Cette offre vous semble trop alléchante pour être vraie? Pourtant, elle vous permettra de découvrir l’Amérique latine en trois semaines, sans doute mieux que si vous y alliez! … Grâce au Festival «Filmar en América latina».
Un peu d’histoire
C’est en 1985, qu’un groupe d’étudiants de l’Institut universitaire d’études du développement* (IUED), crée un petit ciné-club qu’ils décident d’appeler «Association Cinéma des trois Mondes». Vingt ans plus tard, petit cinéclub devient grand et se distingue notamment par la 7ème édition du Festival: «Filmar en América latina». Espérons que les deux autres mondes de la mission initiale de l’Association (l’Afrique et l’Asie) ne tarderont pas à nous être dévoilés...
Le Festival et sa 7ème édition
Loin des productions hollywoodiennes, la programmation
du festival propose plusieurs films
et documentaires qui ouvrent la réflexion sur
les réalités politiques, économiques, sociales et
culturelles des pays latino-américains. Il nous
permet d’avoir accès à des films ou des documentaires
qui, pour diverses raisons, ne sont
peu ou pas distribués dans nos régions. Le pari
est de démontrer aux distributeurs, qu’il y a un
intérêt, voire un engouement public, pour cet
univers filmographique et d’encourager ainsi
une plus grande diffusion de ce cinéma d’auteurs.
Mais ne vous y trompez pas, la qualité reste
la botte secrète de «Filmar en America latina»,
qui nous donne à voir le travail de jeunes réalisateurs
argentins dont le talent est plus
reconnu et nous fait découvrir par la même
occasion d’autres visions des enjeux du continent,
qui se distinguent des analyses que nous
avons l’habitude de voir ou d’entendre.
Pour cette 7ème édition, le comité de programmation
nous a concocté un cocktail de 90
films et documentaires, organisé en deux sections,
la spéciale et la classique dans lesquelles
au détour des séances vous poserez votre
regard sur les mouvements sociaux; la dépendance
(alcool, drogue); l’année du Brésil; les
migrations…. Vous y découvrirez aussi le
cinéma suisse en Amérique latine ou la musique
latine. Mais pour vous mettre en bouche, je
peux d’ores-et-déjà, vous dévoiler que le soir de
l’inauguration, qui se tiendra sous l’égide de
notre chère école internationale, nous verrons «Les trois enterrements de Melquiades
Estrada» de et avec Tommy Lee Jones – scénarisé
par un mexicain, ce long-métage a obtenu
le prix de meilleur acteur, ainsi que celui du
meilleur scénario au Festival de Cannes 2005.
La clôture, elle, se déroulera sous le soleil de
Cuba avec «Habana blues» du Cubain Benito
Zambrano. Les autres titres et les détails de la
programmation sont affichés sur le site du Festival:
www.filmaramlat.ch. Et comme annoncé,
pour 100.– CHF, vous pourrez vous embarquer
pour trois semaines d’aventures et de découvertes…
* l’Institut universitaire d’études du développement
(IUED) est une Institution universitaire
interdisciplinaire, qui a pour champ
d’études le changement économique, écologique,
social, politique et culturel affectant
les sociétés humaines dans un contexte de
mondialisation. Il se concentre sur l’analyse
des phénomènes de développement dans
leur globalité, en accordant une attention
particulière aux transformations des pays du
Sud et aux relations Nord-Sud. Son approche
critique des réalités s’appuie sur la connaissance
théorique et sur son expérience des
problèmes de développement. Sa vision est
de promouvoir un développement humain
durable, équitable et respectueux de la diversité
culturelle. Sa mission est d’organiser un
enseignement post-grade et une formation
continue de qualité, mener à bien des recherches
conceptuelles et appliquées, fournir une
expertise et mettre en oeuvre des programmes
d’action, informer et sensibiliser
les divers publics. (tiré du site de IUED).