COMMÉMORATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES CASQUES BLEUS DES NATIONS UNIES
Sur initiative du Service de l'Information, une célébration se déroulait à l'occasion de la Journée internationale des casques bleus des Nations Unies.
CHRISTIAN DAVID, ONUG
La journée internationale des Casques bleus, a été promulguée en 2002 (résolution 57/129), pour rendre hommage à tous les personnels qui ont servi et servent encore dans des opérations de maintien de la paix, en raison de leur haut niveau de professionnalisme, de dévouement et de courage et pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie au service de la paix. Dès le matin, chacun pouvait croiser dans les couloirs du Palais des Nations, d'anciens militaires des Nations Unies bardés de décorations et portant fièrement leur béret de couleur azur.
Le Secrétaire général de la CNUCED prononçait quelques mots en invoquant notamment le courage et la mémoire de ceux qui perdirent la vie au service de la paix. Chacun s'inclinait devant le mémorial en présence des dignitaires. Toute l'assemblée assistait au lever du drapeau.
Une table ronde, intervenait ensuite, présidée par Marie Heuzé. La Directrice de l'Information lançait le débat sur le thème: «Les opérations de maintien de la paix: un moyen soutenu pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales» En présence des ambassadeurs de Suisse, du Ghana, des délégations du Kenya, de France, le président de l'Association Internationale des soldats de la Paix, (AISIP) M. Attar Bayrou évoquait le décès, sur le théâtre des opérations de la paix, de 2200 sentinelles de la paix et précisait que 71000 se trouvaient actuellement en mission. La question relative au retour de mission pour ces soldats était ensuite abordée pour préciser que la plus ardente préoccupation de tous actuellement, était de voir accomplir la mise en place d'une agence au sein de l'ONU en charge des vétérans. Cette agence insisterait sur les valeurs véhiculées par la Charte des Nations Unies et son préambule en guise de fondation pour bâtir des formations et statuts communs qui couvriraient les aspects juridiques et sociaux. M. Attar Bayrou recommandait par ailleurs la création d'un fonds pour la paix avec l'argent du prix Nobel décerné en 1988 et non encore utilisé.
Il insistait enfin pour que l'année 2008, qui marquera le 60e anniversaire des opérations de maintien de la paix voit la tenue d'une conférence internationale sur cette question. Le général Le Peillet évoquait ensuite la constatation en matière de sécurité observée notamment en Irak sur le rôle croissant des sociétés privées. Ces dernières risquent à terme de se substituer aux contingents de l'ONU si un encadrement et des moyens adaptés ne sont pas mis en place rapidement. Les forces de l'ONU disposent parfois d'une logistique importante mais ont besoin de renforcer leur efficacité opérationnelle. Le général insistait enfin sur le fait que l'intervention militaire qui vise à rétablir la paix doit être efficace, professionnelle, coordonnée et basée sur une éthique mais elle doit également être complétée par des soutiens politiques et économiques.

