QUESTION AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Question posée par le Secrétaire exécutif du Conseil de coordination du personnel de l’ONUG Oleg Kiiamov au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon à l’occasion de sa téléconférence avec le personnel de l’ONU tenue le 4 janvier 2008
Bonjour! Madame Bárcena, je vous remercie de m’avoir présenté aux participants de cette réunion.
Monsieur le Secrétaire général, j’ai été prié de vous poser une seule question, ce qui, je vous l’avoue, n’est pas une tâche très facile.
Tout d’abord permettez-moi, au nom du personnel de l’Office des Nations Unies à Genève, de souhaiter à vous et à tout le personnel de notre Organisation une très bonne et heureuse année 2008 et de vous adresser tous nos voeux de bonheur, de santé et de prospérité.
Monsieur le Secrétaire général,
Pendant l’année précédente, le personnel
de l’ONUG a encore une fois démontré qu’il
était capable d’assumer de nouvelles tâches
et d’accomplir un travail supplémentaire de
très bonne qualité. Entièrement dévoué à
notre Organisation, il a réussi, notamment, à
assurer une transition sans faille de la Commission
des droits de l’homme au Conseil des
droits de l’homme malgré une augmentation
de 2,7% du nombre de réunions. Inutile
de vous dire qu’une bonne partie de ces
nouvelles tâches et responsabilités a pu être
supportée grâce aux efforts et au dévouement
du personnel des services généraux.
Et pourtant, Monsieur le Secrétaire général,
le dernier ajustement des salaires du personnel
des services généraux, basé sur le
coût de la vie à Genève, date du mois de janvier
2006. Sur la base de l’enquête concernant
les conditions d’emploi les plus favorables
pratiquées à Genève, qui a été
commencée 16 mois auparavant en septembre
2006, la Commission de la fonction publique
internationale aurait dû recommander
un nouveau barème des traitements pour
les agents des services généraux en poste
dans notre ville pour l’année 2007.
Malheureusement, à ce jour les résultats de cette enquête ne sont toujours pas connus, ce qui a pour conséquence le blocage des salaires pour cette catégorie de fonctionnaires depuis déjà un an, et cela sur un fond de l’inflation qui s’accélère en Suisse et qui a atteint en décembre dernier son plus haut niveau en douze ans. Si les principales raisons de cette accélération sont la hausse des produits pétroliers et des transports, les prix ont augmenté dans pratiquement tous les groupes de biens et services.
Devant les sollicitations pressantes du personnel des services généraux à l’ONUG, je vous demande, Monsieur le Secrétaire général, si vous pouvez, en tant que le plus haut fonctionnaire des Nations Unies bénéficiant d’un statut privilégié auprès des Etats membres, faire des démarches nécessaires pour défendre les intérêts de votre personnel des services généraux à Genève afin de préserver son droit aux conditions d’emploi les plus favorables.
Je vous remercie de votre attention.

