GEORGES HALDAS: L'ÉLOGE DE LA LUMIÈRE.
Pour le 90e anniversaire de l’écrivain genevois d’origine grecque Georges Haldas, le Musée Voltaire lui rend hommage avec une exposition intitulée «Confessions genevoises, de Jean-Jacques Rousseau à Georges Haldas», jusqu’au 29 février, tandis que l’écrivain nous offre son dernier livre Rendez-vous en Galilée.
MARGARETA STROOT
Ce monument de la littérature genevoise n’aime pas trop les honneurs. Il préfère le dialogue ouvert et sincère avec ses lecteurs. Sa lucidité et sa vivacité font de ses réponses des torrents d’explications et de citations tout simplement éblouissantes.
Il a longtemps vécu à Genève, mais c’est en
Grèce qu’il trouve son inspiration. La mythologie
grecque, la Grèce antique, ainsi
que son enfance sur l’île de Céphalonie, lui
ont servi de guide sur le chemin des grandes
questions existentielles. C’est encore de
Grèce qu’il tient son admiration pour la lumière,
cette lumière de la Grèce antique, de
la littérature, du verbe et surtout de la relation
humaine. En tant que Grec il apprécie
la parole et les relations humaines dans toute leur complexité et en tant que Suisse
il aime sa Genève, dont il dit avec beaucoup
de fierté qu’elle est «la petite ville qui porte
le monde».
Même à son âge honorable et en dépit de
l’oeuvre qu’il a créée, Georges Haldas ne se
considère pas comme écrivain mais juste
«un homme qui écrit». L’homme qui écrit et
qui parle avec une telle passion que chaque
rencontre avec lui n’est pas seulement un
plaisir mais une vraie fête et une leçon de vie
et de dignité humaine.

