LETTRE OUVERTE AU CONSEIL DE COORDINATION DE L’ONUG
FLORENCE CHEVALIER, ONUG
Pour avoir assisté au désormais traditionnel
«Town Hall meeting» du Secrétaire général,
tenu le 5 janvier 2009 par vidéoconférence
en salle XIX, je ne peux refreiner mon désir
de vous faire partager mon embarras après
que Genève ait pris la parole.
Embarras... et je pèse mes mots... C’est à
croire que «le personnel» de Genève n’a d’autre
préoccupation que la question unique et
récurrente de l’augmentation de ses salaires?
«Le personnel»?... pas directement... N’aurait-
il pas fallu le consulter au préalable en vue
de connaître ses principales préoccupations?
Les représentants du personnel?... non plus.
Le Secrétariat exécutif du Conseil de coordination
n’avait-il donc aucune revendication
ou autre message à transmettre au Secrétaire
général?
Comment peut-on dignement laisser le «représentant» de Genève réclamer que justice
nous soit rendue alors qu’une augmentation
minime de nos salaires nous ait été accordée,
et ce après que les fonctionnaires en poste en
Afghanistan, au Darfour, ou autre RDC,
aient fait entendre leurs voix... ceux-là même
qui chaque jour, se demandent s’ils rentreront
chez eux le soir retrouver leur famille, qui vivent
au quotidien des situations extrêmes et
n’ont comme exigence principale que de voir
leur sécurité assurée et leur survie garantie...
Aussi légitime que puisse être le thème de
l’enquête sur les conditions d’emploi, et en
particulier de la nécessaire révision de sa méthodologie,
était-ce le lieu et le moment de revendiquer
quoi que ce soit à ce sujet? Je n’en
suis pas convaincue.
Si la représentation du personnel devait se limiter
à la seule défense des intérêts salariaux
du personnel de duty stations comme
Genève, quoi de plus étonnant que les fonctionnaires
ne se ruent pas aux urnes au
moment des élections de ses représentants.
En vous remerciant de l’attention que vous
aurez porté à ce message. Le Secrétaire exécutif
du Conseil de coordination m’informait
par la suite que les représentants du personnel
de Genève n’ont pas été invités à prendre
la parole dans le cadre de ce Town Hall Meeting.
Ceci ne s’était encore jamais produit...
Le revers de la médaille face à une attitude
excessivement virulente et frôlant parfois
l’impertinence des dits représentants?
A bon entendeur...


