CENTRE DU COMMERCE INTERNATIONAL POUR LE DÉVELOPPEMENT
Le CECIDE est une Organisation non gouvernementale qui plaide
en
faveur de la promotion d’une citoyenneté économique solidaire
mondiale
pour corriger les asymétries de la mondialisation.
BIRO DIAWARA, REPRÉSENTANT À GENÈVE
La confrontation actuelle entre le système économique mondial et la politique internationale a pris une dimension extraordinaire depuis quelques décennies; ce qui fait qu’un grand nombre de pays sont en retard par rapport aux objectifs du Millénaire fixés il y a huit ans. Les défaillances du système financier international ont engendré récemment l’effondrement spectaculaire des bourses à l’échelle mondiale. Ce qui va assombrir toutes les perspectives de croissance économique dans les PMA pour l’année 2008.
Malgré la conjoncture qu’ont connues certains
pays dans le passé, des résultats positifs
de relance économique ont été enregistrés
dans nombreux pays africains exportateurs
de matières premières et du pétrole. Cette
flambée des prix des matières premières et
du pétrole a provoqué une stagnation de la
croissance dans plusieurs régions ayant des
économies vulnérables. La persistance des
déséquilibres commerciaux à l’échelle nationale,
régionale et internationale risquerait
de provoquer la montée du protectionnisme.
Puissions-nous sceller à Accra un pacte de solidarité
renouvelée envers l’Afrique pour éradiquer
la misère dans cette région du monde?
Dans son allocution du 30 novembre 2005 au
parlement panafricain en Afrique du Sud, le
Président de la Commission de l’Union
Africaine Pr. Alpha Oumar Konaré a fait un
point sur la situation dans le monde et de
l’Afrique en ces termes:
«s’il n’ya pas de réponse au développement,
si nous n’avons pas un monde plus juste, ce
continent va brûler .Ce sont nos maisons et
nos banlieues qui vont brûler, notre jeunesse
prendra le chemin de la violence si nous ne
leurs montrons pas une autre voie.
Aujourd’hui, nous avons des centaines de
milliers de personnes qui errent dans la
brousse et dans le désert pour trouver une
porte de sortie, bientôt des millions, car
l’Afrique s’appauvrit de plus en plus: Si rien
n’est fait notre continent disparaîtra dans les
vingt-cinq prochaines années.»
La tenue de la CNUCED XII (sur la terre natale
de Kwame Nkrumah ) doit favoriser la construction d’un nouvel espace économique
Panafricain plus solidaire pour faire face au
défis des lois aveugles de la mondialisation.
Il ne s’agit pas d’accroître l’aide au développement
à l’Afrique, mais de réviser les erreurs
du passé pour contribuer à améliorer
des politiques actuelles fondées sur la conditionnalité.
La vision de notre organisation se fonde
sur une approche pragmatique de la gestion
de l’aide publique au développement axée
sur le résultat.
L’aide au développement doit tenir compte
des priorités nationales définies par les pays
afin d’éviter la frustration des bénéficiaires.
Nous nous conformons aux désirs exprimés
par les populations de voir les ressources aller
là où elles seront utilisées de la façon la
plus efficace afin d’avoir un impact positif sur
le développement.
Les partenaires de développement doivent
tenir compte de la diversité culturelle, du
stade de développement au niveau géographique
et historique pour adopter des stratégies
différenciées de développement en
mettant un accent particulier sur la coordination
et l’harmonisation des politiques.
Nous tenons à souligner que la dette et son
service continuent à poser de graves difficultés
à de nombreux pays africains de nos
jours. Le problème doit être traité avec responsabilité
dans le contexte général de l’allègement
de la dette et de l’apport de nouvelles
mesures et ressources financières en
faveur du développement et de l’appui du
programme d’aide au commerce à l’Afrique.
Le CECIDE suggère en effet, que la CNUCED encourage:
- La mise sur pied d’un indicateur d’analyse des conjonctures économiques des pays afin de promouvoir de bonnes pratiques de l’allègement et de l’annulation totale de la dette;
- Contribue à l’amélioration de la politique de compétitivité sud-sud pour mieux favoriser l’accès aux marchés par la suppression des obstacles au commerce et à l’expansion des exportations africaines;
- Promeuve le dialogue interinstitutionnel dans le but d’un plan d’action conjoint;
- Recense les meilleures pratiques de collaboration institutionnelle (OMC, CCI, OMPI, OMS, OIM, BIT, FAO, FMI, Banque Mondiale) en matière d’assistance et de coopération technique sur les pays;
- Adopte une approche stratégique de l’intégration de l’Afrique dans le système commercial mondial;
- Révise les questions en suspens, ainsi que les priorités des pays en matière de développement;
- Evalue les promesses;
- Fasse des études prospectives pour réduire l’impact des changements climatiques, les pandémies y compris le VIH/SIDA, afin de trouver des remèdes efficients pour atténuer les conséquences qui en résultent sur le plan économique et social.
- Tire des leçons des échecs successifs du multilatéralisme pour mieux apprivoiser la mondialisation en l’orientant vers l’humain.
Le développement est possible par le commerce, et nous devrons tout mettre en oeuvre pour spiritualiser et humaniser les règles du commerce international en vue de construire un monde meilleur.

