TRANSHUMANCE
Courant novembre 2006, le Palais des Nations
eut le privilège
d’accueillir des hôtes très
particuliers : un superbe troupeau
de moutons !
Profitant de l’été indien, sous un magnifique soleil
et des couleurs d’automne resplendissantes, il
envahit la prairie
dans le secteur du chalet de
Montbovon, sous les fenêtres
du Secrétariat.
GEORGES THULLIEZ, ONUG
Ils étaient 400, de différentes couleurs : blancs, noirs, marron, beige, symbolisant une représentation de tous les continents. Vivant en parfaite harmonie, ils broutèrent durant plusieurs semaines cette herbe chargée d’histoire et de paix.
Vendredi dernier sonna l’heure de la transhumance, avec un spectacle parfaitement au point : un berger et deux chiens se présentèrent au troupeau. Le berger prit la direction des opérations, dirigeant de la voix ses assistants canins, qui, en quelques instants, rassemblèrent les 400 moutons en une masse compacte et disciplinée. Ils se dirigèrent vers le portail de l’Impératrice, à travers champs, avec le berger comme guide. Les deux chiens, entraînés et obéissants, veillaient sur les quelques brebis retardataires pour les ramener dans le droit chemin.
Cette transhumance, au sein du Palais des Nations, sous le regard de plusieurs fonctionnaires admiratifs, interpellait par son efficacité : 400 moutons, de caractère souvent difficile et imprévisible, encadrés par seulement deux chiens et un berger, avançaient tous ensemble, dans la même direction, et souvent pour un voyage de plusieurs kilomètres ! Cela s’appelle du « management », avec un grand sens de l’organisation. En raison de sa fiabilité qui n’est plus à démontrer, l’école du berger devrait devenir une science obligatoire au sein de notre système !

