Une de mes tantes qui se
plaignait sans cesse
d’avoir mal aux jambes, au
dos ou à l’estomac, m’a dit un
jour: «Si à partir de 60 ans tu
as mal nulle part, c’est que tu
es mort!» Eh bien, chers collègues, réjouissons-nous, notre Organisation est bien
vivante. Et si elle a mal à sa réforme, à son
administration et ailleurs, c’est le signe de sa
vitalité.
Certes, son 60e anniversaire est passé
presque inaperçu, surtout comparé aux fastes
du 50e. Mais malgré tout, plus d’une centaine
de chefs d’État sont venus des quatre coins
du monde pour souffler les bougies. Et même
s’ils n’ont pas décidé grand-chose, ils étaient
là, et c’est ce qui compte!
La crise ou plutôt les crises que nous traversons
en ce moment ressemblent beaucoup
plus à des crises de croissance qu’à une lente
agonie. Dans quelques semaines ou tout au
plus dans quelques mois, l’ONU sortira grandie
de ces épreuves, même si à l’heure
actuelle cela ne paraît pas évident.
Une chose est certaine, la violence et la
stupidité obsessionnelle des attaques que
subit l’Organisation sont proportionnelles au
nationalisme étroit de ses ennemis. Quant à
ces derniers, un simple vote devrait dans les
mois à venir les balayer et reléguer toutes
leurs critiques là où elles ont leur place: dans
les poubelles de l’histoire.