GALA DU PERSONNEL 14 DÉCEMBRE 2007
LE MOT DU COORDONNATEUR
Organiser un événement c’est s’engager. C’est prendre des risques
et
accepter la réussite ou l’échec de son action. Au fil des mois,
c’est beaucoup
de temps et de travail: des dizaines de messages
aux différents artistes,
prestataires et techniciens, d’innombrables
conversations téléphoniques,
d’incessants déplacements à des
rendez-vous administratifs, techniques ou
artistiques, à des
réunions d’organisation ou de concertation.
ALEX EZANA
Car il ne suffit pas de concevoir ni de structurer
jusque dans le détail un spectacle thématique
et diversifié présentant quelque nonante
artistes. Pour réaliser ce projet, il faut
non seulement assurer la cohérence artistique
de la soirée mais étudier et négocier de
nombreux contrats avec des participants très
divers et méticuleux (musiciens, danseurs,
lutteurs, techniciens). Sans oublier les prestations
du restaurateur! car pas de belle fête
sans plaisirs de bouche, donc sans un beau
menu pour le cocktail d’accueil ouvert à tous
et pour le dîner gastronomique! ni tous les
autres éléments indispensables, de la publicité
à la vente et à la comptabilité.
Mais au bout du compte, peu importe toute
cette «mécanique» préparatoire. Seul compte
le résultat final. Le plaisir, la gaieté, la joie du
public destinataire, l’éclat dans les yeux des invités,
à savoir nos collègues membres du personnel
des Nations Unies et leurs propres invités,
leurs amis et parents et toutes les autres
personnes qui, ayant eu vent de l’événement
on ne sait trop comment, ont saisi la possibilité
de passer une belle soirée pour pas cher.
Le résultat c’est de voir prendre forme concrètement,
en sons, en images, en couleurs ce
que l’on a imaginé, visualisé, voire rêvé, dans
sa tête; de voir s’opérer comme par magie le
passage du virtuel de l’imagination au
concret, quand soudain vivent sous nos yeux
musiciens et danseuses, sons et lumières.
Le résultat, c’est aussi de voir que tout ou
presque se passe bien, sans stress ni tensions
inutiles, grâce à une organisation rationnelle,
à une circulation fluide, à un accueil agréable
malgré les impératifs de sécurité. Nos hôtesses
du groupe d’accueil! élégantes, souriantes
et si efficaces! savent-elles vraiment
tout ce qu’elles ont fait pour la réussite de
cette soirée? Premiers visages de la soirée.
Premières impressions. Premiers succès.
Le résultat c’est surtout que les centaines de personnes qui se sont déplacées ce 14 décembre, alléchées par l’idée de participer à la fiesta latina promise, ont passé une soirée étonnante, surprenante, parfois étourdissante, une saine rupture avec un quotidien terne ou destructeur, comme à Alger.
Le résultat ce sont donc aussi la lumière, les sourires, qui au cours du show superbement réussi de Diana Miranda, éclairent les visages de spectateurs transportés dans un univers sonore et visuel étonnant, plein d’énergie, de poésie et de nostalgie, mais aussi de sincérité et d’espoir. Ce sont aussi les figures incroyables, acrobatiques des capoeiristes. A couper le souffle, même celui d’authentiques connaisseurs. Leur ronde, lutte dansée, rythmée et chantée, à l’origine une lutte pour la liberté des Africains esclavisés au Brésil devenue, aujourd’hui ronde de l’Amitié ouverte à tous, a offert le symbole de la soirée: l’ouverture à l’Autre par la danse et la musique.
La récompense des efforts des participants à
l’organisation de la soirée est donc le sentiment
d’avoir tenu largement une promesse:
offrir une magnifique soirée de détente et de
fête, entre collègues, parents et amis, marquée
par des moments exquis. Comme ces
instants qui, dans le hall des Pas perdus, ont
atteint d’invraisemblables sommets d’incandescence
rythmique avec le groupe de percussions
brésiliennes et ses danseuses à
plumes et boas multicolores. Des moments
parfois magiques, symbolisés par ce spectacle
pyromélodique inouï qui, à l’entracte des
métamorphoses brésiliennes, embrasa le
ciel et la terre du parc du Palais des Nations
qui, soudain se révélait, sous des couleurs,
des perspectives, des formes, des ombres et
des lumières inédites, spectaculaires.
Comment ne pas évoquer les moments
d’émerveillement rythmique offerts par le
superbe orchestre de salsa, Batambo, qui
inonda le Hall XIV d’une vraie fièvre latino du
samedi soir? Les superbes cordes de Sinti
Swing qui surent enchanter le dîner tardif du
Restaurant des délégués. Le quintette du Club
de musique des Nations Unies, qui, la soirée
durant, mit de la belle musique dans
l’Espace 13-15.
Ce beau succès permet de penser que la prochaine soirée du personnel sera plus belle encore et que les participants seront encore plus nombreux. On ne peut que leur faire une promesse: si vous le voulez bien avec votre soutien à tous et celui de vos représentants au Conseil de coordination, on fera mieux et plus fort encore en 2008.
En attendant, vous trouverez dans la page centrale quelques images qui rappelleront quelques moments de la soirée à ceux qui y étaient et donneront peut-être quelques regrets à ceux qui l’ont manquée.
Bonne année à tous et vive la fête du personnel 2008.
Je tiens à remercier très vivement tous nos collègues qui ont contribué bénévolement et avec beaucoup de gentillesse à cette belle réussite, en particulier ceux des services techniques, de la section des bâtiments et des services d’appui des électriciens aux menuisiers et aux déménageurs de la sécurité, de l’imprimerie et tous ceux qui sont trop nombreux pour être cités individuellement. Par leur esprit de dévouement et de collaboration si encourageant, ils expriment ce qui se fait de mieux chez nous. Encore un grand merci à chacun et à tous.

