LA TERRE SANS LES HOMMES
Que se passerait-il si l’humanité disparaissait du jour au lendemain ? Alain Weisman, professeur de journalisme à l’Université de l’Arizona, a imaginé les étapes que suivrait la nature pour reprendre ses droits sur la planète dans son livre The World Without Us, publié en français sous le titre Homo disparitus.
Jour J l’homme disparait
J+2 – Les métros de plusieurs villes, dont celui de Montréal et de New York, sont inondés parce que les pompes qui vident les tunnels ne fonctionnent plus.
J + 7 – Les réservoirs de carburant diesel d’urgence qui refroidissent les réacteurs nucléaires sont épuisés. Les centrales explosent.
J + 1 an – Les rues des villes nordiques, comme Montréal, sont couvertes de nids-de-poule.
J + 3 ans – Les mauvaises herbes envahissent rues et trottoirs. Les racines des arbres se dirigent vers les égouts, qu’elles briseront en seulement quelques années.
J + 4 ans – Les gratte-ciel commencent à s’écrouler en raison des infiltrations d’eau qui ont affaibli leur structure métallique.
J + 5 ans – Des incendies allumés par la foudre dans le bois mort des parcs ravagent les villes.
J + 20 ans – Les toits des maisons commencent à s’effondrer. Les plus résistantes dureront un siècle.
J + 25 ans – Les ruisseaux et marais ont regagné leur lit d’origine dans les villes.
J + 300 ans – Les ponts suspendus s’écroulent.
J + 500 ans – Des forêts matures recouvrent les villes
J + 600-700 ans – Les ponts à arches s’écroulent
J + 5000 ans – Les capsules métalliques des bombes thermonucléaires sont fissurées et laissent s’échapper le matériau radioactif.
J + 35000 ans – Les effets de la pollution par le plomb ne sont plus perceptibles.
J + 100000 ans – L’impact des gaz à effet de serre est devenu imperceptible.
J + 250000 ans – La radiation des infrastructures nucléaires est redevenue assez faible pour se confondre avec la radiation naturelle.
J + Quelques centaines de milliers d’années – Le souvenir le plus tenace de l’homme : une myriade de petits granules de plastique, avant qu’enfin des microbes acquièrent la capacité de dégrader le plastique, la dernière trace de l’homme.

