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ICDL EST ARRIVÉ AU BURUNDI!

En 2007, le HCR a lancé le projet d’une formation informatique certifiante,
l’ICDL (International Computer Driving License) pour un groupe de rapatriés
du Burundi, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont l’UIT.
En mars dernier, les séances de certification ont été organisées au Burundi.
Parmi les vingt-neuf candidats, vingt-huit ont obtenu leur certification «ICDL
Start».

SERGIO DA SILVA, ONU/STIC

Ce programme de formation fait partie du projet ICDL mené par l’HCR depuis 2006. Nous avons discuté avec M. John Serrato, responsable, des TIC au siège de l’HCR à Genève lors de l’interview. Il nous a donné des précisions sur ce projet et sur ses raisons
d’être.

A l’occasion des précédents sommets de l’information, la fracture numérique nord-sud a été indiquée comme source possible de conflits.
Qu’en pensez-vous?

En effet, ce type de formation peut aider à réduire cette fracture et offre une opportunité aux candidats de participer à l’économie et aux marchés locaux. Tout ce qui pourra être entrepris au niveau de l’éducation et de la
formation est utile.
A nous de fournir l’assistance nécessaire. L’ICDL est un bon point de départ pour une formation informatique de base. Les personnes déplacées en sont conscientes et ont montré un grand intérêt pour cette formation. C’est également une opportunité dans leur développement personnel qui les aide à construire leur avenir.

Voyez-vous ICDL comme un moyen d’aider au développement des pays de plus faibles revenus un peu partout dans le monde?
Le concept d’ICDL est valable n’importe où. Suivre un tel cours est une étape importante pour atteindre le but que vous indiquez.

Que dites-vous de l’expérience menée au Burundi par rapport à des plans futurs de l’HCR en relation avec ce même sujet?
L’expérience menée au Burundi nous montre l’importance de coopérer avec d’autres partenaires, particulièrement pour tout ce qui concerne la logistique. Il y a en effet d’autres lieus où ce modèle pourrait être reproduit. Nous avons déjà mené un tel projet pour le personnel local HCR au Congo (RDC et Brazzaville) et au Tchad.

En deux mots, en quoi consiste l’essentiel de votre travail?
Notre travail de préparation préliminaire consiste surtout dans l’élaboration d’un kit de démarrage utilisé pour nos cours et qui servira à une utilisation sur place par des formateurs locaux. Ils savent beaucoup mieux que nous comment continuer localement avec ce type de projet. S’il n’y a pas d’électricité, ils pourront installer un générateur, ils pourront aussi installer une antenne pour la réception satellite. S’il y a une volonté de faire construire un local de formation dans un lieu éloigné, tout est possible avec l’aide de partenaires. L’HCR sera content de participer avec eux et de faire ce qu’il pourra pour l’accès à cette formation.

Quel est l’impact de cette formation pour les déplacés?
Les élèves de ces cours au Burundi arrivent souvent en vélo chaque jour et parcourent une dizaine de kilomètres. Ils croient en ce qu’ils font et que le projet les aidera fortement à trouver du travail dans le marché local. Ils obtiendront un certificat reconnu internationalement, ce qui est très important pour eux. Dans cette partie du monde, avoir quelques compétences de base dans les technologies de l’information est un plus qui est loin d’être négligeable, que ce soit pour les réfugiés ou pour les déplacés. Nous formons les formateurs locaux pour éviter les dépenses avec les voyages et le séjour prolongé du personnel du HCR.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous devez faire face?
Nous avons quelque trois cents bureaux à travers le monde. Comme vous pouvez imaginer, cela est une source de beaucoup de difficultés au niveau du courant électrique et de son instabilité ou de son absence, de l’accès à Internet, aux problèmes de fonctionnement des ordinateurs d’occasion ou aux différences des logiciels open source utilisés (pas besoin de payer une licence). Dans le cas du Burundi, l’UIT a offert les ordinateurs. Catherine Darbellay était une des formatrices sur place et nous a déclaré que ce projet au Burundi n’est qu’un volet qui permettra de passer à d’autres formations de ce type ailleurs en Afrique ou dans d’autres continents.

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