UN Special N° 654 Septembre · September 2006 

17 août 2006: un jour avant l’anniversaire funeste de l’attentat de Bagdad, l’initiative du syndicat du BIT était belle. Les représentants du personnel des agences de l’ONU à Genève avaient organisé une marche pour la paix sur la place des Nations: Liban, Darfour, Palestine, Timor Leste, Haïti ou Iraq sans compter les divers foyers de tension.
Pour la première fois depuis longtemps, une action coordonnée se déroulait entre toutes les associations du personnel, représentants de quelques milliers de fonctionnaires internationaux à Genève. Ces derniers avaient été informés, prévenus par tous les moyens disponibles.
Résultat de cet appel: 200 personnes, soit environ la fréquentation journalière devant les bornes bancaires de chaque organisation à Genève aux alentours du 20 du mois.
Manque de mobilisation, désintérêt, vacances ou simplement fonctionnaires? La question est posée. Quelques membres des associations du personnel s’interrogeaient à cette occasion sur le manque de mobilisation et le défaut d’implication qui n’empêchent ni les critiques ni les jugements et sur la signification réelle de la finalité et de la responsabilité qu’implique leur travail.
Et si le manque d’efficacité, d’écoute au plus haut niveau que dénoncent certains, résultait également, de manière indirecte, d’un manque structurel d’implication de chacun pour la cause commune?

I seek ou I thick?

Rose
I seek est à Genève! Le portail d’accès à la communication va permettre à toute la famille des Nations Unies de rester en contact étroit.
L’intention est louable: un lien pour tous, tous pour un lien. L’ambition est en effet de ne disposer que d’un unique support électronique pour développer la communication interne, obtenir en direct les dernières informations en provenance du Siège et de tous les collègues qui officient sur le terrain.

Cactus
La réalité technique du projet vient cependant tempérer ce bel enthousiasme. Le système en place est compliqué à mettre à jour. Il s’inscrit dans les programmes d’ancienne génération qui sont lourds à gérer et qui n’intègrent pas ou peu un potentiel de nouvelles fonctionnalités.
Plusieurs solutions alternatives ont pourtant été proposées, elles présentaient les dernières technologies plus novatrices avec contrôles de qualité. Ces nouveaux systèmes ont même été testés sans que la réponse à ces suggestions ne soit véritablement interactive...
Il faut reconnaître que le choix de la solution technologique pose certes problème car il est confronté à des choix complexes.
A l’heure actuelle le site est mis à jour et dépanné par trois personnes au Siège et aucun «focal point» sur place n’a été prévu pour réparer en cas de problème qui interviendrait pendant une période non couverte pour cause de décalage horaire.
La vitrine électronique de notre Organisation seraitelle obsolète avant d’avoir véritablement été utilisée?
Une phrase, extraite du projet de réforme du Secrétaire général (A/60/692) chapitre III Investir dans l’informatique et la télématique est significative: «les dysfonctionnements…
Tiennent… À la persistance de pratiques ancrées dans les traditions… (et) ont empêché l’ONU d’exploiter à fond les possibilités de réforme de la gestion offertes par la mise en oeuvre de nouvelles solutions informatiques.»
Ces nouvelles solutions informatiques, nous souhaitons tous qu’elles nous permettent une communication accrue. Cette dernière ne sera rendue possible que si cet outil est abordable et interactif.

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