«Histoires d’eau au Palais des Nations»
Emmanuelle GANTET, ONUG
Le métier de plombier est connu de tous. Qui n’a pas déjà eu chez soi un problème de tuyauterie, de fuite d’eau, de sanitaires bouchés? Au Palais des Nations, les histoires d’eau sont traitées par Jean-François Mermoud, Jacques Fontbonne et Thierry Laville. Peu d’entre nous les connaissent. Mais ces hommes de l’ombre, travaillant dans les soussols et les galeries techniques du Palais des Nations, sont indispensables. Au-delà de leurs fonctions de plombiers, ils assurent, tout comme leurs collègues du Sous-groupe des mécaniciens, des permanences – service de piquet – les week-ends et jours fériés, pendant lesquelles ils effectuent des tournées dans tous les bâtiments pour détecter les anomalies et relever les installations défectueuses. Cette approche préventive s’inscrit dans la logique de fonctionnement de la Section des bâtiments et des services techniques.
Une meilleure qualité de l’eau
et des équipements sanitaires
Jacques Fontbonne et Thierry Laville,
responsables de la maintenance du réseau
d’eau du Palais des Nations, supervisent
ainsi principalement le bon fonctionnement
des trois entrées d’eau en provenance
des portails de Pregny, Chemin de
fer et Nations, la totalité des réseaux sanitaires,
les kilomètres de colonnes montantes,
de tuyaux horizontaux appelés trénasses,
ainsi que les arrosages extérieurs
alimentés par quelque 250 points d’eau et
plus de 500 robinets.
Pour une meilleure qualité
de l’eau, les départs des alimentations
d’eau sanitaire,
appelées nourrices, du bâtiment
E et les 12 distributions
des colonnes auxquelles elles
sont raccordées ont été entièrement
changées en 2004 et un équipement
pour le traitement des eaux de ce
même bâtiment a également été installé.
Le plan de rénovation des colonnes et
groupes sanitaires depuis le bâtiment K (Safi)
jusqu’au bâtiment E a démarré en 2005. Il
comprend le changement des tuyauteries
d’origine en galvanisé, matière qui rouille, par
des tuyauteries en inox, ainsi que le remplacement
des appareillages. Outre les avantages
techniques d’une installation sanitaire neuve,
les utilisateurs bénéficieront d’équipements
moins bruyants, plus modernes et d’une meilleure hygiène avec des WC suspendus et des urinoirs équipés de cellule
de détection de présence. En 2006, ce seront les 4 colonnes du
bâtiment S, soit 11 groupes sanitaires, qui seront changés. Ce projet,
planifié sur quatre mois, réalisé avec l’appui d’entreprises extérieures,
représentera un budget de $750 000, dont $478 000 seulement pour la
plomberie. Ce programme de rénovation des colonnes et des groupes
sanitaires couvre environ 50 colonnes dans le nouveau bâtiment (E) et
57 dans l’ancien bâtiment.
Un travail dans l’urgence
Les 450 lavabos et le nombre encore plus important de toilettes que
compte le Palais des Nations sont autant de fuites potentielles. Le centre
de contrôle des Services techniques du Palais des Nations, qui centralise
les appels pour les interventions techniques urgentes, contacte
Jean-François Mermoud dès qu’un problème de plomberie lui est
signalé, qui agit alors toujours dans les meilleurs délais.
Son bureau, accessible par le sous-sol du bâtiment A à travers un
dédale – pour la néophyte que je suis – d’installations techniques,
ouvre sur le magasin du Sous-groupe des mécaniciens. Avec l’appui
depuis 2003 d’un logiciel de base de données, Jean-François Mermoud
gère également le stock des fournitures courantes pour les travaux
mécaniques, pour lequel les commandes annuelles représentent une
valeur de l’ordre de 100 000 francs suisses, dont 20% pour les seuls
sanitaires et robinets.
Une baisse de la consommation d’eau de 40% en cinq ans
Les programmes de maintenance des installations sanitaires s’établissent
en coopération avec le chef du Sous-groupe des mécaniciens
Claude Vinat. Ils ont pour objectif de réduire les consommations d’eau
au Palais des Nations. Saviez-vous qu’un robinet qui fuit peut consommer
jusqu’à 80 litres d’eau par jour? Ainsi, un programme de vérification
de toutes les têtes de robinets et des joints de réservoir de WC a été mené dans l’ensemble des bâtiments de 2000 à 2005. La surveillance
et l’amélioration des installations techniques, telle la réfection des
conduites principales enterrées dans le parc, ou le changement des
groupes froids depuis 2002, gros consommateurs d’eau et d’électricité,
ou encore la modification en 2004-2005 de la totalité des urinoirs du
Palais des Nations avec un système de boutons poussoirs, versus un
débit constant d’eau, ont permis une baisse de la consommation d’eau
de 306000 m3 en 2000 à 175000 m3 en 2005, soit de l’ordre de 40%.
Cependant, les actions au quotidien sont tout aussi importantes. Une
fuite vite réparée c’est autant d’eau économisée. La rapidité des interventions
de la Section des bâtiments et des services techniques
dépend aussi de l’information que reçoit le Groupe des services techniques.
Pour toute anomalie des sanitaires ou de plomberie, n’hésitez
pas à composer le numéro interne centralisé 725’48.
