VOYAGE EN INDE À VOCATION HUMANITAIRE
Visite des cliniques et des écoles de rues avec la
Fondation
Calcutta Espoir du 10 décembre 2006 au
12 janvier 2007
GENEVIÈVE MARTINOD, EX FONCTIONNAIRE, OMS
Sur tous les continents, le temps de Noël et des fêtes est un moment de partage. A ce moment là, j’ai pu suivre les volontaires, rencontrer les médecins de la mission humanitaire « Calcutta Espoir » dans les « écoles de rues » et les « hôpitaux de rues » créés à leur initiative dans cette mégalopole indienne... où la pauvreté et la richesse se côtoient sans vergogne dans une pollution sonore et atmosphérique extrême.
La Fondation Calcutta Rescue prend naissance grâce au Dr Preger qui, en 1979 « s’installe » sur les trottoirs de Calcutta pour soigner les sans-abris. Peu à peu son action s’organise et l’Association ainsi constituée est reconnue par les autorités indiennes : elle s’appelle Calcutta Rescue.
Calcutta Rescue regroupe quatre dispensaires de rue (Lépreux, Cancer, Sida, Tuberculose) et divers ateliers de tissage, de couture, d’artisanat. Deux écoles sont destinées aux enfants pauvres.
Lors de mon voyage, j’ai été reçue par le Dr Bobby qui s’occupe principalement de l’administration de la Fondation. J’ai pu faire avec lui, les visites des cliniques de rue, celle de Chiptur (clinique de lépreux) celle de Belgachia (clinique de la tuberculose) et celle de Tala Park.(soins de santé généraux).
Quelques mots concernant le fonctionnement
d’une clinique de rue : Les visites médicales
ont lieu tous les jeudis par une camionnette
« ambulance » qui stationne dans
une rue de Calcutta.
Les patients sont informés à l’avance, par les
volontaires qui parcourent Calcutta que l’«ambulance» sera prochainement dans leur
secteur. Lors du recensement, les familles
reçoivent une sorte de jeton qu’elles présentent
lors de la visite. cinquante à soixante
patients par jour viennent à l’ «ambulance» pour une consultation qui est donnée par le
Dr Mukherjee. Les maladies les plus fréquemment
rencontrées sont la tuberculose,
(en forte augmentation en Inde) la lèpre, le
sida, le cancer, ainsi que les intoxications
par l’arsenic.
La première clinique visitée est une clinique de rue pour les soins généraux et pour les enfants de 0 à 12 ans. Les mères sont renseignées sur l’état de santé de leurs enfants. Les vitamines sont souvent conseillées en tant que soins de base et les médecins font les vaccins.
La 2e clinique visitée est celle de Tala Park. A l’origine elle était réservée aux mères et aux enfants mais à l’heure actuelle, elle a vocation pour recevoir toutes les sortes de patients pour les soins de santé primaires, pré et post natals, les soins de malnutrition, les vaccins, les soins cardiaques, les analyses de sang.
Les patients qui viennent à Tala Park et dans
les autres cliniques ont toujours été vus en
premier lieu par un médecin d’une clinique
de rue – c’est à dire dans l’«Ambulance».
Ainsi le travail de la clinique de Tala Park (et
des autres cliniques consultées) est-il grandement
facilité car les diagnostics sont déjà
posés. Si les patients ont besoin de médicaments
que la clinique ne peut pas fournir,
c’est le gouvernement qui les fournit mais les
patients doivent les payer.
C’est la qu’intervient – lorsque c’est possible
l’aide pécuniaire de C.R. aux familles, pour
l’achat de leurs médicaments. La clinique de
Tala Park fait aussi de la formation : elle regroupe
un ensemble de cinq secteurs :
- l’éducation alimentaire
- l’éducation sanitaire
- soins sanitaires pour la mère et l’enfant
- la protection des gens battus
- les soins de physiothérapie. (les jeudis)
Dans l’aile ouest de la Clinique de Tala Park, se trouve l’école de Tala Park. Les enfants sont « recrutés » dans les environs et ils sont encadrés par les mères de famille appelées les « leaders ». Pour inciter les mères de famille à envoyer leurs enfants à l’école, les « leaders » sont habillés et nourris par l’organisation de Calcutta Espoir. Une cantine est gérée par les mères « leaders » qui préparent les repas de tout le monde, enfants et enseignants. Lorsque de bons éléments intellectuels sont repérés, ils sont envoyés dans les cours supérieurs, aux frais de Calcutta Rescue qui paie leurs études avec livres et uniformes.
Retour d’un voyage à vocation humanitaire en Inde – Visite des cliniques et des écoles de rues avec la Fondation Calcutta Espoir (in English Calcutta Rescue) à Calcutta – New name : Kolkata
Après des contacts pris à Aigle et à Calcutta,
une habitante de Versoix, Geneviève Martinod
(Grand Montfleury N° 12) s’est rendue
en Inde pour suivre certains projets humanitaires
notamment ceux de la Fondation
Calcutta Rescue. Cette Fondation, reconnue
par les Autorités indiennes a une antenne à
Aigle que vous pouvez consulter.
La Fondation a plusieurs dispensaires pour
regrouper les patients affectés par toutes
sortes de maladies. Trois principales cliniques
existent, à savoir : Tala Park Clinic, Sealdah
Clinic et Chiptur Clinic qui chacune ont des
consultations appropriées pour traiter les
soins de santé primaires, pré et post natals, le
diabète, la lèpre, la tuberculose, – en recrudescence
en Inde – le sida, les problèmes
neurologiques, la malnutrition etc.
Les équipes de volontaires et les médecins restent en liaison constante avec les hôpitaux pour les patients qui doivent être admis au sein de ces structures, tout particulièrement en ce qui concerne les opérations cardiaques et les dialyses.
En ce qui concerne la scolarité des enfants, et pour inciter les familles à leur faire fréquenter l’école, une clinique leur offre, dans une de sa section, les repas et les vêtements. Les élèves sont recrutés parmi les plus défavorisés et le fait de bénéficier de deux repas par jour les rend assidus. Les meilleurs éléments sont repérés dans ces écoles de quartier et ils ont peut-être un espoir de sortir de leur pauvreté par une formation professionnelle, qui, elle, sera financièrement assurée par la Fondation.
La Fondation a créée d’autres écoles aux structures classiques et les volontaires de Calcutta Rescue ont un rôle de surveillance sur le déroulement des études tout en laissant une parfaite autonomie aux enseignants recrutés localement.
Calcutta : une ville aux mille visages. Une
ville ou la richesse des « maharajahs » et la
misère des « coolies » – (les hommes à tout
faire) – se cotoient en s’ignorant.
Chaque projet du type Calcutta Rescue permet
un développement, un espoir qui rendra
l’émergence du pays plus réelle pour chaque
habitant.
L’Inde est globalement en train de sortir de la pauvreté, mais une majorité des ses habitants ne profite pas encore de cet essor. En allant à la rencontre de ces oubliés, la Fondation offre des miettes d’espoir à une population qui travaille durement, qui a des traditions de respect, de politesse, d’honnêteté, de fiabilité incroyables, jusque dans les bidonvilles qui encadrent la cité. Calcutta Espoir (Calcutta Rescue) mérite les aides financières qui lui sont attribuées.
Pour tous renseignements sur le vécu de l’expérience,
vous pouvez contacter: Mme Martinod –
12 Grand Montfleury – 1290 Versoix.
Tel. 022 755 3479.
Calcutta Rescue a un site Internet:
www.calcuttarescue.org
avec une antenne en Suisse sous:
www.calcutta-espoir.ch

