17 août 2006: un jour avant l’anniversaire
funeste de l’attentat de Bagdad, l’initiative
du syndicat du BIT était belle. Les représentants
du personnel des agences de l’ONU à
Genève avaient organisé une marche pour la
paix sur la place des Nations: Liban, Darfour,
Palestine, Timor Leste, Haïti ou Iraq sans
compter les divers foyers de tension.
Pour la première fois depuis longtemps,
une action coordonnée se déroulait entre
toutes les associations du personnel, représentants
de quelques milliers de fonctionnaires
internationaux à Genève. Ces derniers
avaient été informés, prévenus par
tous les moyens disponibles.
Résultat de cet appel: 200 personnes, soit
environ la fréquentation journalière devant les
bornes bancaires de chaque organisation à
Genève aux alentours du 20 du mois.
Manque de mobilisation, désintérêt, vacances
ou simplement fonctionnaires? La question
est posée. Quelques membres des associations
du personnel s’interrogeaient à cette occasion
sur le manque de mobilisation et le défaut d’implication
qui n’empêchent ni les critiques ni les
jugements et sur la signification réelle de la
finalité et de la responsabilité qu’implique leur
travail.
Et si le manque d’efficacité, d’écoute au plus
haut niveau que dénoncent certains, résultait
également, de manière indirecte, d’un manque
structurel d’implication de chacun pour la
cause commune?
I seek ou I thick?
Rose
I seek est à Genève! Le portail d’accès à la
communication va permettre à toute la famille
des Nations Unies de rester en contact étroit.
L’intention est louable: un lien pour tous,
tous pour un lien. L’ambition est en effet de
ne disposer que d’un unique support électronique
pour développer la communication
interne, obtenir en direct les dernières
informations en provenance du Siège et de
tous les collègues qui officient sur le terrain.
Cactus
La réalité technique du projet vient
cependant tempérer ce bel enthousiasme.
Le système en place est compliqué à mettre
à jour. Il s’inscrit dans les programmes d’ancienne
génération qui sont lourds à gérer et
qui n’intègrent pas ou peu un potentiel de
nouvelles fonctionnalités.
Plusieurs solutions alternatives ont pourtant
été proposées, elles présentaient les dernières
technologies plus novatrices avec contrôles de
qualité. Ces nouveaux systèmes ont même été testés
sans que la réponse à ces suggestions ne soit
véritablement interactive...
Il faut reconnaître que le choix de la solution
technologique pose certes problème car il est
confronté à des choix complexes.
A l’heure actuelle le site est mis à jour et
dépanné par trois personnes au Siège et aucun
«focal point» sur place n’a été prévu pour réparer
en cas de problème qui interviendrait pendant
une période non couverte pour cause de
décalage horaire.
La vitrine électronique de notre Organisation seraitelle
obsolète avant d’avoir véritablement été utilisée?
Une phrase, extraite du projet de réforme du
Secrétaire général (A/60/692) chapitre III Investir
dans l’informatique et la télématique
est significative: «les dysfonctionnements…
Tiennent… À la persistance
de pratiques ancrées dans
les traditions… (et) ont empêché
l’ONU d’exploiter à fond les possibilités
de réforme de la gestion
offertes par la mise en oeuvre de
nouvelles solutions informatiques.»
Ces nouvelles solutions informatiques,
nous souhaitons tous qu’elles nous permettent
une communication accrue. Cette dernière
ne sera rendue possible que si cet outil est
abordable et interactif.
