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DU BUREAU SANS PAPIER... À LA SALLE DE COURS VIRTUELLE!

Arthur Ewing

SERGIO DA SILVA, ONU/STIC

Nous avons tous entendu parler de SecondLife depuis un certain temps déjà. Il s’agit d’un monde virtuel auquel on accède via le navigateur de notre ordinateur.

Malgré le peu d’intérêt que cela avait suscité jusqu’à présent, l’évolution de son utilisation ne peut pas nous empêcher de regarder de plus près ce «monde parallèle».

Des entreprises comme l’Oréal, l’utilisent pour ses entretiens d’embauche, des universités telles que Harvard, s’en servent dans le
cadre des études de droit et des pays tels que la Suède, ont adopté ce nouveau moyen de communiquer avec leur public et ouvert en mai 2007, un portail culturel et administratif: la Maison de la Suède.

Gary Lebowitz travaille dans la Section du perfectionnement et du développement du personnel à l’ONU à Genève et depuis
quelques années s’intéresse à la mise en place d’un environnement virtuel pour l’enseignement à distance.

Selon lui, cela ne demande même pas un grand investissement matériel, en largeur de bande, en assistance informatique ou en formation en technologies de l’information.

Comment avez-vous découvert ce nouvel outil de formation?
A vrai dire, je suis l’évolution de ce type d’environnement depuis presque 10 ans. A l’époque, ce qui m’intéressait le plus dans le cadre de l’enseignement, c’était la possibilité qu’avaient les gens de se rencontrer dans un espace virtuel et de discuter par chat ou voix sur IP (VOIP). Au départ, ceci me semblait n’être qu’un jeu pour les plus jeunes. Mais je me suis vite rendu compte de ses possibilités pédagogiques.

Qu’avez-vous fait ensuite?
Après avoir évalué plusieurs produits de ce genre nous en avons choisi un, qui correspond le mieux à nos besoins d’enseignement pour les gens se trouvant sur le terrain.

C’est-à-dire, que vous formez déjà des gens utilisant cette méthode?
Oui, depuis le début de cette année on donne des cours de langue aux fonctionnaires des Droits de l’homme au Népal.

Comment sont organisés ces cours?
Il s’agit d’un groupe d’une dizaine de personnes se trouvant à Katmandu et dans différents lieux d’affectation un peu partout au Népal. Nous nous donnons rendez-vous préalablement par e-mail et nous nous connectons connecte ensuite via Internet à la plate-forme représentant un monde en 3D qui est assez réaliste.

Que voient les élèves dès qu’ils se connectent?
Ils voient ce qui s’appelle leur «avatar» qui est leur représentation graphique à l’écran. Non seulement ils voient le leur mais aussi celui des autres participants. Dans notre cas, le point d’entrée dans ce monde, se trouve devant notre centre de formation virtuel.

Que se passe-t-il ensuite?
Ensuite, je les invite tous à me suivre dans le bâtiment, en utilisant les touches directionnelles du clavier. Une fois dans le bâtiment, on se déplace vers la salle de classe, le cours peut enfin commencer, comme dans la réalité.

Une fois les élèves installés, comment se déroule ce cours d’un type nouveau?
Dans mon cas, vu qu’il s’agît d’un cours de conversation en anglais, je demande aux élèves de visionner une vidéo affichée sur un écran se trouvant au fond de la salle de classe. Ensuite, je leur demande d’en discuter entre eux soit par texte (chat), soit par voix (VOIP). Sunil Gurung travaille pour le Centre pour les droits de l’homme au Népal et est un des élèves de Gary Lebowitz.

Sunil, quelle est votre opinion sur ce type de formation par rapport à un cours traditionnel?
Ce type de cours n’est jamais monotone, nous nous déplaçons dans différents endroits, nous parlons dans un auditorium, nous participons à des jeux de rôle, ce qui rend ce type de formation très stimulant. Il s’agit d’une très bonne alternative aux cours traditionnels.

Avez-vous discuté avec d’autres collègues sur le sujet?
Ils étaient comme moi, amusés et impressionnés par le fait de se rencontrer ensemble dans une même salle, sachant qu’en réalité nous étions un peu partout à travers le Népal...

Qu’avez-vous appris?
Non seulement la pratique de la conversation anglaise, mais aussi de nouvelles méthodes d’apprentissage pour les adultes. Celles-ci, ont été une entière découverte pour nous et ont aussi rendu les cours particulièrement intéressants.

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