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DES PAMPERS POUR LES DROITS DE L’HOMME

Si l’administration de l’ONU n’existait pas, il faudrait l’inventer, car je ne connais pas d’autre personne, physique ou morale, qui ait le sens du comique aussi développé.
A côté d’elle, Fernand Reynaud, les Marx Brothers ou même Louis de Funès ne sont que des amateurs.
Vous voulez un exemple?

JEAN MICHEL JAKOBOWICZ

Le jeudi 6 mars un message électronique a fait le tour des nouveaux locaux des droits de l’homme avenue Guiseppe Motta. Ce message expliquait que, suite à des travaux de plomberie qui auraient lieu le lendemain de 8h30 à 12h, il n’y aurait pas d’eau dans l’immeuble, y compris dans les salles d’eau. Un autre message précisait aux collègues qu’il n’y aurait donc ni café, ni toilettes durant toute la matinée et qu’il fallait planifier en conséquence!

Ce qui n’est pas très clair dans ce message c’est ce que nos collègues étaient sensés «planifier». Sauter le petit-déj, venir avec leur pot de chambre? Porter des Pampers? Autant de questions qui demeureront à jamais sans réponse. Quand je pense à nos collègues qui ont des problèmes de cystites ou de prostates! Les pauvres!

Et là, j’aimerais stigmatiser la coopération inter-agence. Des collègues à bout se sont présentés à l’OMPI pour soulager leurs besoins aussi naturels qu’urgents. Et là, ils se sont vus refuser l’entrée sous prétexte qu’il faut être invité par un fonctionnaire de l’OMPI pour pouvoir entrer dans le bâtiment. Vive la solidarité!

Le comble c’est que les plombiers des services industriels de la ville de Genève n’ont pas pu venir le matin mais personne n’a prévenu les collègues, qui se sont retenus toute la matinée pour rien et qui ont découvert après le repas de midi peut-être un peu plus arrosé que d’habitude qu’en fait l’eau serait coupée toute l’après-midi.

 

NAPPIES FOR HUMAN RIGHTS OFFICE

If the UN administration didn’t exist, it would have to be invented, as I don’t know of any other person or institution that has such a keen sense of humour. Compared to our administration, even John Cleese or the Marx Brothers seem just a bunch of amateurs. Let me prove my point.

JEAN MICHEL JAKOBOWICZ

On Thursday, 6 March an e-mail was sent round to all our human rights colleagues warning them that maintenance works on the plumbing in their new Motta building would take place the next day from 8.30 a.m. till noon. During this time, no water would be available in the entire building, including in the bathrooms. This was immediately followed by another e-mail specifying that this would mean no coffee and no toilets all morning and urging colleagues to plan accordingly.

What these messages did not say is how exactly our colleagues were supposed to “plan”. Were they supposed to skip breakfast that day, bring their own chamber pot or wear nappies? These questions, as well as many others, remained unanswered. For colleagues suffering from cystitis or prostate problems, this must have been a nightmare.

One would expect that, in times of crises, inter-agency solidarity would come into its own. But there again, our human rights colleagues were let down. Some, desperate to relieve themselves, crossed road hoping to find a safe haven at WIPO... only to be turned away, because you now need to be invited by a WIPO staff member to enter its premises. So much for inter-agency cooperation!

But the story doesn’t end there. In fact, the plumbers from the Geneva water utility didn’t show up on Friday morning, but no one was told about this. So everyone sat tight all morning only to discover, after a more-liquidthan- usual lunch, that the water would be cut all afternoon.

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