MASTER EN ACTION HUMANITAIRE
Suite à la parution de l’article édition No 676 de septembre 2008
(www.unspecial.org) rapportant la cérémonie de remise des
diplômes de Master en Action Humanitaire, plusieurs collègues
m’ont demandé des informations complémentaires.
ROGER NYAKOSSI ONUG
Quelles perspectives vous offre
cette formation?
Mon cursus précédent est essentiellement
militaire (officier de gendarmerie), ce programme
de master en action humanitaire me
permettra, le cas échéant, d’agir en tant que
coordonnateur Civilo-Militaire. Cette formation
permet de pouvoir mesurer combien il
est important de maîtriser les enjeux civils
dans un conflit ou à la suite d’une catastrophe
naturelle ou d’origines humaines où
une mauvaise coordination militaro-humanitaire
peut être source d’embrasement ou
d’enlisement. Cette tâche sera essentielle
dans l’amélioration du dialogue et l’interaction
entre les civils, particulièrement les humanitaires
et les militaires dans les activités
d’urgences humanitaires.
Comment avez-vous pu concilier
ce double statut à savoir celui
de fonctionnaire onusien et celui
d’étudiant?
Je dois avouer que ça n’a pas été facile pour
moi dans la mesure où j’ai reçu de la direction
du programme une dérogation pour suivre cette formation en deux ans au lieu d’un an
comme les étudiants boursiers. J’ai utilisé les
termes de la circulaire ST/SGB/2003/4, autorisant
les fonctionnaires des Nations Unies
souhaitant suivre des cours à l’université ou
faire des recherches, à obtenir de leur hiérarchie
des assouplissements des heures de travail.
Je tiens à souligner que cette formation ne
se fait pas à distance mais avec présence effective
de 08h30 à 12h30 de lundi à vendredi.
Je tiens enfin à préciser que je ne suis pas le seul
à avoir entrepris cette démarche puisque je
connais le cas de mon collègue et ami Innocent
Kouadio qui, l’année dernière déjà a obtenu
une licence en criminologie et qui est depuis le
mois d’août 2008, titulaire d’un master 2 en
Science Politique de l’université Jean Moulin de
Lyon en France. J’ai ressenti un grand intérêt
qui s’est traduit aussi par le soutien et les encouragements
à l’endroit des collègues qui
franchissent le pas. À ce propos, Je remercie
tous ceux qui m’ont soutenu durant cette formation,
permettez-moi de témoigner ma gratitude
à l’organe exécutif de la Mutuelle des
fonctionnaires internationaux à Genève, qui
m’a accordé un crédit de 15000 fr. pour le financement
de ma formation, au personnel de
la bibliothèque des Nations Unies à Genève qui
m’a apporté un soutien sans faille; à mes collègues
ainsi qu’à mon chef de service qui a accepté
sans hésitation d’assister à la présentation
de mon mémoire en tant qu’expert étant donné
que mon sujet de recherches portait sur les Aspects
sécuritaires de la MONUC (Mission des
Nations Unies au Congo-RDC) où il a été chef
pendant trois ans.

