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Le vendredi 16 juin à 15 heures
dans les locaux du BIT, devant
une soixantaine de personnes
représentant les organisations
membres de la Caisse des pensions,
le chef de l’administration
des Nations Unies chargé des investissements du
fonds de pension déclarait:
«Votre fonds de pension a une très mauvaise
performance».
Les faits: Le fonds de pension des Nations Unies a
eu en 2005 la troisième meilleure performance
parmi les fonds de pension américains de sa catégorie.
Hors inflation et sur les 10 dernières années,
le taux de rendement annuel moyen de notre
fonds a été de 10%.
«Je vais dans un premier temps privatiser
45% de la gestion du fonds de pension».
Les faits: Trois semaines avant, le chef de l’administration
déclarait au Comité des investissements:
«Je vais privatiser la totalité du fonds de pension».
La veille de sa visite à Genève, il déclarait à Vienne «Je vais privatiser 70 % de cette gestion». Le lendemain à Rome, il déclare «Je vais privatiser 60 % de
cette gestion».
«Le secteur des investissements de la Caisse
manque de main d’oeuvre».
Les faits: Depuis un an, dans le secteur des investissements,
plusieurs postes sont demeurés vacants.
Aux dernières nouvelles, ils n’ont toujours pas été
remplis.
«J’ai le soutien total du Secrétaire général».
Les faits: Le lundi 19 juin, le Secrétaire général
devant plus de 1 000 membres du personnel des
Nations Unies à Genève déclare que ce projet
est loin d’être abouti, qu’il nous faudra de nombreuses études avant de prendre une décision,
que tant qu’il sera là, rien ne sera fait sans son
accord! Pour conclure que le voyage du chef de
l’administration était des plus prématurés.
«J’ai le soutien du comité des
investissements».
Les faits: Dans le rapport de sa réunion du mois
de mai 2006, le comité des investissements
déclare que de nombreuses études sont nécessaires
avant de pouvoir porter un jugement sur
le projet présenté par le chef de l’administration.
Les faits encore: Dans son rapport au comité
mixte des pensions, le chef de l’administration
demande une rallonge budgétaire de 127 millions
de dollars par an pour faire gérer les
investissements à l’extérieur, soit une augmentation
d’environ 500 %. Le justificatif pour cette
rallonge tient en deux lignes. De plus, le chef de
l’administration demande la possibilité de pouvoir
utiliser ces fonds comme il lui plaira.
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