UN Special
 
                    Spécial francophonie

LA REPRÉSENTATION PERMANENTE DE L’OIF AUPRÈS DES NATIONS UNIES À GENÈVE

Conformément à l’article 17 de la Charte de la
Francophonie, les représentations permanentes sont
le prolongement et les relais de l’action politique du
Secrétaire général de l’Organisation internationale
de la Francophonie et leur rôle couvre l’ensemble de
ses domaines de compétences qui sont le relais de
l’action politique et diplomatique de l’OIF. Elles
contribuent activement au resserrement des liens
entre les Secrétariats généraux.

C’est à Genève, le 18 septembre 1991, qu’a été inaugurée la première représentation permanente de la Francophonie auprès des organisations internationales et de l’ensemble des institutions spécialisées à Genève. Trois autres représentations se sont ensuite successivement ouvertes, en 1994, à Bruxelles auprès de l’Union européenne, en 1995, à New York auprès des Nations Unies, et en 1999, à Addis Abéba auprès de l’Organisation de l’Unité africaine et de la Commission économique de l’Afrique.

Depuis 2006, la représentation permanente de l’OIF à Genève est placée, sous l’autorité de l’Ambassadeur Libère Bararunyeretse de nationalité burundaise (photo). Avec l’appui du groupe des Ambassadeurs francophones à Genève, la représentation permanente à Genève oeuvre pour renforcer la place de la Francophonie au sein des instances internationales et veille au respect de l’usage de la langue française dans le cadre du plurilinguisme. Dans cette perspective, elle poursuit trois objectifs principaux :

  1. Renforcer la place de la Francophonie dans les Organisations internationales par la promotion de la langue française
  2. Faire entendre la voix de la Francophonie dans les négociations et conférences internationales à Genève
  3. Affirmer la présence de la Francophonie à Genève et dans l’ensemble de la Suisse
L’Organisation Internationale de la Francophonie et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme renforcent leur coopération pour promouvoir les droits de l’Homme.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme liés formellement depuis 1997 par un Accord établissant une Commission mixte, ont conclu, en septembre dernier, un important Programme de Coopération visant à renforcer leur collaboration dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’Homme.

Le Programme de Coopération s’étendra de la fin 2007 à 2009, et s’articulera autour de trois axes : la mise en oeuvre des principaux instruments internationaux, la prévention et le règlement des crises et des conflits, la lutte contre la discrimination et la promotion de la diversité.

La Francophonie et le Haut Commissariat se sont ainsi engagés à financer la mise en oeuvre des actions et activités prévues pour chacun de ces axes. Les deux institutions sont également convenues de mettre à disposition leurs expertises et infrastructures pour faciliter la mise en oeuvre de ce programme de coopération.

http://democratie.francophonie.org

FRANCOPHONIE ET MULTILINGUISME

Le Français, langue internationale
En 2006, la Conférence ministérielle de la Francophonie a adopté en amont des travaux du XIe Sommet Chefs d’Etat et de Gouvernements à Bucarest, un vade-mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales. Ce texte souligne l’attachement de la communauté francophone au plein respect du statut de langue de travail ou de langue officielle reconnu par les textes constitutionnels/ organiques des diverses organisations dont l’ONU. Il énumère une liste de mesures que les Délégations francophones sont invitées à prendre, afin de réagir à l’érosion manifeste du multilinguisme et contribuer au respect de l’usage du français dans les Organisations internationales et régionales : utilisation du français comme langue de conférence, service de traduction et interprétation approprié, accessibilité de la documentation...

Le Fonds d’appui à la traduction et à l’interprétation (FATI)
Le Fonds d’appui à la traduction et à l’interprétation (FATI) de l’OIF est destiné à promouvoir l’usage du français dans les grandes réunions internationales par la traduction des autres langues vers le français, ou réciproquement.

Il est prioritairement accessible aux organisations non gouvernementales (ONG) qui organisent ces réunions sur des thèmes intéressant la Francophonie. Le fonds est sollicité en priorité pour la rémunération des interprètes. Les inscriptions sont ouvertes aux manifestations organisées par des ONG, voire des associations ou des institutions internationales ou nationales agissant en partenariat avec l’OIF, ou avec une organisation internationale.

Ces demandes d’intervention du Fonds doivent être présentées par les porteurs de projets trois mois au moins avant la tenue de la manifestation et au plus tard à la date limite de chaque appel à propositions.

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