Edito
J.M. Jakobowicz, redacteur en chef
 
 
J.M.Jakobowicz
Redacteur en chef

 

LES RECORDS DE FIN D’ANNÉE

En cette fin d’année, trois bonnes nouvelles: la pétition sur les pensions a recueilli le chiffre record de 21731 signatures. Du jamais vu! Comme prévu, elle a été remise aux présidents de l’Assemblée générale, de la Cinquième Commission, du CCQAB et aux Secrétaires généraux entrant et sortant. Deuxième record de la saison, le 1er novembre, le Fonds de pension a atteint la valeur la plus haute depuis sa création. 35144538000 dollars. Enfin, troisième source de satisfaction, la personne qui voulait se lancer dans une politique d’investissement hasardeuse vient de quitter l’ONU pour consacrer ses talents à une banque privée.
Toutes ces bonnes nouvelles ne doivent pas nous faire oublier que la partie est loin d’être gagnée. Ainsi, la Cinquième Commission continue à sombrer dans des discussions de détails, à savoir s’il faut indexer ou non le portefeuille américain alors que le problème n’est pas là.
Comme dans bien des cas, ces discussions pseudo-techniques évitent de poser les vraies questions qui sont des questions de gouvernance. Est-il souhaitable qu’une personne décide seule comment investir 35 milliards de dollars? Quel rôle le Comité des pensions doit-il avoir dans les choix de stratégies d’investissements? Est-il normal que l’Assemblée générale soit seule à prendre les décisions finales dans le domaine des pensions? Pourquoi les administrations ont-elles un droit de vote et pas les retraités? Ces questions sont certes épineuses mais il faut les poser et surtout les résoudre. Un fonds de plus de 35 milliards de dollars avec plus de 150000 participants ne se gère pas comme il y a 40 ans lorsqu’il ne comptait que 20000 participants et une cagnotte de quelques centaines de millions de dollars.
Il est une petite histoire qui circule dans la Genève genevoise. Si un Genevois a trois enfants, le plus intelligent deviendra professeur, le suivant deviendra avocat et le dernier banquier. Alors, Mesdames/ Messieurs les délégués, laissez aux banquiers leur rôle et élevez le débat pour transformer la boutique d’apothicaire qu’est notre caisse des pensions à ce jour en une entreprise moderne du XXIe siècle.
L’équipe de UNSpecial vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

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