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LA SOURIS, LA MONTAGNE ET…LE VALIUM
UN Special vous avait prévenus mais pourtant, jamais nous n’aurions cru que la montagne accoucherait d’une souris aussi minuscule.
JEAN MICHEL JAKOBOWICZ
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: sur les
mille quatre cent trente-quatre G-7 et P-3
des Nations Unies de par le monde qui
étaient concernés par la mobilité, quarante
quatre ont été mis dans le compendium et
huit ( je dis bien deux fois quatre) ont bougé.
A Genève seul un P-3 a été transféré de la
CNUCED au département de l’administration
de l’ONUG. Pour les autres, la plupart
ont fait des rotations à 360o, ont changé leur bureau de place ou ont ajouté une virgule à
leur description de fonctions.
Ce qui est honteux dans cette histoire, c’est
le coût de cette mascarade. Les heures passées
dans les divers départements pour trouver
des solutions pour préserver leurs capacités
de production menacées par la mobilité.
Les heures passées par le Service du personnel
pour gérer cette opération nulle. Mais
enfin et surtout le coût humain de ce fiasco.
Combien de collègues ont passé des nuits
blanches à angoisser de devoir quitter leur
maison voire leur famille pour partir à l’autre
bout du monde? Combien de collègues en
sont venus à prendre des calmants pour surmonter
cette crise? Tout cela pour rien. Pour
un exercice qui dès l’origine n’avait ni rime
ni raison.
THE MOUSE, THE MOUNTAIN AND…VALIUM
UN Special did warn you; but we would never have thought that (as we say in French) that “The mountain would give birth to such a tiny little mouse”.
The figures speak for themselves: out of the
one thousand four hundred and thirty-four
G-7 and P-3 of the UN throughout the world
who were affected by the mobility exercise,
forty-four were put in the compendium and
eight (four plus four) have moved. In Geneva
only one single P-3 has moved from UNCTAD
to UNOG administration. For the others
most of them have done a rotation of 360°, have moved their desk or have added a
comma to their job description.
What is outrageous is that this whole masquerade
has had a cost. The hours spent in
each department to find appropriate solutions
to preserve their production capacities
threatened by mobility. The hours spent by
HR to manage this useless operation. And last
but not least, the human cost of this fiasco.
How many colleagues have spent sleepless
nights with the anxiety of having to leave
their homes and in some cases their families
to move to the other end of the world. How
many colleagues have even taken anti-depression
pills to survive? All this for nothing.
For a useless exercise which from the outset
was doomed to fail.

