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GUATEMALA

SUR LA ROUTE DES VOLCANS

Le Guatemala est un pays extraordinaire. Il a tout à proposer: paysages
magnifiques, volcans en activité, lacs, jungles et villages séculaires perdus
sur les hauts plateaux.
Ce n’est pas parce qu’il est petit (109000 km2) qu’il y a moins de choses à
voir! Au contraire, la concentration des sites mayas, des merveilleux marchés
colorés et de ses nombreux volcans ne fait qu’accroître le plaisir de
la découverte.

TEXTE & PHOTOS : CLAUDE MAILLARD, OMS

La grande majorité des habitants descend directement des Mayas. Ces Indiens, qui représentent 60% de la population, ont su conserver leurs langues (on en recense vingt-trois dont le quiché, le cakchiquel, le mam, le kekchi, le garifuna, ...), leurs coutumes, leurs folklores et leurs costumes particulièrement riches en couleurs. La plus grande partie du Guatemala est sauvage, intacte et authentique.
Et puis, avec son extraordinaire site archéologique de Tikal et son lac Atitlan entouré de ses volcans aux cônes parfaits (considéré comme l’un des plus beaux lacs au monde), le Guatemala est certainement le plus beau pays d’Amérique centrale.
Le relief du Guatemala est extrêmement diversifié. Le Peten, au nord, est enclavé entre le Mexique et le Belize. C’est une immense plaine couverte de forêts tropicales humides où il fait très chaud. Heureusement, le lac de Flores et les deux grands fleuves (rio de la Pasion et rio Usumacinta) apportent un peu de fraîcheur. L’est du pays est formé de hauts plateaux (l’Altiplano) avec des altitudes oscillant entre 1500 et 2500 m; un relief escarpé composé de magnifiques paysages de montagne qui ont pour noms sierras de las Minas, de Chuacus, de Chama et de Cuchumatanes.

Plus au sud, pourtant proche de la capitale Guatemala City (2,5 millions d’habitants), la région est plus sauvage, authentique, car difficile d’accès. Les villages indigènes semblent encore vivre comme aux siècles passés. Les marchés typiques y sont légion. Cette région est couverte de volcans dont sept dépassent 3500 m d’altitude: l’Atitlan, l’Agua, le Fuego, le Santa Maria, l’Acatenango, le Tacana et enfin le Tajumulco qui, avec 4220 mètres, est le plus haut sommet d’Amérique centrale. Le Fuego est en activité permanente, tout comme le Santiaguito et le Pacaya dont les sommets culminent quant à eux à 2500 m.
Coincée entre cette chaîne de volcans et l’océan Pacifique, une plaine étroite s’étend sur 250 km du nord au sud. Très fertile grâce aux cendres volcaniques, la région produit de la canne à sucre, du cacao et des fruits exotiques. Sur les contreforts des montagnes, on retrouve de nombreuses plantations de café.
Le Guatemala est le pays d’Amérique latine qui compte le plus de descendants des civilisations précolombiennes. Les Indiens sont largement majoritaires dans le pays; pourtant, depuis la conquête, ils demeurent marginalisés. En 1524, la brusque invasion des Espagnols menés par Pedro de Alvarado fut synonyme de guerres, domination, esclavage, anéantissement de certaines communautés, massacres et humiliations, destruction systématique des croyances et cultures précolombiennes.
Quatre siècles plus tard, cette population indigène a de nouveau subi de rudes coups lors de la guerre civile: déplacements de population, enrôlement obligatoire dans l’armée, destruction totale de villages.
Néanmoins, malgré cette sauvage répression, ces communautés ont su conserver leur caractère culturel, leur mode de vie et certaines de leurs traditions.

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