UN Special
   
                    Édito
David Winch, Editorial co-coordinator Languages issue
 
DAVID WINCH
Editorial co-coordinator
Languages issue


 

Thanks to languages issue editorial co-coordinator Evelina Rioukhina.

Français

LET’S TALK!

Language pluralism is, for many people around the world, the key image they hold of the United Nations – along with blue-helmeted peacekeepers and heads of State addressing the General Assembly. For Mr. and Ms. World Public, UN means “multilingual”.
Our current Year of Languages reinforces the image.
I still recall from my high-school days the mid-1970s Guinness Book of World Records entry for “most languages spoken”: Georges Schmidt of France, reported to speak 30 languages fluently. And no surprise there: the multilingualest multilingualist was a UN translator. What was highlighted in the last big Hollywood movie about the UN: human drama and derring-do in a war zone? Political acrobatics at the Security Council? Nope – a staff member’s language skills, put to risky use by The Interpreter.
But as staff see every working day, much of the UN’s languages-in-harmony image is a facade. Why would the General Assembly vote repeatedly for resolutions insisting on the need to promote multilingualism, if the public’s image matched the reality?
Our special issue tries to address these Big Issues, showing trends that favour both unilingual and multilingual approaches. We also profile UN language-service providers, especially the interpreters.
But with this platter of linguistic hors d’oeuvres, we just hope you have a good read.
Enjoy!

 

 
 

L’ONU EN VO

Non, cet édito n’est ni copié-collé, ni traduit du texte ci-dessus, ni la version française d’une quelconque version originale. Là, on est en direct, «live» en bon français, bref, en VO. Cela ne nous surprend plus à l’ONU. Nous sommes bien moins multilingues qu’on veut le faire croire au monde extérieur. L’utilisation effective de plusieurs langues dans le travail et la vie quotidienne d’une organisation ne peut pas se limiter au symbolisme des grands moments – l’équivalent du salut au drapeau le jour de la fête nationale.
Heureusement, les voies de redressement sont multiples. Comme le soulignait notre ancien Secrétaire général Boutros Ghali lorsqu’il s’efforçait de former une coalition linguistique avec les pays hispanophones, lusophones et arabophones, pour promouvoir un multilinguisme réaliste et fonctionnel il faut absolument éviter l’écueil de l’antianglais: «Surtout pas!», répétait-t-il à qui voulait l’entendre.
L’histoire est toujours sujette à des retournements inattendus et, au niveau culturel, il est intéressant de noter que bien des francophones, loin d’être d’intraitables chauvins, ont conclu que, oui, l’anglais c’est moderne, et ils l’utilisent donc à fond.
Tout cela, avouons-le, c’est de la cuisine interne. Personne ou presque au monde ne se soucie de savoir en quelle proportion les langues sont parlées ici. Mais la vie en VO, ça commence par le franc-parler. Et, dans ce domaine, il suffit de suivre les consignes de l’AG sur le multilinguisme: jusqu’à présent, on n’a pas fait mieux. Bonne lecture!

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