet et surtout à vivre des moments exceptionnels...
Ces enfants m’ont beaucoup touchée et jamais je n’oublierai.

http://www.senegazelle.fr/
Toutes les photos: www.unspecial.org: moteur de recherce senegazelle

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