GENÈVE, UNE VILLE ENCORE PLUS «AMIE» DES AÎNÉS
Le programme Vieillissement et qualité de vie (ALC) de l’OMS
a lancé au
début de cette semaine le Guide mondial des «villesamies» des aînés à
l’occasion de la Journée Internationale
pour les personnes âgées le
1er octobre 2007.
Ce guide de l’OMS est le résultat de recherches menées auprès de personnes âgées dans trente-trois villes de vingt-deux pays dont Genève, qui a été une des premières villes avoir participé au projet.
Des personnes âgées ont été interviewées pour cerner les caractéristiques-clés d’une «ville-amie» des aînés. Même si de façon générale Genève est une ville où il fait bon vivre, et où tout est à portée de main – services, commerces, transports – de nombreuses améliorations sont nécessaires afin de mieux répondre aux besoins et attentes des aînés.
«La ville de Genève est en train d’utiliser les résultats
de ce projet pour en finir avec les inconvénients
que les aînés expérimentent dans
huit domaines de la vie urbaine» a dit Daisy Mafubelu,
Sous-directeur général de l’OMS, Santé
familiale et communautaire pendant son discours
lors de l’événement que la ville de Genève a organisé au Théâtre du Léman le 1er octobre.
Le projet a fait apparaître des points forts et
de points faibles dans les huit domaines de
la vie urbaine mentionnés ci-dessous:
- espaces extérieurs et bâtiments,
- transports,
- logement,
- participation sociale,
- respect et insertion sociale,
- participation citoyenne et emploi,
- communication et informations,
- soutien communautaire et de santé.
Genève s’apprête à confronter ses faiblesses afin d’améliorer la qualité de vie des ses seniors et de faciliter leur participation à la vie urbaine. Les résultats de ces recherches appellent à la mise en oeuvre de mesures concrètes rapidement réalisables, telles l’installation de bancs dans les grands magasins et les bureaux de poste ou encore l’amélioration de la lisibilité des horaires Transport Public Genevois (TPG). D’autre part, des initiatives qui apportent des solutions à des problèmes complexes comme la lutte contre l’isolement, ou l’adaptation des logements aux besoins des seniors ont été mis en evidence.
«Il s’agit maintenant non seulement de donner une suite concrète aux mesures et projets proposés mais également de créer les conditions permettant de dégager une vision commune et de favoriser les débats et les synergies indispensables afin de faire de Genève une ville encore ‹plus amie› des aînés» a dit Manuel Tornare, Conseiller administratif de la ville de Genève, en charge du Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports.
Voici une citation d’une dame âgée habitant
Genève où l’isolement des personnes agées
a été classé comme point faible:
«S’il m’arrivait quelque chose, je suis tout en
haut, on me retrouverait dans un mois... toute
seule, avec des problèmes de santé, je ne
saurais pas où aller.»

