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DES FORÊTS POUR LA PLANÈTE TERRE

Le 22 avril 2008, cent septante-quatre pays du monde ont célébré la «Journée
de la Terre», une manifestation dont le but est de rendre attentive l’opinion
publique aux problèmes du développement économique afin d’assurer une
gestion durable du territoire dans le respect de l’environnement.

ERVEDO GIORDANO
ANCIEN PROFESSEUR ORDINAIRE DE SYLVICULTURE À L’UNIVERSITÉ DE LA TUSCIA (VITERBE, ITALIE)

Le thème de cette année était axé sur les changements climatiques qui sont en train de se manifester dans différentes régions de la planète, notamment dans l’hémisphère Nord, à cause de la fonte des glaciers de l’Arctique et des neiges dans les Alpes.

Parmi les écosystèmes qui contribuent à maintenir l’équilibre climatique, les forêts occupent une place fondamentale.

Les forêts et les arbres forestiers jouent un rôle régulateur dans le cycle hydrologique, ils favorisent l’accumulation des ressources hydriques, réduisent les risques d’inondations et d’avalanches, protègent les sols de l’érosion, font barrière contre l’extension des zones arides et des déserts.

Selon les estimations 2007 de la FAO, la superficie forestière dans le monde a atteint environ 4 milliards d’hectares, ce qui correspond au 30,7 % de la superficie de la Terre. Sa distribution, toutefois, n’est pas uniforme: en Amérique latine, les forêts couvrent 47,3% du territoire, 44,3 % en Europe, 32,7 % en Amérique du Nord, le 21,4 % en Afrique, 18,5 % en Asie.

A côté de la fonction productive, fondamentale pour la survie de l’humanité, les forêts jouent un rôle de plus en plus grand pour modérer l’augmentation de la température de l’atmosphère à travers la fixation du carbone, qui est le résultat de l’activité de photosynthèse. La capacité des forêts dans ce domaine est estimée à 15 % des émissions provenant de l’utilisation des combustibles d’origine fossile.

La protection des forêts est aussi indispensable pour le maintien de la biodiversité de la flore et de la faune par rapport à la latitude, à l’altitude et aux différents types de sols.

La bonne nouvelle est que, toujours selon la FAO, les réserves naturelles et les zones protégées augmentent dans le monde entier. Le risque de la réduction de la superficie forestière reste toutefois encore élevé dans certaines zones critiques de l’Afrique et de l’Amérique latine, où le déboisement peut atteindre 14 millions d’hectares par année.

La bataille n’est pas perdue, mais il devient urgent de faire participer les populations locales à la conservation de leurs ressources forestières et de rendre les gouvernements plus attentifs à la nécessité d’assurer continuité et suivi dans les bonnes pratiques forestières.

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