Le Palais des Nations, siège des poètes, musiciens et artistes
Alex Ezana, Christian David ONUG.
La salle XIV du Palais des Nations
serait-elle, l’espace d’un jeudi à
la mi journée, devenue un lieu de
culture, de musique et de poésie?
Le jeudi 18 mai, la Société des écrivains et
le Club de musique des Nations Unies
avaient invité dans cette salle de cinéma,
méconnue de la plupart, leurs collègues
fonctionnaires à une manifestation inaugurale
et expérimentale consacrée à la musique
et à la poésie, qui annonçait de nouvelles
agapes. Pendant la demie-heure
autorisée, les invités ont pu goûter à une
nourriture moins gustative mais tout aussi
savoureuse que leur menu habituel.
Karin Kaminker et Alex Ezana, repectivement
Présidente de la Société des écrivains
et Président du Club de musique des
Nations Unies et Coordonnateur du programme,
présentaient la manifestation organisée
conjointement par leurs deux associations.
Ils soulignaient ainsi l’inauguration un
programme d’action culturelle et artistique
de longue durée organisé par les associations
du personnel à l’intention de leurs
collègues, sous l’égide du Conseil de coordination.
Cette action s’inscrit dans le projet
SCAT Events (Staff Cultural and Artistic
Thursday Events) (voir article ci-contre), qui
a pour but de proposer régulièrement (le
jeudi) au personnel des manifestations artistiques
et culturelles.
Le Coordonnateur du programme SCAT
Events, a exprimé l’espoir de voir ainsi s’installer
dans notre organisation l’habitude de participer à des moments de rencontre, d’échange échappant à la routine quotidienne des
réunions et dossiers. Il a remercié à la fois le
Directeur général d’avoir autorisé, à titre d’essai,
l’organisation d’un premier cycle de quatre
spectacles et le Conseil de coordination représenté
notamment par son secrétaire exécutif.
Quoi de plus naturel, soulignait-il que de
commencer le programme par une rencontre
de la poésie et de la musique si l’on considère
que selon la légende, au commencement il
y eut la parole, qui devint bientôt musique? Et
n’est-on pas passé rapidement de la parole
pour dire l’utile à la parole pour dire le beau
ou l’agréable, notamment par le chant et la
poésie, cette chose indéfinissable dont Saint
Evremont a pu dire qu’elle était «…tantôt le
langage des dieux; tantôt celui des fous», ou
Nathalie Sarraute qu’elle était «…ce qui fait
apparaître l’invisible». Raisons de plus pour
que cette démarche parfaitement inutile
mais absolument indispensable, se crée une
place dans notre organisation.
Les nombreux talents présents ne se sont
pas fait [priés] prier pour prendre possession
de l’espace, accompagnés par un remarquable
trio de musiciens du Club de musique,
composé de Chandra Darusman (piano),
Patrice Piguet (flûtes, saxophone et clarinette,
direction d’orchestre) et Nicolas Stauble
(contrebasse) .
Une démarche qui, somme toute, favorise
l’esprit d’ouverture intellectuelle et la
perception d’autres couleurs de la diversité
culturelle.
